mercredi 8 octobre 2008
La sens-tu?
L'hésitation, la toute petite, lorsque mon corps vient se loger contre le tien.
L'entends-tu?
Cette musique qui accompagne mes pas et qui n'est pas la tienne? Je ne sais pas, parfois tes yeux et tes oreilles me semblent absents quand je te hurle qu'il faudrait que tu me tendes la main, maintenant.
Impérativement.
L'hésitation, la toute petite, lorsque mon corps vient se loger contre le tien.
L'entends-tu?
Cette musique qui accompagne mes pas et qui n'est pas la tienne? Je ne sais pas, parfois tes yeux et tes oreilles me semblent absents quand je te hurle qu'il faudrait que tu me tendes la main, maintenant.
Impérativement.
lundi 6 octobre 2008
dimanche 5 octobre 2008
-Et les bulles, c'est pourquoi?
Les bulles? quelles bulles?
-Celles derrière l'oreille...
Celles que je ne vois jamais, mais qui s'y sont posées un matin de février, un matin froid je me rappelle. Je n'ai presque rien senti. Juste de l'encre ancrée sous la peau.
- C'est le champagne dans ma tête
Et tellement plein d'autres choses que je ne saurais dire...
Les bulles? quelles bulles?
-Celles derrière l'oreille...
Celles que je ne vois jamais, mais qui s'y sont posées un matin de février, un matin froid je me rappelle. Je n'ai presque rien senti. Juste de l'encre ancrée sous la peau.
- C'est le champagne dans ma tête
Et tellement plein d'autres choses que je ne saurais dire...
samedi 4 octobre 2008
lundi 29 septembre 2008
dimanche 28 septembre 2008
Elle est au centre de la table. De part et d'autre, des gens qu'elle aime et qui l'aiment, qu'elle a fait sortir de leur paresse en ce dimanche très gris.
Elle rayonne, parle de torrero et de flamenco entendu dans des caves sinistres avec des inconnus rencontrés au hasard.
Entre les bouchées, des effluves de tapas, des souvenirs échappés puis repris dans nos oreilles. Et un dimanche qui coule et oublie que demain, demain, c'est lundi.
Lundi à Montréal, loin, si loin de Barcelone et en même temps si près...
Elle rayonne, parle de torrero et de flamenco entendu dans des caves sinistres avec des inconnus rencontrés au hasard.
Entre les bouchées, des effluves de tapas, des souvenirs échappés puis repris dans nos oreilles. Et un dimanche qui coule et oublie que demain, demain, c'est lundi.
Lundi à Montréal, loin, si loin de Barcelone et en même temps si près...
samedi 27 septembre 2008
J'ai retrouvé ton odeur au détour d'un magasin. Je l'ai imprimée sur un bout de papier que j'ai glissé dans ma poche et tu as passé le reste de la journée avec moi.
Ton odeur...
Ce qu'il me reste de toi avec les quelques souvenirs empilés de ton lit à la couette si douillette, de tes chemises oranges, des fausses portes sur les murs de ton corridor, du jazz que tu me faisais écouter pour me faire rire ou pleurer, selon tes humeurs.
De notre dernière balade en voiture, celle pendant laquelle on s'est lancé plusieurs méchancetés, où tu m'as dit aurevoir sans que j'aie la force de retenir la porte ou encore de te dire adieu.
Et ton odeur...
Qu'il m'est déjà arrivé de suivre dans une foule, de chercher dans des rayons et des rayons de parfum. Mais tu ne te cachais pas là.
Je voulais te le dire parce que ton odeur, après l'avoir gardée près de moi quelques jours, je l'ai offerte à quelqu'un d'autre. Peut-être pour ne plus avoir ce creux au fond du ventre, peut-être parce qu'en soi elle est merveilleuse.
Ton odeur ne t'appartient plus. Ou presque...
Ton odeur...
Ce qu'il me reste de toi avec les quelques souvenirs empilés de ton lit à la couette si douillette, de tes chemises oranges, des fausses portes sur les murs de ton corridor, du jazz que tu me faisais écouter pour me faire rire ou pleurer, selon tes humeurs.
De notre dernière balade en voiture, celle pendant laquelle on s'est lancé plusieurs méchancetés, où tu m'as dit aurevoir sans que j'aie la force de retenir la porte ou encore de te dire adieu.
Et ton odeur...
Qu'il m'est déjà arrivé de suivre dans une foule, de chercher dans des rayons et des rayons de parfum. Mais tu ne te cachais pas là.
Je voulais te le dire parce que ton odeur, après l'avoir gardée près de moi quelques jours, je l'ai offerte à quelqu'un d'autre. Peut-être pour ne plus avoir ce creux au fond du ventre, peut-être parce qu'en soi elle est merveilleuse.
Ton odeur ne t'appartient plus. Ou presque...
jeudi 11 septembre 2008
Le cadran a sonné et j'ai tendu la main machinalement pour le fermer. Trop tôt.
Presque un geste machinal, sauf que dans ma brume du matin je n'ai pas seulement appuyé sur le petit bouton magique du délai, j'ai éteint la machine.
Il faut remercier la vessie de l'homme qui l'a empêché de se rendormir.
Il a collé son corps contre le mien et, même si j'ai inconsciemment tout fait pour ne pas l'entendre, il a dit:
- Dis donc, tes élèves, ils t'attendent pour quelle heure?
Merde.
Presque un geste machinal, sauf que dans ma brume du matin je n'ai pas seulement appuyé sur le petit bouton magique du délai, j'ai éteint la machine.
Il faut remercier la vessie de l'homme qui l'a empêché de se rendormir.
Il a collé son corps contre le mien et, même si j'ai inconsciemment tout fait pour ne pas l'entendre, il a dit:
- Dis donc, tes élèves, ils t'attendent pour quelle heure?
Merde.
lundi 8 septembre 2008
Texto, il a écrit:
17h, Mont-Royal, tu me sautes au cou, je t'offre une fleur, nous nous assoyons en indiens et faisons des ahuuuum pendant 45 minutes?
C'était 4-2 Federer.
J'ai répondu:
Fais gaffe, je suis lourde.
5-2 Federer.
Il a ajouté:
Tu as atteint le cent livres?
Deux balles de manche.
J'ai rigolé devant mon écran. Les hommes ne connaissent décidément rien aux filles.
Un set à zéro.
17h, Mont-Royal, tu me sautes au cou, je t'offre une fleur, nous nous assoyons en indiens et faisons des ahuuuum pendant 45 minutes?
C'était 4-2 Federer.
J'ai répondu:
Fais gaffe, je suis lourde.
5-2 Federer.
Il a ajouté:
Tu as atteint le cent livres?
Deux balles de manche.
J'ai rigolé devant mon écran. Les hommes ne connaissent décidément rien aux filles.
Un set à zéro.
mercredi 20 août 2008
lundi 14 juillet 2008
mercredi 18 juin 2008
Lorsqu'arrive mon anniversaire, j'ai toujours cette petite déception un peu enfantine au coeur. Même si je le sais, je m'attends toujours à une journée extraordinaire. Que le ciel s'ouvre au-dessus de ma tête et que les étoiles me balancent des confettis, que mes amis débarquent à mon travail et me kidnappent pour un après-midi en campagne, que les chats se mettent à parler...
Mais non.
Il faut que je m'y fasse, mon anniversaire est une journée comme les autres. Et il y a cette petite déception qui éclate...
Mais non.
Il faut que je m'y fasse, mon anniversaire est une journée comme les autres. Et il y a cette petite déception qui éclate...
samedi 31 mai 2008
mercredi 21 mai 2008
Il a dit:
On organise une course entre les chats. Si l'agent orange gagne, je ferai la vaisselle. Si c'est mini-chose, ce sera toi.
J'ai accepté et nous avons passé les dossards aux chats avant de les installer à la ligne de départ.
Au coup de sifflet, l'agent orange était trop occupé à se faire beau pour songer à partir et mini-chose a eu tellement peur qu'elle a dédaigné le parcours proposé pour filer sous le lit.
Résultat: La vaisselle traine toujours...
On organise une course entre les chats. Si l'agent orange gagne, je ferai la vaisselle. Si c'est mini-chose, ce sera toi.
J'ai accepté et nous avons passé les dossards aux chats avant de les installer à la ligne de départ.
Au coup de sifflet, l'agent orange était trop occupé à se faire beau pour songer à partir et mini-chose a eu tellement peur qu'elle a dédaigné le parcours proposé pour filer sous le lit.
Résultat: La vaisselle traine toujours...
lundi 19 mai 2008
A n'a pas pu venir pour raisons familiales.
Il faisait plus froid que prévu, nous grelottions presque à l'ombre.
Nous n'avons trouvé qu'un frisbee rouge marqué de la feuille d'érable pour accompagner une réplique de ballon de football un peu trop mou pour être pris au sérieux.
Et il y avait ces cousines sorties de nulle part, un peu trop Françaises et un peu trop chiantes.
Mais...
C'était le premier pique-nique officiel de l'année. Et pour les fous rire, pour D qui jonglait avec les baguettes, pour le chocolat mangé en entrée, pour les quelques rayons de soleil qui ont osé nous effleurer et pour Il qui a promis a nos voisins du champagne si le minuscule ballon de football qu'Il lançait dans tous les sens atteignait leur nappe.
Pour tout ça, c'était terriblement réussi.
Il faisait plus froid que prévu, nous grelottions presque à l'ombre.
Nous n'avons trouvé qu'un frisbee rouge marqué de la feuille d'érable pour accompagner une réplique de ballon de football un peu trop mou pour être pris au sérieux.
Et il y avait ces cousines sorties de nulle part, un peu trop Françaises et un peu trop chiantes.
Mais...
C'était le premier pique-nique officiel de l'année. Et pour les fous rire, pour D qui jonglait avec les baguettes, pour le chocolat mangé en entrée, pour les quelques rayons de soleil qui ont osé nous effleurer et pour Il qui a promis a nos voisins du champagne si le minuscule ballon de football qu'Il lançait dans tous les sens atteignait leur nappe.
Pour tout ça, c'était terriblement réussi.
samedi 17 mai 2008
mardi 13 mai 2008
- Veux-tu encore des framboises?
Quelle question !
- Oui, je veux !!!
Il m'a regardé et m'a dit le plus sérieusement du monde qu'il était plus poli de dire "Oui, j'aimerais ça."
J'ai répliqué:
- Oui, bien sûr, et quand le prêtre va dire Mademoiselle voulez-vous prendre Il pour époux, je devrai aussi lui dire Oui, j'aimerais ça?
Quelle question !
- Oui, je veux !!!
Il m'a regardé et m'a dit le plus sérieusement du monde qu'il était plus poli de dire "Oui, j'aimerais ça."
J'ai répliqué:
- Oui, bien sûr, et quand le prêtre va dire Mademoiselle voulez-vous prendre Il pour époux, je devrai aussi lui dire Oui, j'aimerais ça?
lundi 12 mai 2008
Des choses qui n'arrivent qu'à moi...
J'ai dit au revoir à ma collègue, lui demandant de refermer la porte du bureau derrière elle pour me défiler des suppléances. J'avais quinze minutes avant de quitter pour mon rendez-vous avec N. J'ai ramassé les travaux, rempli quelques rapports et puis j'ai ramassé les choses et tourné la poignée... Dans le vide.
Ma collègue avait eu l'idée ingénieuse de fermer le loquet. Celui qui ne s'ouvre pas de l'intérieur.
Avant de paniquer et de courir pleurer sous mon bureau, j'ai appelé celle qui j'appelle à chaque fois que je m'engueule avec le photocopieur.
- Je suis embarrée dans mon bureau.
- Ah oui? Tu veux que je t'apporte un petit déjeuner demain?
Finalement, c'est la directrice qui est venue m'ouvrir la porte avec son double. Un grand moment de solitude...
J'ai dit au revoir à ma collègue, lui demandant de refermer la porte du bureau derrière elle pour me défiler des suppléances. J'avais quinze minutes avant de quitter pour mon rendez-vous avec N. J'ai ramassé les travaux, rempli quelques rapports et puis j'ai ramassé les choses et tourné la poignée... Dans le vide.
Ma collègue avait eu l'idée ingénieuse de fermer le loquet. Celui qui ne s'ouvre pas de l'intérieur.
Avant de paniquer et de courir pleurer sous mon bureau, j'ai appelé celle qui j'appelle à chaque fois que je m'engueule avec le photocopieur.
- Je suis embarrée dans mon bureau.
- Ah oui? Tu veux que je t'apporte un petit déjeuner demain?
Finalement, c'est la directrice qui est venue m'ouvrir la porte avec son double. Un grand moment de solitude...
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