Vers une heure en plein centre-ville, un orage. Des éclairs pleins le ciel, des gens qui se cachent sous les porches, des rafales de pluie. Et un homme à côté de moi qui me dit:
Ce serait si beau si c'était de la neige...
Et pouf. J'étais amoureuse. Au même moment, la même pensée. Oui, tout aurait été congestionné, on aurait pesté contre la tempête, les automobilistes auraient pleuré de rage, mais ça aurait été si beau, un 15 décembre, une tempête de neige sur Montréal...
samedi 16 décembre 2006
mercredi 13 décembre 2006
Sur la rue, de plus en plus de lumières qui scintillent. De ma poche, je sors tous les sous noirs que j'y amasse au fil des crayons achetés et je les laisse s'échapper l'un après l'autre de mes doigts transis. Un voeu ici, un autre là.
Ce n'est pas un chemin pour le retour, c'est de l'espoir pour demain...
Ce n'est pas un chemin pour le retour, c'est de l'espoir pour demain...
dimanche 10 décembre 2006
Ma mère et moi avons deux façons très différentes d'écouter les histoires. Ma mère pose des questions, sans cesse. Elle craint toujours de ne pas avoir tout saisi, demande de répéter. Moi, je me perds dans les mots, certains me manquent et je m'en fous. J'écoute et parfois il manque des bouts à l'histoire qu'on me raconte, mais je trouve que ça donne du charme.
Aujourd'hui, ma soeur à l'aéroport. Qui nous raconte, qui nous raconte... Et ma mère qui pose des questions et moi qui hoche de la tête. Ah oui? Intéressant...
Aujourd'hui, ma soeur à l'aéroport. Qui nous raconte, qui nous raconte... Et ma mère qui pose des questions et moi qui hoche de la tête. Ah oui? Intéressant...
dimanche 3 décembre 2006
" ... trajectoires divergentes... le doute, la tristesse et la vie et nous deux perdus dans le cosmos..."
Hochelaga par un dimanche matin. Des rues déjà visitées par d'autres saisons, dans d'autres bras. Comme si le présent ne pouvait faire autrement que de se tisser avec le passé. Ne reste-t-il pas de coin de ville qui n'est pas empli de bouts de relation?
"... je dors sur les ruines du futur..."
Chut, la neige...
Hochelaga par un dimanche matin. Des rues déjà visitées par d'autres saisons, dans d'autres bras. Comme si le présent ne pouvait faire autrement que de se tisser avec le passé. Ne reste-t-il pas de coin de ville qui n'est pas empli de bouts de relation?
"... je dors sur les ruines du futur..."
Chut, la neige...
jeudi 30 novembre 2006
Il m'a fallu quarante minutes pour partir de chez moi et atterir en plein Dublin, mardi soir. Il a suffit de descendre quelques marches et de pousser une porte pour gober les six milles et quelques kilomètres qui me sépare de cette ville presque mythique dans mon imaginaire. De la Guiness, des trèfles à quatre feuilles, des voix anglaises, un chanteur en Kilt. Si ce n'avait été du téléviseur en coin qui montrait la partie de hockey, je me serais crue ailleurs...
dimanche 26 novembre 2006
Un blocage. Des mots plein la tête et pourtant rien qui ne sort. Des gens dans mon salon, des voix dans ma tête. Des pinceaux qui font des bavures alors que mes mains tremblent. Craqueter. Faire des craquements répétitifs.
Je craquetais dans ma tête avec l'intime conviction que je devais faire quelque chose. Après tout c'est dimanche. Je ne peux pas trainer mes fissures jusqu'au lundi.
J'ai mis une casquette sur ma tête et des gants dans mes mains. Je suis sortie courir.
Sur la rue Berri, il y a des gens qui ont installé leurs lumières de Noël.
C'est joli.
Je craquetais dans ma tête avec l'intime conviction que je devais faire quelque chose. Après tout c'est dimanche. Je ne peux pas trainer mes fissures jusqu'au lundi.
J'ai mis une casquette sur ma tête et des gants dans mes mains. Je suis sortie courir.
Sur la rue Berri, il y a des gens qui ont installé leurs lumières de Noël.
C'est joli.
mercredi 22 novembre 2006
Quelques fois par semaine, quand l'envie m'en prend ou quand le vent le désire, je décroche le combiné, compose un numéro, attend un message de répondeur. Quand à la fin du message bizarre le petit son strident se fait entendre, je prends une grande respiration et je lis. Cette semaine, je lui ai lu du Jonathan Harnois, ce type que je ne connaissais même pas il y a une semaine et qui me chavire de ses mots qui glissent, qui bercent, qui claquent.
"Ce qu'Andelle est, c'est impossible à rejoindre. Les mots se suicident: ils ne se sentent pas dignes de l'évoquer. Ce qu'Andelle est, c'est impossible à rejoindre. Il faut la vivre quand elle ouvre les yeux le matin, déjà toute disposée à aimer, à aimer comme une femme, à aimer comme l'urgence, ou comme l'aveu, ou aimer comme un fantasme. Aimer sans arme, avec des mots et des chaleurs, avec des yeux sans âge."
"Ce qu'Andelle est, c'est impossible à rejoindre. Les mots se suicident: ils ne se sentent pas dignes de l'évoquer. Ce qu'Andelle est, c'est impossible à rejoindre. Il faut la vivre quand elle ouvre les yeux le matin, déjà toute disposée à aimer, à aimer comme une femme, à aimer comme l'urgence, ou comme l'aveu, ou aimer comme un fantasme. Aimer sans arme, avec des mots et des chaleurs, avec des yeux sans âge."
mardi 21 novembre 2006
Ce soir, on m'invite au théâtre.
Le On qui m'invite a acheté les billets sans me prévenir, simplement parce que je lui ai déjà parlé, lors de notre première rencontre qui est tout de même récente, de mon amour de la République Tchèque et que, justement, une pièce tchèque est jouée présentement au théâtre Prospéro.
Ce soir, le célibat goûte le chocolat.
Le On qui m'invite a acheté les billets sans me prévenir, simplement parce que je lui ai déjà parlé, lors de notre première rencontre qui est tout de même récente, de mon amour de la République Tchèque et que, justement, une pièce tchèque est jouée présentement au théâtre Prospéro.
Ce soir, le célibat goûte le chocolat.
vendredi 17 novembre 2006
jeudi 16 novembre 2006
Odeurs
Jeudi matin. En sortant du pavillon principal de l'université, sérieusement en retard et les yeux encore collé, le café oublié sur le comptoir de l'appartement situé beaucoup trop loin pour qu'un retour soit possible, une surprise.
Une journée d'automne parfaite. Un ciel juste assez gris pour qu'il ne mouille pas, une odeur céalée, étrange, de feu de camp entre les immeubles de la ville.
Une journée d'automne parfaite. Un ciel juste assez gris pour qu'il ne mouille pas, une odeur céalée, étrange, de feu de camp entre les immeubles de la ville.
mardi 7 novembre 2006
Bonheur
Je me suis acheté un chapeau rose. Il est très rose et particulièrement doux. Quand je marche, je vois en permanence une bande rose dans le haut de mon chant de vision.
Ça me rend follement heureuse.
Ça me rend follement heureuse.
samedi 4 novembre 2006
Hier
J'ai fait du patinage artistique pendant huit ans. J'ai raccroché mes patins parce que je n'arrivais plus à atteindre les exigences de mes professeurs en ayant du plaisir. Parce que patiner était devenu une corvée, parce qu'il m'arrivait de pleurer le soir en rentrant devant mes pieds qui grandissaient et refusaient d'avoir la puissance nécessaire pour supporter mon corps en expansion dans des doubles et triples envolées et que, parfois, je me cachais des les vestiaires pour écouler mon temps de pratique.
Les trois années qui ont suivi, j'ai parfois pris mon sac en cachette, glissé mes pieds, même si trop grands, dans mes vieux patins et tenté quelques figures sur le lac gelé d'un terrain vague pas trop loin de chez moi. Jusqu'à ce que mes pieds n'entrent plus dans les bottines blanches.
Je suis allée patiner, hier. Je ressors de ces rencontres avec la glace toujours un peu heureuse, un peu mélancolique.
Je n'y peux rien, je suis incapable de ne pas penser aux longues années où mes patins pouvaient me permettre de conquérir un monde terrifiant d'arabesques, de pirouettes et de sauts. Maintenant, sur des patins loués trop mous ou trop durs, mes pieds ne se souviennent plus des mouvements à faire et j'ai l'impression qu'ils se jouent un peu de moi.
J'ai quand même eu beaucoup de plaisir. Juste de glisser, gants rayés rose et noir aux mains, foulard au cou, sur une surface blanche, ça me rend pleine d'un bonheur de petite fille. N. m'a fait rire, il a dédramatisé mes piètres exploits et il m'a même convaincue d'expérimenter la chute ( volontaire et sans réel danger) sans craindre de blesser ce dos qui depuis l'accident me donne mille et une frousse.
Je suis ressortie de la patinoire un peu plus légère, un peu moins frustrée de ma condition actuelle, en me promettant que cette fois, je ne passerais pas deux ans avant de remettre des lames sous mes pieds parce qu'après tout, le plaisir peut être tout simplement de jouer, sans être centré sur la perfomance comme on me l'a longtemps enseigné.
Les trois années qui ont suivi, j'ai parfois pris mon sac en cachette, glissé mes pieds, même si trop grands, dans mes vieux patins et tenté quelques figures sur le lac gelé d'un terrain vague pas trop loin de chez moi. Jusqu'à ce que mes pieds n'entrent plus dans les bottines blanches.
Je suis allée patiner, hier. Je ressors de ces rencontres avec la glace toujours un peu heureuse, un peu mélancolique.
Je n'y peux rien, je suis incapable de ne pas penser aux longues années où mes patins pouvaient me permettre de conquérir un monde terrifiant d'arabesques, de pirouettes et de sauts. Maintenant, sur des patins loués trop mous ou trop durs, mes pieds ne se souviennent plus des mouvements à faire et j'ai l'impression qu'ils se jouent un peu de moi.
J'ai quand même eu beaucoup de plaisir. Juste de glisser, gants rayés rose et noir aux mains, foulard au cou, sur une surface blanche, ça me rend pleine d'un bonheur de petite fille. N. m'a fait rire, il a dédramatisé mes piètres exploits et il m'a même convaincue d'expérimenter la chute ( volontaire et sans réel danger) sans craindre de blesser ce dos qui depuis l'accident me donne mille et une frousse.
Je suis ressortie de la patinoire un peu plus légère, un peu moins frustrée de ma condition actuelle, en me promettant que cette fois, je ne passerais pas deux ans avant de remettre des lames sous mes pieds parce qu'après tout, le plaisir peut être tout simplement de jouer, sans être centré sur la perfomance comme on me l'a longtemps enseigné.
jeudi 2 novembre 2006
Jeudi
21h25. Je mets les pieds sur le trottoir, en sortant du travail. L'air est bon, la lune est jolie. Je passe à côté de ce petit bar, Honey Martin, et je me dis que j'aimerais habiter au-dessus pour venir y passer les jeudis soirs.
22h00. Je sors du métro, presque déjà chez moi. Je respire toujours aussi bien, je me dis que l'appartement sera silencieux, que Paranthèse sautera partout pour m'accueillir, que j'ai faim, finalement.
22h01. L'appartement est plein de lumière. V. et D. y sont, d'humeur joyeuse et fêtarde. Je suis accueillie par un chat un peu fou et par une bouteille de vin rouge à peine entamée. Un verre?
23h15. L'instant est passé. D. est retourné chez lui, V. s'est endormie et Parathèse s'est niché dans le creux de mon bras. Le moment a été court, mais parfait. On a rit beaucoup, on est revenu sur nos théories du bonheur esquissées mardi soir et on en est venu à la conclusion que là, maintenant, c'est du bonheur pur.
22h00. Je sors du métro, presque déjà chez moi. Je respire toujours aussi bien, je me dis que l'appartement sera silencieux, que Paranthèse sautera partout pour m'accueillir, que j'ai faim, finalement.
22h01. L'appartement est plein de lumière. V. et D. y sont, d'humeur joyeuse et fêtarde. Je suis accueillie par un chat un peu fou et par une bouteille de vin rouge à peine entamée. Un verre?
23h15. L'instant est passé. D. est retourné chez lui, V. s'est endormie et Parathèse s'est niché dans le creux de mon bras. Le moment a été court, mais parfait. On a rit beaucoup, on est revenu sur nos théories du bonheur esquissées mardi soir et on en est venu à la conclusion que là, maintenant, c'est du bonheur pur.
mardi 31 octobre 2006
Mardi
J'ai croisé un type aujourd'hui dans le métro qui lisait Je l'aimais d'Anna Gavalda. Je l'ai trouvé mignon de loin, mais quand j'ai reconnu, j'ai eu la folle envie de m'arrêter et de lui parler.
" Bonjour, je sais qu'on n'est pas censé parler aux gens dans le métro, mais je voulais juste te dire que j'ai trouvé ce livre excellent et que... enfin, j'espère qu'il te plaira. Qu'il te plait déjà. On pourrait prendre un aller simple pour le Mexique?"
Je suis passée tout droit, les lèvres scellées. Les mardis sont sages.
" Bonjour, je sais qu'on n'est pas censé parler aux gens dans le métro, mais je voulais juste te dire que j'ai trouvé ce livre excellent et que... enfin, j'espère qu'il te plaira. Qu'il te plait déjà. On pourrait prendre un aller simple pour le Mexique?"
Je suis passée tout droit, les lèvres scellées. Les mardis sont sages.
samedi 28 octobre 2006
Taxi
J'ai passé une bonne partie de la journée hier à me préparer mentalement à cette réunion ultra importante pour le travail, prévue à 15h30. J'avais préparé mes notes, choisi des vêtements appropriés (lire "me donnant de la crédibilité malgré mon absence de titre") et planifié une heure de départ.
J'ai oublié mes notes. Cinq minutes avant l'heure de départ prévu, mon nouveau mini-chat-presque-adorable a fait ses griffes sur mes bas collants ce qui m'a forcé à en trouver une autre paire avec un semblant d'allure. Je suis donc partie très juste sur mon horaire. Rendue au milieu de nulle part, le métro est tombé en panne et il a fallu cinq minutes avant qu'on entende un de ces si charmants messages; le service reprendra dans un temps indéterminé. Je suis donc sortie du wagon en courant sur mes talons ( ça aussi, ça ajoute à la crébilité) pour trouver un guichet et un taxi (parce que n'étant pas une habituée de taxi, je ne savais pas que je pouvais payer par carte dans le dit taxi...). Je n'avais aucune idée de où j'étais. La ligne orange, ça va, je me situe. La ligne verte, encore. Mais la ligne bleue? Et aucun taxi à l'horizon (J'ai aussi pensé en appeler un, mais j'étais certaine que j'allais en croiser un bientôt) pendant une bonne dizaine de minutes. Quand j'ai vu la petite annonce sur le toit d'une voiture, j'ai sauté dans les airs et je l'ai helé très comme-il-faut( Comment appliquer 7 saisons de théorie de Sex and the city). Ouf. Sauf que j'avais oublié le plus important. L'adresse.
" C'est...hum... près de Ste-Justine. Vous savez, l'hôpital pour enfants? Oui... Et hum... en face du HEC? Enfin, un peu avant... ou un peu après..."
Il a dit que ça prendrait dix minutes. On a tourné en rond dans un quartier plutôt chic (Westmount? Outremont? J'y connais rien moi...) et on a fini par atterir sur Côte-Ste-Catherine. Ouf. J'avais beau essayer de me calmer, je ne pensais qu'à la table de conférence et tous ces gens autour qui se demandaient où la petite "intervenante" pouvait bien être être passée pour faire attendre tous ces Dr. et Pr.
"-Avant ou après Ste-Justine?
-Aucune idée, moi je pensais que cette rue était sens unique.. (Quand j'ai dit perdue...) après je pense. Ou avant? Non, sûrement ap... là! C'est là!!!!!!!"
Le chauffeur a dû me prendre pour une folle. Il m'a servi une petite phrase bien-faite-toute-faite du genre: Rien ne sert de courir... et je lui ai laissé un type faramineux avant de m'élancer sur le trottoir pour rejoindre la bâtisse, tremblante sur mes talons (qu'est ce qui m'avait pris aussi) et la tête plutôt ébouriffée. La secrétaire a fait un petit sourire quand je lui ai dit que je venais pour la réunion et elle m'a indiqué le chemin de la salle de conférence. En remontant les marches j'ai replacé quelques mèches et vérifié l'état de mes bas collants. Correct. Quand j'ai poussé la porte, huit têtes ce sont tournées vers moi.
" Oh, bonjour Sophie, on n'a pas encore commencé..."
J'ai oublié mes notes. Cinq minutes avant l'heure de départ prévu, mon nouveau mini-chat-presque-adorable a fait ses griffes sur mes bas collants ce qui m'a forcé à en trouver une autre paire avec un semblant d'allure. Je suis donc partie très juste sur mon horaire. Rendue au milieu de nulle part, le métro est tombé en panne et il a fallu cinq minutes avant qu'on entende un de ces si charmants messages; le service reprendra dans un temps indéterminé. Je suis donc sortie du wagon en courant sur mes talons ( ça aussi, ça ajoute à la crébilité) pour trouver un guichet et un taxi (parce que n'étant pas une habituée de taxi, je ne savais pas que je pouvais payer par carte dans le dit taxi...). Je n'avais aucune idée de où j'étais. La ligne orange, ça va, je me situe. La ligne verte, encore. Mais la ligne bleue? Et aucun taxi à l'horizon (J'ai aussi pensé en appeler un, mais j'étais certaine que j'allais en croiser un bientôt) pendant une bonne dizaine de minutes. Quand j'ai vu la petite annonce sur le toit d'une voiture, j'ai sauté dans les airs et je l'ai helé très comme-il-faut( Comment appliquer 7 saisons de théorie de Sex and the city). Ouf. Sauf que j'avais oublié le plus important. L'adresse.
" C'est...hum... près de Ste-Justine. Vous savez, l'hôpital pour enfants? Oui... Et hum... en face du HEC? Enfin, un peu avant... ou un peu après..."
Il a dit que ça prendrait dix minutes. On a tourné en rond dans un quartier plutôt chic (Westmount? Outremont? J'y connais rien moi...) et on a fini par atterir sur Côte-Ste-Catherine. Ouf. J'avais beau essayer de me calmer, je ne pensais qu'à la table de conférence et tous ces gens autour qui se demandaient où la petite "intervenante" pouvait bien être être passée pour faire attendre tous ces Dr. et Pr.
"-Avant ou après Ste-Justine?
-Aucune idée, moi je pensais que cette rue était sens unique.. (Quand j'ai dit perdue...) après je pense. Ou avant? Non, sûrement ap... là! C'est là!!!!!!!"
Le chauffeur a dû me prendre pour une folle. Il m'a servi une petite phrase bien-faite-toute-faite du genre: Rien ne sert de courir... et je lui ai laissé un type faramineux avant de m'élancer sur le trottoir pour rejoindre la bâtisse, tremblante sur mes talons (qu'est ce qui m'avait pris aussi) et la tête plutôt ébouriffée. La secrétaire a fait un petit sourire quand je lui ai dit que je venais pour la réunion et elle m'a indiqué le chemin de la salle de conférence. En remontant les marches j'ai replacé quelques mèches et vérifié l'état de mes bas collants. Correct. Quand j'ai poussé la porte, huit têtes ce sont tournées vers moi.
" Oh, bonjour Sophie, on n'a pas encore commencé..."
jeudi 19 octobre 2006
Jeudi
Mort. Ménage. Branle-bas-de-combat.
J'ai dit à mon massothérapeute lundi que la dernière semaine avait été assez difficile. Assez? Terrifiante. Et pas que pour la sonorité.
Mais nous sommes jeudi. Et tout semble revenir. Ouf.
J. a maintenant une place très définie de meilleur ami dans ma tête. Je vais aller dès la semaine prochaine me chercher une petite boule de poil. Je quitte pour le week-end me perdre dans le bois.
J'ai dit à mon massothérapeute lundi que la dernière semaine avait été assez difficile. Assez? Terrifiante. Et pas que pour la sonorité.
Mais nous sommes jeudi. Et tout semble revenir. Ouf.
J. a maintenant une place très définie de meilleur ami dans ma tête. Je vais aller dès la semaine prochaine me chercher une petite boule de poil. Je quitte pour le week-end me perdre dans le bois.
samedi 14 octobre 2006
Samedi
Je lui ai menti.
Je lui ai dit, ne t'en fais pas, c'est la routine, il n'y aura rien de grave et puis de toute façon, tu ne peux pas me faire ça, partir.
J'ai même utilisé l'argument massue. Ton rôle est d'attendre que quelqu'un d'autre vienne prendre la place du passager dans le lit. En attendant, temps gris ou gros soleil, tu restes.
Ça c'est passé en quelques minutes. Il y a eu la crise panique quand elle a vu la cage, le petit museau, bordel si rose ce même matin, devenu bleu juste le temps de se rendre à la clinique, et la grosse voix du spécialiste. Il n'y a rien à faire. Et elle était si sereine, si tranquille, quand il l'a rasé pour mieux voir la veine. Si pleine de vie quand sa tête est tombée, les yeux ouverts. On aurait dit qu'elle dormait.
Je lui ai menti parce que je suis revenue sans elle.
Mais juste avant, juste avant, je lui ai dit que je l'aimais tout plein, comme si elle pouvait me comprendre, parce qu'elle me comprend. Et que pour la place du passager, qu'elle y serait toujours.
Le chat de la sorcière n'est plus. La sorcière tourne en rond.
Je lui ai dit, ne t'en fais pas, c'est la routine, il n'y aura rien de grave et puis de toute façon, tu ne peux pas me faire ça, partir.
J'ai même utilisé l'argument massue. Ton rôle est d'attendre que quelqu'un d'autre vienne prendre la place du passager dans le lit. En attendant, temps gris ou gros soleil, tu restes.
Ça c'est passé en quelques minutes. Il y a eu la crise panique quand elle a vu la cage, le petit museau, bordel si rose ce même matin, devenu bleu juste le temps de se rendre à la clinique, et la grosse voix du spécialiste. Il n'y a rien à faire. Et elle était si sereine, si tranquille, quand il l'a rasé pour mieux voir la veine. Si pleine de vie quand sa tête est tombée, les yeux ouverts. On aurait dit qu'elle dormait.
Je lui ai menti parce que je suis revenue sans elle.
Mais juste avant, juste avant, je lui ai dit que je l'aimais tout plein, comme si elle pouvait me comprendre, parce qu'elle me comprend. Et que pour la place du passager, qu'elle y serait toujours.
Le chat de la sorcière n'est plus. La sorcière tourne en rond.
lundi 2 octobre 2006
Lundi
L'être humain est-il physiquement et mentalement capable de rester toujours sur la limite ?
Il me faut des cours de funambule.
Il me faut des cours de funambule.
dimanche 1 octobre 2006
S'abonner à :
Messages (Atom)