samedi 22 juillet 2006

Samedi.
Envie folle de tout foutre en l'air. Pour une fois que je me bats, que je tente de rester, que je résiste à ce vent qui court dans mes veines...
Incapable de le rejoindre. C'est son anniversaire et ses deux téléphones sonnent dans le vide. Comme hier soir alors qu'il m'avait demandé de le rejoindre au centre-ville. Une folle envie de tout foutre en l'air.

vendredi 21 juillet 2006

Jeudi

Il y a l'envie de fuir toujours aussi présente. Peut-être plus même tellement. Tellement plein de choses. Je ne sais plus si le coeur dirige ou la raison. Le centre ou la peur.
Je me suis changée les idées avec d'autres. Son répondeur est resté vide de ma voix.

Temps superbe sur Montréal. Orage. Je suis trempée.

mardi 18 juillet 2006

Un pont. Une main. Un appui. Des sourires. Des lumières. Quelques photos qui feront offices de souvenirs quand les trous noirs goberont ma mémoire...

lundi 17 juillet 2006

Lundi.
Tout va beaucoup trop vite. Les secondes défilent et se battent contre la fatigue. Tout mon corps...

J'ai peur. De rentrer.

Maman,
sur le sol des morceaux de moi et de cauchemars éparpillés.

dimanche 9 juillet 2006

9 juillet.
Réapparition. Je suis sur Paris, au milieu des cheminées que j'aime tant, folle amoureuse de Prgue que j'ai du quitter il y a deux jours.
La maison est loin.
Je m'ennuie de ...
Mon chat. Mon lit. Mes livres. Mon ordinateur. Un réfrigérateur plein à craquer. De la limonade. Des framboises sur mon balcon. Mon balcon. Mes amis. Ma mère au bout du fil. Lui que je n'ai pas eu le temps de mordre et de gouter de tout mon saoul avant de partir.

jeudi 1 juin 2006

Jeudi.
Le soleil s'accroche.
Mon chat sent le départ. Elle se colle, me boude, me suit partout, me boude, miaule devant la porte.
Il y a des gens.

dimanche 28 mai 2006

S pour Silence

J'aime les silences. J'aime les silences sympathiques, ceux qui se prolongent dans les secondes sans devenir lourds, ceux qui caressent.
J'aime les gens avec qui le silence est facile et plein d'images qui gravitent, qui effleurent qui explosent. J'aime les gens avec qui le silence parle sans se forcer.

Samedi.
Qu'est ce qu'un samedi parfait?
Celui-ci.

dimanche 21 mai 2006

Dimanche.

J. disait hier qu'il voulait manger un rayon de soleil.

Dimanche matin. 7h37. Je n'arrive plus à dormir. Tourne. Tourne. Tourne. Mon chat se tanne de mes galères. Saute en bas du lit. Miaule contre la porte. Ma chambre est une boite, aucune fenêtre. Dans ma tête, je peux imaginer parfaitement le ciel gris. Je me dis que je lui ouvre la porte, que je vais prendre un grand verre de limonade pour satisfaire ma gorge et que je me recouche, me rendors. J'ouvre la porte, le chat court dans le couloir. Je passe la tête dans la porte. Soleil.

J'ai bu mon grand verre de limonade sur mon balcon. Robe de chambre très laide et édition du dimanche de la Presse sur les genoux. À 7h39 ce matin, il faisait soleil.

Après avoir lu mes sections préférées du jour, je suis rentrée et me suis rendormie instantannément. Pouf.

À mon deuxième réveil, il fait gris mais cela a très peu d'importance. À quelque part dans mon corps, j'ai emmaganisé quelques rayons...

vendredi 19 mai 2006

Québec

Ce fut fantastique, rien de moins et sûrement plus...

mardi 16 mai 2006

Mardi

Les mardis sont-ils naturellement contre-productifs?
Ou seulement les miens?
J'ai quand même fait quelques appels importants. Moi qui déteste parler à des gens que je suis incapable d'imaginer, surtout les femmes. Si la voix est masculine, profonde, aucun problème. Une voix féminine me glace. Figée.

Écouté:
La face cachée de la lune.
La trame sonore d'Amélie Poulain
Martha Wainwright.
Ariane Moffat, toujours

Travail sur la fuite alors que je rêve de rester, simplement, calée.

Retour de Y. Un message parce que ça copine le fait souffrir, il a envie de mes bras. Je n'ai pas été très tendre.

Envie de mordre.

Elle entre dans la chambre et ouvre son armoire à lui. Ses chemises préférées sont encore sur les cintres et, depuis qu'elle en a déchirée une pour en faire un abat-jour, il ne part plus sans elles. Il est toujours là. Elle sourit.

Départ demain pour Québec. Un peu nerveuse, un peu angoissée, un peu ravie d'aller donner ces ateliers. Mais il n'y a aucun rempart connu à Québec.
Retour vendredi.

dimanche 14 mai 2006

Dimanche. Réveil à la lumière. Mouches. Père. Frère. Surtout mère. Famille. Lasagne. Famille. Famille. Envie de partir. Dessin. Envie de me cacher. Dessin. Voiture. Autoroute. Retour. Sommeil. Paresse. Sortir? Pas envie...

vendredi 12 mai 2006

J'ai découvert un espace de paix, hier.
Fuite de chez D. qui me pousse à prendre des rues inconnues et puis...
Une allée, quelques bancs, plusieurs vieillards qui discutent. Et une place, pour moi.
Je m'y suis assise et j'avais l'impression que le temps était arrêté.
Pouf...

Jeudi

Un être humain ne peut vivre continuellement en état de crise, il ne le supporterait ni mentalement, ni physiquement.

-Tu fais ta valise...
-Bravo, superbe sens de l'observation.
-Ou vas-tu?
-Je ne sais pas. L'horizon me tente, je crois.
-Tu ris de moi?
-Non.
-Je...
- Je sais. Mille choses moi aussi. Que je n'ai pas dites ou que je n'ai pas faites. Des jours et des nuits perdus à se mentir alors qu'on aurait pu simplement se mordre et oublier. Mais quand je me suis levée ce matin il y avait ça, l'horizon, au bout de la rue. Et je me suis dis que c'était parfait comme moment de départ.
-Tu es folle.

mercredi 10 mai 2006

Mercredi. Soleil. Marmailles. Talons hauts à la con. Paresse. Peinture. Trucs importants. Pas envie. Écrire. Lire. Marmailles.

mardi 9 mai 2006

Dimanche soir.
N. est revenu dormir.
Nous avions l'intention d'écouter un film, il est arrivé en retard, a cogné dans la vitrine du club vidéo en faisant son plus beau sourire et la jeune demoiselle sous le charme nous a ouvert la porte.
Le film choisi s'est avéré nul.
Mais ses bras à lui ont été aussi confortables qu'escompté pour un dimanche presque parfait.

Quand il est parti aux aurores lundi, je me suis contentée de lever le bras pour le saluer, me suis retournée et me suis rendormie.

samedi 6 mai 2006

Friday night

Il suffirait de presque rien...

Me voici avec cette foutue chanson dans la tête depuis maintenant 24 heures. Tout ça à cause d'un bouquin adorable en forme de trapèze et avec des pages roses.

Mon toit s'est déguisé en passeoire, j'ai écris une mise en demeure, le propriétaire a tout arrahcé, je vois maintenant les étoiles. Charmant, vraiment.

mardi 2 mai 2006

Remparts

Hier.
Une voix au téléphone.
"Tu me reconnais..?"
Et moi qui panique, qui a su tout de suite à qui appartenait cette voix disparue depuis... 8 mois.
La conversation téléphonique a duré deux heures.
Il a finalement sauté dans son auto pour venir se balancer avec moi au parc.
Une folle nuit qui m'a ramené en arrière comme si rien ne s'était passé, comme si cette fin brusque et stupide n'était jamais arrivée.

Et me voilà qui recommence à me créer des remparts avec des hommes...

Le pire, c'est que ça me fait du bien.

lundi 1 mai 2006

N.

N. est venu dormir hier. Je vantais dernièrement sa capacité à simplement me prendre dans ses bras sans jamais rien tenter... Et j'ai passé à nuit à faire semblant de dormir et de ne pas réagir à ses caresses même si j'en avais envie parce que...
J'ai envie de préserver ce ça un peu bizarre qu'on a ensemble. Cette façon de se voir une fois au trois mois, de se blottir l'un contre l'autre et que ça soit simple.
Et puis j'ai rarement envie de revoir un mec qui me baise, que ce soit bien fait ou pas...
Ce que je suis compliquée...

samedi 29 avril 2006

Désert

Décompte: 40 jours.

Ça sonne traversée du désert...

" ...lui raconte comment l'autre aurait tout laissé tomber pour aller la chercher au bout du monde, peu importe la largeur du désert à traverser. Elle sourit dans ses larmes parce que..."

Lourdeur

"Vendredi. Se rendre jusqu'au bureau de Rachel, situé quatre rues plus loin. Quatre rues c'est autant d'instants ou le vent peut être trop fort et l'emporter. Morte de peur.

Avant de sortir, elle vide le vase à Bamboo, ramasse chaque petite roche pour les mettre dans ses poches. Être la plus lourde possible. Ce n'est pas assez. Elle enfile toutes les couches de vêtements possibles, les bourre de dictionnaires.

Rendue à la deuxième rue, elle pense que ça y est, elle est complètement folle."