vendredi 28 avril 2006

La fête ( À ne lire que si...)

La fête était parfaite. Il n'est pas trop tard et je ne suis pas trop saoule.
Par contre, j'ai ma confirmation. Je suis un aimant à futur I.

Partie avec V., très tôt, question de ne pas prendre le line-up de cette fête de fin de session au Campus. Arrivée pile pour la bonne musique. Danse, danse, danse, défoulement entre temps. Parfait. Quand je commence à étouffer à cause des gens, je monte au deuxième, question de craquer quelques allumettes. Arrive un mec ( Oh lala, plutôt mignon...) qui me demande pourquoi je suis triste. Le temps que je lui avoue qu'en fait j'ai seulement très chaud, il m'a payé un verre et m'a embrassé (diablement bien).

Je suis rentrée seule, pas trop tard, ni trop saoule, mais c'était exactement ce que j'avais besoin. Du défoulement et un mec qui me permet de croire en mon charme un peu fou...

mercredi 26 avril 2006

Décompte: 1 mois et quelques jours...

IIIXIIVI

Il fait plein soleil sur le lac à l'envers
Je te tends, t'offre ma main...
Viens, on ira se balader entre les arbres, on plongera tel des poissons, on s'embrassera selon les vagues et puis il y aura la nuit et les étoiles... Filantes.
Mais laisse ces crayons! Prends ma main pour dessiner...
Mes doigts seront ton arc-en-ciel, selon tes désirs ou selon mes humeurs et nous les baladerons sur nos peaux transies...
Tu me dis que je déblatère et, moi, je te réponds que la journée est superbe...
Viens donc...

dimanche 23 avril 2006

"Je voudrais des gens. Des adultes dans des armoires à ouvrir quand bon me semble, des enfants à cacher sous mes oreillers. Je voudrais des gens Silence. Je ne les veux pas tous, à plusieurs ils me font peur. Mais je te voudrais toi, sous ma table de cuisine, et elle, sur mon balcon. Comme ça, juste pour le plaisir."

D. comme Doutes

Jeudi soir, D. m'a fait à souper pour célébrer ma fin de session. Il m'a refait (Dans un contexte qui se voulait purement amical cette fois) sa succulente recette de pâtes au vin, celle-là même qu'il m'avait fait il y a un peu plus d'un an, pour tenter de me charmer.

On a beaucoup rit de se retrouver comme ça. Moi et mes desserts affolants, lui et ses pâtes... On a bu trop de vin, on s'est parlé beaucoup. Et soudain, j'ai peur de le charmer encore un peu trop...

Est-ce que je suis folle de croire que notre relation s'est muée en une amitié pure et parfaite?
C'est du moins ce que A. semble croire...

lundi 17 avril 2006

Morsures

"Tes morsures me manquent comme tes mots. Je me suis mordue ce matin. Jusqu'au sang. Mais je n'ai rien senti. Que le froid de l'air sur ma chair ouverte. J'ai mis un pansement sur la blessure mais je n'ai trouvé aucun baume assez large pour couvrir le vide dans mon ventre."

Je travaille le manque, c'est clair.
Mais je ne sais pas de qui je pars.

vendredi 14 avril 2006

Il fait un temps superbe.
Je me suis endormie sur mon balcon.
A. et Louis m'ont réveillé en venant subtilement poser des framboises!
Des framboises sur mon balcon...

Un temps trop superbe pour faire des travaux.
La terasse d'Auprès de ma blonde et un pichet de Sangria m'attendent!

mardi 11 avril 2006

Me suis achetée une cafetière cette fin de semaine.
Je l'ai baptisée Florence.
Florence, Hercule (mon ordinateur) et moi, faisons d'interminables tête à tête.

Aie-je mentionné que c'est la pire fin de session de ma vie?

lundi 10 avril 2006

Finalement... (Ou comme quoi on peut être surprise)

Ma coloc m'a fait remarqué hier soir à quel point ma fin de semaine fut finalement une réussite.
Elle fut un peu montagne russe, mais j'avoue que, mis bout à bout, les moments de bonheur forment une plus longue chaine que les moments noirs.

Après le Cheval Blanc et la fuite de Monsieur M, je suis allée rejoindre D. et son cousin M au Yermad, sur Maisonneuve. Petit bar perdu que je ne connaissais pas du tout. J'ai été charmée par le mélange de boiseries et de briques, de tuyau au plafond et de l'ambiance décidément sympathique et surtout par... l'apparition de Patrick.
Patrick qui donnait des ateliers d'improvisation à mon école secondaire. Ateliers auxquels j'ai participé et dans lesquels j'ai fait une folle de moi même.
Patrick qui était le patient de ma mère en hygiène dentaire.
Patrick qui a fait des liens entre nous deux, qui a même réussis par un moyen X à connaitre mon frère.
Et Patrick que je crois souvent dans ma vie, à de droles de moments.
Perdus au milieu de l'Estrie, dans un cinéma, dans un bar. Vendredi.
Bref, la soirée fut réussie. Cadavre exquis avec deux autres passionnés de littérature ( D. et son cousin) et retour en autobus de nuit particulièrement divertissant.
Samedi, je suis allée au Marché Jean-Talon avec D. Il a acheté une plante, que j'ai baptisé Clara, et des framboises, qu'il n'a pas eu le temps de disperser sur mon balcon avant que mon ventre ne les avale.
Samedi soir, mon idée d'aller mourir chez A. fut l'idée du siècle. Dans le but de me changer les idées, nous sommes partis avec son copain faire les fous au centre-ville avec des nez de clowns et des bouquets de fausses fleurs dans les mains. La gare centrale de nuit fut un choix excellent. Très drole. Le retour en métro en jouant avec des émotions et leur intensité m'a donné le fou rir jusqu'à tard dans la nuit. En y repensant d'ailleurs, je ris encore.
Et dimanche...
J'ai donné son cadeau à D. Une course au trésor dans la ville couronnée par la remise d'un certificat cadeau pour une réflexologie intégrale et pleins de gateaux (Puisque je suis incapable d'en choisir un.) Il a été ravie, j'ai beaucoup ri. En fin d'après-midi, alors que je m'apprêtais à revenir mourir comme je le fais chaque dimanche soir, il m'a entrainé dans une fuite vers nowhere, avec Bertha, la voiture, et des chapeaux de cowboy, pour le plaisir. Nous avons atteri avec une bière sur le bord d'un lac gelé. Deux couchers de soleil. Magnifiques.
Nous avons hurlés Louise Attaque en revenant. Je suis passée acheté du café.

" - Vous avez besoin de sac?
(Et D. de répondre) - Non! Nous sommes des cowboys. C'est bien connu que les cowboys ne prennent jamais de sac!"

Alors voilà... Finalement, mon Plaisir fut grand.
Et j'ai presque déjà oublié le courriel de M.

samedi 8 avril 2006

Je vais aller mourir chez A., Question de me changer les idées.

Zanthrope

Ça y est. Je suis de nouveau toute croche, toute retournée, toute défaite.
Et la faute à qui?
À moi.
Qui a écrit un charmant courriel à M. (Important ici de faire la différence entre M, français, et Monsieur M, mort) pour lui faire part du baptême de mes oreillers.
Il m'a répondu.
M'a écrit que sa journée était presque parfaite, vu la superbe température, le sommeil rattrapé, le frigo plein. Et qu'il ne manquait qu'un baiser de sa Spirale. Moi, en l'occurence.
Qu'il m'embrassait.
Je le déteste.
C'est faux.
Je me déteste d'être faible, de lui avoir écrit, d'avoir souhaité une réponse et d'être toute à l'envers maintenant que je l'ai.

Monsieur M.

Au début je l'ai appelé ainsi parce que nous nous voyions toujours les mardis ou les mercredis soirs. C'est resté.

Hier soir j'ai mis fin à ma relation avec Monsieur M. Et ça fait tout drôle, parce que c'est comme cinq ans de ma vie sur lesquelles je viens de mettre un trait. Pouf. Oh, nous nous sommes déjà boudés plusieurs fois. Même quelques fois durant plusieurs mois. Mais cette fois, j'en ai assez. Assez que ce soit flou, que je sente son désir, qu'il soit arrogant, suffisant, chiant. Qu'il se pousse à l'extrême, qu'il me rapelle mon âge, qu'il me rabaisse parfois, qu'il ne m'écoute pas. Assez qu'il m'invite à dormir, qu'il veuille me controler un peu, que j'aime ça, je crois. A. et V. n'ont jamais vu ce que je lui ai trouvé. Et hier soir je me le suis vraiment demander. Pourquoi? Pourquoi? Et je n'ai trouvé aucune réponse. Alors je me suis levée de notre table du Cheval Blanc, je lui ai souhaité une bonne vie, plein de chance, plein de surprises. Et je suis partie.

Il a téléphoné aujourd'hui.

"- bon, tu me boudes?
- Non. Ce n'est pas du boudage. J'en ai assez. Ça ne m'intéresse plus. Bonne journée."

vendredi 7 avril 2006

Galère

J'ai baptisé mes oreillers.
J'enfouie ma tête dans Galère.
Je serre Matisse contre mon ventre.
Cette nuit j'ai rêvé que je tenais un immense hôtel ou les gens acceptaient de dormir dans des lits superposés avec des lacs au milieu qui servaient de source d'eau potable. On leur faisait faire des jeux, ils payaient des prix de fou et ils aimaient ça. Je me suis fait réveillée par le téléphone alors que j'étais dans la cuisine avec mon grnad-père, entrain de préparer des fraises à la crème fouettée en dessert.

jeudi 6 avril 2006

Avril et Fil

C'est la pire fin de session de ma vie.
Lundi, D est arrivé avec sa cafetière à 19heures trente et est reparti à 1 heure du matin, à moitié mort. Moi, je suis restée devant l'écran jusqu'à 4 heures.
Je découvre les bienfaits du café, je suis de toute façon beaucoup plus productive la nuit.
Mardi, l'oral se passe bien, je rentre et je perds ma soirée à écouter " Traffic humain", très bonne mini-série. À la limite de l'effrayant pour la voyageuse en solitaire que je suis. Je repense aux nombreuses fois ou, en Thailande, en France, un peu partout, j'ai accepté des trips avec des gens que je ne connaissais pas, me lancant dans le vide en faisant simplement confiance. Le début du truc se passait à Prague.
Je serai à Prague dans deux mois et quelques dodos...
Mardi dans la nuit, téléphone avec V. Il me fait rire, je lui raconte mes lubies imbéciles, mes envies folles. Il me dit que ma voix est superbe.
Hier. Journée mélangée. Après-midi chez D à boire du café, question de pouvoir travailler le soir et de faire quelques travaux. Il m'apprend les dessous du jeu de la bourse. Je n'avance pas vraiment mes collages mais j'ai beaucoup de plaisir.
En revenant du boulot, message de V. Je le rapelle et je finis par presque m'endormir au téléphone au milieu de la nuit. Merde.
Jeudi. J'ai recommencé à dessiner. Deux femmes enceintes étranges dans mon cours du matin sur les troubles de comportement ( J'ai succombé à un immense café. Très noir.), deux femmes complètement repliées dans mon cours de cet après-midi. COurs qui dure toujours et dont je me suis poussée à la fin de mon dessin. Tant pis.

Oh.
Je me suis réconciliée avec J. Il m'a écrit un message mignon, je lui ai pardonné d'être tombé amoureux d'une fille plus grande que moi.
Monsieur M. n'a pas rappelé depuis que je lui ai signifié qu'il me dérangeait, vendredi ou samedi dernier.
Y semble d'être évanouie dans la nature. J'ai de plus très intentionnellement égaré son numéro de téléphone.

lundi 3 avril 2006

Silence

"Je voudrais que quelqu'un me parle en silence"
J'ai lu cette phrase d'Élise Turcotte cette semaine et ça m'a scié les jambes sans trop que je sache pourquoi. J'avais l'impression que cette phrase était faite toute pour moi.
Mais finalement, elle résume ma fin de semaine.
Jeudi, courriel de J qui me parle de sa nouvelle copine et qui me dit qu'à côté d'elle mes morsures sont n'importe quoi.
Rien de grave, c'est même drôle à la limite. Mais je n'avais juste pas envie de le savoir.
Vendredi, soirée ratée avec Y parce que ça copine lui fait une crise de jalousie à distance. Je lui reparle plus tard et il me dit à quel point il l'aime cette fille et que vendredi dernier, ce que nous avons fait ensemble, cest que des bêtises.
Je m'y attendais, mais c'est pas toujours plaisant à entendre ce genre de truc ou tu te sens un peu rejetée, un peu imbécile.
Samedi, envie de me rouler en boule.
Dimanche, j'ai visité mon dessous de table.

lundi 27 mars 2006

Sax

En parlant de relation terminée qui refont surface...
Le premier saxophoniste est remonté à la surface hier. Le temps de me dire qu'il avait fait l'acquisition d'une nouvelle moto, qu'il était toujours célibataire, que ça serait bien qu'on aille prendre une bière...
J'ai dit oui. Mais je n'en parlerai pas à A. avant d'aller la prendre, cette bière. À coup sûr elle me dirait que c'est ma pire idée de la semaine.
Lundi Matin.
Hier S. est débarqué chez moi à l'improviste, parce qu'il était proche, parce qu'il en avait envie. Je me suis donc retrouvée en pyjama avec lui sur mon balcon et ça m'a donné la frousse. Une histoire terminée a toujours été une histoire rayée de la carte dans mon monde à moi. Alors pourquoi depuis peu je m'acharne à créer des amitiés? Ou est-ce plutôt l'amitié qui s'acharne?

Je me suis sauvée de lui et de mes travaux pour aller voir Mademoiselle P. Et j'ai bien fait. Elle m'a donné envie de rire, de pleurer, elle m'a ému, ses grands yeux bleus fixés sur mon visage. Comme si je ne peux jamais rien lui cacher parce qu'elle voit. Au delà. Hier elle m'a parlé de Paul, son nouvel ami. Celui qui lui donne des papillons dans l'estomac. Mademoiselle P. a quatre-vingt-quinze ans. Enfin, quatre-vingt-quatorze dans les fichiers réels, mais elle est tellement persuadée d'avoir quatre-vingt-quinze que je ne voudrais pas lui enlever son plaisir.

Et puis D. a appelé. Ma soeur aussi. Et Monsieur M. Je n'ai pas répondu. C'était dimanche.

dimanche 26 mars 2006

Y. Prise II

Ça y est. Scène I prise II. Ou alors scène I quelque peu modifiée, prise II.
Y. est venu tard hier soir, après que je sois passée chez D. qui faisait encore la fête. J'avais fait gaffe de ne pas trop boire, question de savoir me tenir. Quand il est arrivé nous sommes allés chercher le film, tout allait bien. Nous nous sommes installés sur le divan pour l'écouter, le même divan, mais à distance respectable. Le film était nul. Enfin, peu divertissant et très déprimant. À plusieurs reprises au cours du film nous nous sommes frôlés les épaules (Normal puisqu'étant côtes à côtes) mais rien de plus. À la fin nous avons discuté, ri, puis il a enfilé son manteau, nous nous sommes fait la bise et il est reparti.
Fin.
Comme une parfaite amité. Quand il est rentré chez lui nous nous sommes croisés sur internet. Je lui ai avoué bien sincèrement que j'avais du faire des efforts pour ne pas me caler contre lui durant le film. Il m'a dit que j'aurais pu le faire, que lui aussi avait du se retenir.
Bref.
C'est compliqué. Je déteste les histoires compliquées.

samedi 25 mars 2006

Y.

J'ai rencontré Y. il y a trois semaines. Au départ, j'avais besoin de quelqu'un pour m'accompagner à un souper de couple ou j'allais seule. La veille, je l'ai invité à prendre une bière, il a accepté.
La soirée a été presque parfaite. Il sentait terriblement bon, il était intéressant, la gêne du début a vite été calmée avec les pintes de bières et le baiser de fin de soirée a été... délicieux.
Son seul défaut était d'être français.
Le lendemain il m'a accompagnée au souper, on a bu encore, on a rit beaucoup, il s'est très bien intégré et mes amis ont fait comme d'habitude, comme si de rien n'était. En fin de soirée nous sommes montés sur le toit pour voir la vue. J'avais encore envie de l'embrasser. Il n'a pas voulu, m'a expliqué que son ex-copine était en fait encore un peu sa copine et qu'il était mélangé et... enfin. J'ai dis d'accord. Le retour par le parc Lafontaine a été très bien, l'aurevoir tout autant. Pendant toute la semaine j'ai réfléchie et je me suis dis que j'étais bien avec lui après tout et que pour une fois je pourrais changer mes habitudes. Devenir amie. Au lieu d'une histoire intense et courte, une histoire amicale plus longue...
Lundi cette semaine nous sommes allées grimper le Mont-Royal. Tout a bien été, c'était drôle, c'était amical, il faisait beau... Parfait.
Hier nous nous sommes revus. Avec un couple de mes amis nous sommes allés chez D. qui organisait une soirée porte libre. C'était bien, tranquille. En repartant, nous sommes arrêtés pour louer un vidéo et je l'ai senti se rapprocher de moi. Ça ne ment pas ces détours que l'on fait pour accrocher l'autre personne, pour être près d'elle, la toucher.
Nous sommes repartis sans vidéo, question d'aller examiner le ciel par mon puit de lumière. Et bien sûr, nous nous sommes embrassés denouveau et puis il est parti. Je sais que la copine est dans le décor. Mais la copine est sur un autre continent. Et j'aime être dans les bras de Y. Je ne sais pas ce que je ressens. Je n'en sais rien. Je ne sais pas si c'est à cause de mon histoire avec M. Si mon attirance est causée par un programme de souvenirs. Je n'en sais rien.
Je sais que ce soir, on se revoit.

mardi 21 mars 2006

M.

M. m'a écrit un courriel. La semaine dernière.
Il m'envoyait un fougueux baiser de France, juste comme ça, parce qu'il était tombé par hasard sur une photo de moi et qu'il en avait eu envie.
Ça m'a foutu l'estomac à l'envers. Ça m'a donné le tourni. Ça m'a donné envie de lui répondre, là, tout de suite, que je lui rendraisbien son fougueux baiser et que je le baiserais bien tout court. Mais je n'ai toujours pas répondu. J'attends. J'attends je ne sais pas trop quoi et plus j'y pense plus je me sens stupide. J'attends pour qu'il croit que je m'en fiche éperduement de son message. Je me suis dit que je pourrais attendre trois semaines et puis lui écrire un truc du genre: Montréal est superbe. Je suis heureuse. Comment va ta fréquentation Orléanaise?
Lui montrer que ses mots n'ont plus d'emprise, que son souvenir est classé dans la catégorie des beaux souvenirs qui ne me font plus rien.
Mais c'est archifaux. Je crois que je pourrais prendre un billet d'avion demain matin s'il le voulait. Et je sais que c'est stupide, que c'est contre tout ce que je suis. Mais ce n'est pas rationnel. C'est une pulsion de mon corps entier.
Pourtant je ne partirai pas. Parce que lui, lui, il est raisonnable. Parce que lui a choisis de vivre avec le possible comme limite. Parce que lui fréquente actuellement une Orléanaise sûrement beaucoup moins cinglée que moi.
Alors je me raisonne. Je mets de la folie dans ma vie ici. Je rends visite à des inconnus sur leur lieu de travail question d'éparpiller des petits mots, je prépare des chasses aux trésors pour D, je meurs plusieurs fois par jour.