mercredi 9 décembre 2009
mardi 8 décembre 2009
Je ne fais JAMAIS ça. Et comme jamais c'est ennuyant, je le fais aujourd'hui, je me mets dans une chaîne parce que j'aime ce qu'elle représente et le travail de souvenirs qu'elle demande de faire.
Et puis de toute façon je suis un maillon seul, les autres maillons ne sachant pas que je me suis liguée. Je suis un maillon anonyme et, juste ça, c'est chouette.
Polytechnique: J'ai 4 ans, je suis haute comme trois pommes et trois-quarts et mon plus gros plaisir de la journée est de déchiffrer les lettres dans les nombreux livres de ma bibliothèque. Je vis dans une maison bleue et, quand il neige, mon père me traine dans sa grosse pelle en métal et me jette sur le dessus de la montagne. Autour de moi, personne ne meurt, personne ne souffre, j'ai le bonheur facile et la vie me semble infinie.
11 septembre: Je suis dans un cours d'histoire quand mon prof s'interrompt pour mettre la télévision en direct. Je suis toute en noir, j'ai le bonheur enfoui sous le eye-liner et les rubans de velours. J'ai le désespoir facile et les images que je vois ne m'aident pas à avoir confiance. J'écris dans la marge de mes cahiers les mots les plus sombres que je puisse imaginer et je jure que je ne vivrai pas vieille.
Aujourd'hui: Je suis encore entourée d'adolescents en construction et j'ai plus de facilité avec ceux qui prennent le monde à l'envers parce que je comprends. J'ai grandis, j'ai fait des folies et j'ai choisi le conte de fées moderne plutôt que la dépression. Les lettres sont des amies volages, mais toujours présentes. Je fais le voeux de vivre vieille parce que ce que je suis en train de tricoter, j'aimerais le voir grandir.
Et puis de toute façon je suis un maillon seul, les autres maillons ne sachant pas que je me suis liguée. Je suis un maillon anonyme et, juste ça, c'est chouette.
Polytechnique: J'ai 4 ans, je suis haute comme trois pommes et trois-quarts et mon plus gros plaisir de la journée est de déchiffrer les lettres dans les nombreux livres de ma bibliothèque. Je vis dans une maison bleue et, quand il neige, mon père me traine dans sa grosse pelle en métal et me jette sur le dessus de la montagne. Autour de moi, personne ne meurt, personne ne souffre, j'ai le bonheur facile et la vie me semble infinie.
11 septembre: Je suis dans un cours d'histoire quand mon prof s'interrompt pour mettre la télévision en direct. Je suis toute en noir, j'ai le bonheur enfoui sous le eye-liner et les rubans de velours. J'ai le désespoir facile et les images que je vois ne m'aident pas à avoir confiance. J'écris dans la marge de mes cahiers les mots les plus sombres que je puisse imaginer et je jure que je ne vivrai pas vieille.
Aujourd'hui: Je suis encore entourée d'adolescents en construction et j'ai plus de facilité avec ceux qui prennent le monde à l'envers parce que je comprends. J'ai grandis, j'ai fait des folies et j'ai choisi le conte de fées moderne plutôt que la dépression. Les lettres sont des amies volages, mais toujours présentes. Je fais le voeux de vivre vieille parce que ce que je suis en train de tricoter, j'aimerais le voir grandir.
samedi 5 décembre 2009
mardi 24 novembre 2009
Ça s'est passé dans une ruelle.
Nous nous sommes croisés, le regard a duré trop longtemps, j'ai eu l'impression qu'il me déshabillait alors je lui ai menti, il m'a trompée, je l'ai giflé et j'ai poursuivi mon chemin.
Tout était joué et pourtant, personne n'a émis le moindre son.
Il fallait voir la tête de son collègue.
Nous nous sommes croisés, le regard a duré trop longtemps, j'ai eu l'impression qu'il me déshabillait alors je lui ai menti, il m'a trompée, je l'ai giflé et j'ai poursuivi mon chemin.
Tout était joué et pourtant, personne n'a émis le moindre son.
Il fallait voir la tête de son collègue.
mercredi 18 novembre 2009
vendredi 13 novembre 2009
jeudi 12 novembre 2009
mardi 10 novembre 2009
Envie de coucher avec un inconnu. De boire des paroles sans queue ni tête dans l'intimité d'un bar. De tout oublier dans de nouveaux bras.
De ne pas savoir dans quelle chambre d'hôtel je suis. De jouir sans trop savoir pourquoi ni comment.
Envie de jeter ce quotidien au bout de mes bras et de le voir prendre le champ.
De savoir quoi te dire.
Là, maintenant.
De ne pas savoir dans quelle chambre d'hôtel je suis. De jouir sans trop savoir pourquoi ni comment.
Envie de jeter ce quotidien au bout de mes bras et de le voir prendre le champ.
De savoir quoi te dire.
Là, maintenant.
mercredi 21 octobre 2009
Quand Monsieur P. s'est rendu compte que je ne partirais pas de la maison pour un autre matin de suite, il a enfin accepté d'avoir une conversation sur le partage de l'espace.
- La méridienne, tu peux l'avoir, m'a-t-il dit, mais j'ai priorité sur le coin de la fenêtre et tes pieds ne doivent pas entrer dans ma zone trop souvent.
J'ai acquiescé. Autre chose?
- Pas trop de calins, hein? Je n'aime pas ça, moi, les câlins. Alors une fois de temps en temps pour te faire plaisir, mais c'est tout. Pour le reste, il y a Mini.
L'interpelée était déjà toute ronronnante, tout à fait satisfaite de ce nouvel horaire.
-Ça me va, j'ai rétorqué.
Et depuis? Le bonheur!
- La méridienne, tu peux l'avoir, m'a-t-il dit, mais j'ai priorité sur le coin de la fenêtre et tes pieds ne doivent pas entrer dans ma zone trop souvent.
J'ai acquiescé. Autre chose?
- Pas trop de calins, hein? Je n'aime pas ça, moi, les câlins. Alors une fois de temps en temps pour te faire plaisir, mais c'est tout. Pour le reste, il y a Mini.
L'interpelée était déjà toute ronronnante, tout à fait satisfaite de ce nouvel horaire.
-Ça me va, j'ai rétorqué.
Et depuis? Le bonheur!
dimanche 13 septembre 2009
jeudi 10 septembre 2009
mercredi 9 septembre 2009
Se souvenir:
De l'étroitesse de la salle de bain quand il faut la repeindre à quatre mains
Des premières minutes de notre rencontre
De l'escalier sur la façade Sud
De monsieur Vi et de son garage surnaturel
Des neuf lasagnes en trois heures et quelques miettes
De P. qui retrouve le confort de ma main avec le temps plus frais...
De T.
Parce qu'elle est forte, que je la porte sur moi, qu'il y a des éléphants verts.
De l'étroitesse de la salle de bain quand il faut la repeindre à quatre mains
Des premières minutes de notre rencontre
De l'escalier sur la façade Sud
De monsieur Vi et de son garage surnaturel
Des neuf lasagnes en trois heures et quelques miettes
De P. qui retrouve le confort de ma main avec le temps plus frais...
De T.
Parce qu'elle est forte, que je la porte sur moi, qu'il y a des éléphants verts.
dimanche 23 août 2009
jeudi 6 août 2009
mardi 4 août 2009
"Si par malheur tu rencontres un volcan
Sauves-toi, prends la clef des champs
N'regardes pas derrière, mais droit devant
Il y a moi, qui t'attend"
Dire: je m'en fous, je ne compte pas, la nature fera ce qu'elle voudra.
Et puis, au fond de son coeur et de sa tête, savoir que les quatre prochains jours sont des possibilités. Savoir, sentir, avoir envie de.
Depuis quand faire l'amour est devenu procréer?
Sauves-toi, prends la clef des champs
N'regardes pas derrière, mais droit devant
Il y a moi, qui t'attend"
Dire: je m'en fous, je ne compte pas, la nature fera ce qu'elle voudra.
Et puis, au fond de son coeur et de sa tête, savoir que les quatre prochains jours sont des possibilités. Savoir, sentir, avoir envie de.
Depuis quand faire l'amour est devenu procréer?
dimanche 2 août 2009
J'ai dit:
- Louons un camion, ce sera plus simple.
Il m'a regardé avec un drôle d'air et a répliqué:
- Heu... tu es sûre? Parce qu'il y a beaucoup de place dans un camion et que...
Je l'ai arrêté. Voyons, je sais me contenir.
Eh bien... non. Et c'est fou la quantité de boites IKÉA qui entrent dans un camion.
- Louons un camion, ce sera plus simple.
Il m'a regardé avec un drôle d'air et a répliqué:
- Heu... tu es sûre? Parce qu'il y a beaucoup de place dans un camion et que...
Je l'ai arrêté. Voyons, je sais me contenir.
Eh bien... non. Et c'est fou la quantité de boites IKÉA qui entrent dans un camion.
jeudi 9 juillet 2009
jeudi 18 juin 2009
Avec mes souvenirs de l'année dernière en tête, j'ai dit:
- Je ne veux pas te mettre trop de pression, mais j'aimerais ça que mon matin de demain soit spécial.
Il m'a regardé avec ses yeux qui veulent dire: C'est-ça-mets-moi-de-la-pression...
Mais il m'a écoutée. Et ce matin, au réveil, La Presse titrait : Bonne fête Schatteke !
Je l'aime.
- Je ne veux pas te mettre trop de pression, mais j'aimerais ça que mon matin de demain soit spécial.
Il m'a regardé avec ses yeux qui veulent dire: C'est-ça-mets-moi-de-la-pression...
Mais il m'a écoutée. Et ce matin, au réveil, La Presse titrait : Bonne fête Schatteke !
Je l'aime.
samedi 23 mai 2009
mercredi 20 mai 2009
Il n'a pas mis assez d'eau dans la casserole.
La marguerite de plastique est rapidement venue s'attacher au fond de la casserole, engluant du même coup les brocolis.
Pendant qu'il s'en rendait compte et essayait de limiter les dégâts en me criant de faire bouger l'air autour du détecteur de fumée, le steak a un peu trop cuit sur la plaque de gauche et les pommes qu'il faisait cuire sur la plaque de droite se sont mis à vouloir imiter la marguerite...
Bref, il a hurlé, il y avait de la fumée partout et j'ai dû faire des efforts surhumains pour ne pas éclater de rire.
Après tout, c'est moi qu'il traite de mauvaise cuisinière...
La marguerite de plastique est rapidement venue s'attacher au fond de la casserole, engluant du même coup les brocolis.
Pendant qu'il s'en rendait compte et essayait de limiter les dégâts en me criant de faire bouger l'air autour du détecteur de fumée, le steak a un peu trop cuit sur la plaque de gauche et les pommes qu'il faisait cuire sur la plaque de droite se sont mis à vouloir imiter la marguerite...
Bref, il a hurlé, il y avait de la fumée partout et j'ai dû faire des efforts surhumains pour ne pas éclater de rire.
Après tout, c'est moi qu'il traite de mauvaise cuisinière...
mardi 19 mai 2009
Je suis tombée amoureuse d'une maison.
Elle est parfaite. Un peu reculée, avec les cadres de portes et de fenêtres vert pomme, un escalier en colimaçon, une bibliothèque encastrée...
J'étais prête à tout pour elle. Devenir sage. Demander un prêt de presque un demi million, prendre des cours de maçonnerie, de plomberie, d'électricité.
À mon réveil ce matin, elle était vendue.
Elle est parfaite. Un peu reculée, avec les cadres de portes et de fenêtres vert pomme, un escalier en colimaçon, une bibliothèque encastrée...
J'étais prête à tout pour elle. Devenir sage. Demander un prêt de presque un demi million, prendre des cours de maçonnerie, de plomberie, d'électricité.
À mon réveil ce matin, elle était vendue.
mardi 12 mai 2009
J'ai rapatrié l'ordinateurs, les livres et les corrections sur les couvertures, j'ai préparé une tasse de tisane, des advils et des pastilles sur la table de chevet puis je me suis fait un collier d'une boite de mouchoirs et j'ai déclaré que le lit était mon nouveau quartier général.
Enfin, ma planque le temps que ce rhume disparaisse...
Enfin, ma planque le temps que ce rhume disparaisse...
mardi 5 mai 2009
lundi 4 mai 2009
dimanche 26 avril 2009
jeudi 23 avril 2009
lundi 20 avril 2009
samedi 18 avril 2009
Je me suis réveillée dans le noir, un vague mal de tête côté gauche. Dans mes jambes, un gros chat orange. À mes côtés, le vide.
Je me suis rappelée lui avoir presque lancé son oreiller alors qu'il ouvrait le futon. Je me suis aussi souvenue de la phrase qu'il m'avait déjà dite:
- Si je dors sur le futon un jour, ce sera la fin.
J'ai pris mon orgueil à deux mains et je suis allée le rejoindre.
Je me suis rappelée lui avoir presque lancé son oreiller alors qu'il ouvrait le futon. Je me suis aussi souvenue de la phrase qu'il m'avait déjà dite:
- Si je dors sur le futon un jour, ce sera la fin.
J'ai pris mon orgueil à deux mains et je suis allée le rejoindre.
mardi 14 avril 2009
Assise sur mon balcon qui redécouvre l'été, je me rappelle son baptême des trois vins à la St-Jean l'an dernier. D. avait laissé tomber une goutte du rosée, F. avait mal versé le blanc et en avait échappé, et je m'étais chargé d'y échapper un verre de rouge. D'ailleurs seule ma tache parait encore...
Cette année, à la St-Jean personne ne sera sur mon balcon. Sauf peut-être les chats...
D. sera en train de faire ses bagages, V. quelque part au-dessus de l'Atlantique, A. et L. à Londres, J. à Amsterdam et moi et Il en Belgique à les attendre tous pour le jour J.
Combien de dodos encore?
Cette année, à la St-Jean personne ne sera sur mon balcon. Sauf peut-être les chats...
D. sera en train de faire ses bagages, V. quelque part au-dessus de l'Atlantique, A. et L. à Londres, J. à Amsterdam et moi et Il en Belgique à les attendre tous pour le jour J.
Combien de dodos encore?
dimanche 12 avril 2009
D. a mis ses jeans déchirés, son manteau de cuir et ses lunettes soleil. J'avais malheureusement perdu les miennes, mais j'ai mis mon collier de boutons et mes talons hauts. Direction Plateau.
Notre façade a duré environ... vingt minutes. Le temps qu'il frappe un poteau de plein fouet, que mes talons s'enfoncent dans la boue et qu'on retrouve nos acolytes. Ensuite? On a applaudi, on a fait des rôties et on a oublié de se prendre au sérieux...
Notre façade a duré environ... vingt minutes. Le temps qu'il frappe un poteau de plein fouet, que mes talons s'enfoncent dans la boue et qu'on retrouve nos acolytes. Ensuite? On a applaudi, on a fait des rôties et on a oublié de se prendre au sérieux...
samedi 11 avril 2009
mardi 7 avril 2009
- Je vais aller prendre un verre avec une collègue, je rentrerai plus tard. Ça ne te pose pas de problème?
J'ai pensé: qui va me faire valser dans la cuisine pendant que le souper cuira? Qui m'embrassera quand je vais pleurer en voyant les petits porteurs de drapeau? Qui me sourira et m'enlèvera les écouteurs de sur la tête pour me ramener au monde réel?
J'ai dit:
- Tu penses que je suis capable de faire cuire des pommes et des lardons?
J'ai pensé: qui va me faire valser dans la cuisine pendant que le souper cuira? Qui m'embrassera quand je vais pleurer en voyant les petits porteurs de drapeau? Qui me sourira et m'enlèvera les écouteurs de sur la tête pour me ramener au monde réel?
J'ai dit:
- Tu penses que je suis capable de faire cuire des pommes et des lardons?
dimanche 5 avril 2009
À peine trois pas de fait dehors, je me plaignais:
- Quelle température de merde pour un dimanche, il fait froid, il vente, il n'y a même pas de soleil, je veux rentrer, c'était quoi cette idée d'aller faire les courses à pied, c'est l'hiver, c'est encore le maudit hiver qui...
Il a dit:
- Tu ne veux pas être un peu positive, dis?
- C'est une merveilleuse température pour passer son dimanche à l'intérieur! C'est mieux?
Il n'a pas répondu...
- Quelle température de merde pour un dimanche, il fait froid, il vente, il n'y a même pas de soleil, je veux rentrer, c'était quoi cette idée d'aller faire les courses à pied, c'est l'hiver, c'est encore le maudit hiver qui...
Il a dit:
- Tu ne veux pas être un peu positive, dis?
- C'est une merveilleuse température pour passer son dimanche à l'intérieur! C'est mieux?
Il n'a pas répondu...
lundi 30 mars 2009
dimanche 29 mars 2009
Je les ai tous appelés et j'ai dit:
Jeudi soir, nous faisons un souper de pauvres. Pâtes, pouding au pain et vin-le-moins-cher-possible-mais-quand-même-de-la-saq-parce-qu'après-tout-nous-ne-sommes-que-des-nouveaux-pauvres-et-qu'il-nous-faut-le-temps-de-s'habituer-à-notre-statut.
Ils ont tous été emballés par l'idée. En effet, c'est beaucoup plus sympathique de racler les fonds de nos tiroirs en groupe...
Jeudi soir, nous faisons un souper de pauvres. Pâtes, pouding au pain et vin-le-moins-cher-possible-mais-quand-même-de-la-saq-parce-qu'après-tout-nous-ne-sommes-que-des-nouveaux-pauvres-et-qu'il-nous-faut-le-temps-de-s'habituer-à-notre-statut.
Ils ont tous été emballés par l'idée. En effet, c'est beaucoup plus sympathique de racler les fonds de nos tiroirs en groupe...
mardi 24 mars 2009
lundi 16 mars 2009
vendredi 6 mars 2009
dimanche 1 février 2009
dimanche 18 janvier 2009
jeudi 8 janvier 2009
De l'autre côté de la fenêtre de mon bureau, il y a une petite cheminée solitaire sur le toit d'un vieil immeuble. De ces petites cheminées qui respirent la France et qu'on trouve si peu ici...
Un peu d'ailleurs dans mon quotidien.
Un peu de bonheur lorsque les murs me paraitront trop petit pour mes envies.
Un peu d'ailleurs dans mon quotidien.
Un peu de bonheur lorsque les murs me paraitront trop petit pour mes envies.
mercredi 7 janvier 2009
dimanche 4 janvier 2009
Laisser les mots oublier d'exister.
Entre les deux, il y a eu des parcs, des baisers volés, des promenades en voiture, trois rivières, une seule chambre d'hôtel, beaucoup de boisson, des morsures, de la gelato, des promesses non tenues et aussi des fols espoirs, des froids, plusieurs mois de silence, des hivers éloignés, des téléphones, des salles de cinéma, des mauvais films, un siège chauffant.
Et quand d'autres personnes sont venues, parce qu'il fallait bien vivre sa vie, et bien les mots sont devenus plus difficiles et ont tranquillement oublier de maintenir une conversation.
Entre les deux, il y a eu des parcs, des baisers volés, des promenades en voiture, trois rivières, une seule chambre d'hôtel, beaucoup de boisson, des morsures, de la gelato, des promesses non tenues et aussi des fols espoirs, des froids, plusieurs mois de silence, des hivers éloignés, des téléphones, des salles de cinéma, des mauvais films, un siège chauffant.
Et quand d'autres personnes sont venues, parce qu'il fallait bien vivre sa vie, et bien les mots sont devenus plus difficiles et ont tranquillement oublier de maintenir une conversation.
mercredi 17 décembre 2008
lundi 8 décembre 2008
lundi 24 novembre 2008
Le sourire de Vincent Vallières m'a fait penser à toi.
Un sourire qui se veut vrai, mais qui reste à la limite de l'arrogance et du mystère.
Je me rappelle tes lèvres.
On ne s'embrassait pas beaucoup, tu goutais le savon et je préférais tes mains sur ma peau nue.
Combien de temps déjà que j'ai changé de numéro de téléphone sans t'avertir?
Un sourire qui se veut vrai, mais qui reste à la limite de l'arrogance et du mystère.
Je me rappelle tes lèvres.
On ne s'embrassait pas beaucoup, tu goutais le savon et je préférais tes mains sur ma peau nue.
Combien de temps déjà que j'ai changé de numéro de téléphone sans t'avertir?
samedi 22 novembre 2008
dimanche 16 novembre 2008
Les chats nous ont regardé faire avec un drôle air.
Un regard en coin qui semblait dire: Il était temps. Plus que 7 mois et 12 jours avant le jour J, les cocos.
Ce fut un remue-ménage terrifiant. Il enlevait ses livres que je remplaçait par les miens et vice-versa. Nos bureaux dansaient le long des murs le temps de se trouver une place appropriée et, bien loin cachée sous mes sourires et mes niaiseries, la peur que la cohabitation, la véritable cohabitation de nos espaces bureaux, soit fatale.
Mais vingt-quatre heures plus tard, aucune bombe de larguée. C'est bon signe, non?
Un regard en coin qui semblait dire: Il était temps. Plus que 7 mois et 12 jours avant le jour J, les cocos.
Ce fut un remue-ménage terrifiant. Il enlevait ses livres que je remplaçait par les miens et vice-versa. Nos bureaux dansaient le long des murs le temps de se trouver une place appropriée et, bien loin cachée sous mes sourires et mes niaiseries, la peur que la cohabitation, la véritable cohabitation de nos espaces bureaux, soit fatale.
Mais vingt-quatre heures plus tard, aucune bombe de larguée. C'est bon signe, non?
dimanche 9 novembre 2008
samedi 8 novembre 2008
mercredi 8 octobre 2008
La sens-tu?
L'hésitation, la toute petite, lorsque mon corps vient se loger contre le tien.
L'entends-tu?
Cette musique qui accompagne mes pas et qui n'est pas la tienne? Je ne sais pas, parfois tes yeux et tes oreilles me semblent absents quand je te hurle qu'il faudrait que tu me tendes la main, maintenant.
Impérativement.
L'hésitation, la toute petite, lorsque mon corps vient se loger contre le tien.
L'entends-tu?
Cette musique qui accompagne mes pas et qui n'est pas la tienne? Je ne sais pas, parfois tes yeux et tes oreilles me semblent absents quand je te hurle qu'il faudrait que tu me tendes la main, maintenant.
Impérativement.
lundi 6 octobre 2008
dimanche 5 octobre 2008
-Et les bulles, c'est pourquoi?
Les bulles? quelles bulles?
-Celles derrière l'oreille...
Celles que je ne vois jamais, mais qui s'y sont posées un matin de février, un matin froid je me rappelle. Je n'ai presque rien senti. Juste de l'encre ancrée sous la peau.
- C'est le champagne dans ma tête
Et tellement plein d'autres choses que je ne saurais dire...
Les bulles? quelles bulles?
-Celles derrière l'oreille...
Celles que je ne vois jamais, mais qui s'y sont posées un matin de février, un matin froid je me rappelle. Je n'ai presque rien senti. Juste de l'encre ancrée sous la peau.
- C'est le champagne dans ma tête
Et tellement plein d'autres choses que je ne saurais dire...
samedi 4 octobre 2008
lundi 29 septembre 2008
dimanche 28 septembre 2008
Elle est au centre de la table. De part et d'autre, des gens qu'elle aime et qui l'aiment, qu'elle a fait sortir de leur paresse en ce dimanche très gris.
Elle rayonne, parle de torrero et de flamenco entendu dans des caves sinistres avec des inconnus rencontrés au hasard.
Entre les bouchées, des effluves de tapas, des souvenirs échappés puis repris dans nos oreilles. Et un dimanche qui coule et oublie que demain, demain, c'est lundi.
Lundi à Montréal, loin, si loin de Barcelone et en même temps si près...
Elle rayonne, parle de torrero et de flamenco entendu dans des caves sinistres avec des inconnus rencontrés au hasard.
Entre les bouchées, des effluves de tapas, des souvenirs échappés puis repris dans nos oreilles. Et un dimanche qui coule et oublie que demain, demain, c'est lundi.
Lundi à Montréal, loin, si loin de Barcelone et en même temps si près...
samedi 27 septembre 2008
J'ai retrouvé ton odeur au détour d'un magasin. Je l'ai imprimée sur un bout de papier que j'ai glissé dans ma poche et tu as passé le reste de la journée avec moi.
Ton odeur...
Ce qu'il me reste de toi avec les quelques souvenirs empilés de ton lit à la couette si douillette, de tes chemises oranges, des fausses portes sur les murs de ton corridor, du jazz que tu me faisais écouter pour me faire rire ou pleurer, selon tes humeurs.
De notre dernière balade en voiture, celle pendant laquelle on s'est lancé plusieurs méchancetés, où tu m'as dit aurevoir sans que j'aie la force de retenir la porte ou encore de te dire adieu.
Et ton odeur...
Qu'il m'est déjà arrivé de suivre dans une foule, de chercher dans des rayons et des rayons de parfum. Mais tu ne te cachais pas là.
Je voulais te le dire parce que ton odeur, après l'avoir gardée près de moi quelques jours, je l'ai offerte à quelqu'un d'autre. Peut-être pour ne plus avoir ce creux au fond du ventre, peut-être parce qu'en soi elle est merveilleuse.
Ton odeur ne t'appartient plus. Ou presque...
Ton odeur...
Ce qu'il me reste de toi avec les quelques souvenirs empilés de ton lit à la couette si douillette, de tes chemises oranges, des fausses portes sur les murs de ton corridor, du jazz que tu me faisais écouter pour me faire rire ou pleurer, selon tes humeurs.
De notre dernière balade en voiture, celle pendant laquelle on s'est lancé plusieurs méchancetés, où tu m'as dit aurevoir sans que j'aie la force de retenir la porte ou encore de te dire adieu.
Et ton odeur...
Qu'il m'est déjà arrivé de suivre dans une foule, de chercher dans des rayons et des rayons de parfum. Mais tu ne te cachais pas là.
Je voulais te le dire parce que ton odeur, après l'avoir gardée près de moi quelques jours, je l'ai offerte à quelqu'un d'autre. Peut-être pour ne plus avoir ce creux au fond du ventre, peut-être parce qu'en soi elle est merveilleuse.
Ton odeur ne t'appartient plus. Ou presque...
jeudi 11 septembre 2008
Le cadran a sonné et j'ai tendu la main machinalement pour le fermer. Trop tôt.
Presque un geste machinal, sauf que dans ma brume du matin je n'ai pas seulement appuyé sur le petit bouton magique du délai, j'ai éteint la machine.
Il faut remercier la vessie de l'homme qui l'a empêché de se rendormir.
Il a collé son corps contre le mien et, même si j'ai inconsciemment tout fait pour ne pas l'entendre, il a dit:
- Dis donc, tes élèves, ils t'attendent pour quelle heure?
Merde.
Presque un geste machinal, sauf que dans ma brume du matin je n'ai pas seulement appuyé sur le petit bouton magique du délai, j'ai éteint la machine.
Il faut remercier la vessie de l'homme qui l'a empêché de se rendormir.
Il a collé son corps contre le mien et, même si j'ai inconsciemment tout fait pour ne pas l'entendre, il a dit:
- Dis donc, tes élèves, ils t'attendent pour quelle heure?
Merde.
lundi 8 septembre 2008
Texto, il a écrit:
17h, Mont-Royal, tu me sautes au cou, je t'offre une fleur, nous nous assoyons en indiens et faisons des ahuuuum pendant 45 minutes?
C'était 4-2 Federer.
J'ai répondu:
Fais gaffe, je suis lourde.
5-2 Federer.
Il a ajouté:
Tu as atteint le cent livres?
Deux balles de manche.
J'ai rigolé devant mon écran. Les hommes ne connaissent décidément rien aux filles.
Un set à zéro.
17h, Mont-Royal, tu me sautes au cou, je t'offre une fleur, nous nous assoyons en indiens et faisons des ahuuuum pendant 45 minutes?
C'était 4-2 Federer.
J'ai répondu:
Fais gaffe, je suis lourde.
5-2 Federer.
Il a ajouté:
Tu as atteint le cent livres?
Deux balles de manche.
J'ai rigolé devant mon écran. Les hommes ne connaissent décidément rien aux filles.
Un set à zéro.
mercredi 20 août 2008
lundi 14 juillet 2008
mercredi 18 juin 2008
Lorsqu'arrive mon anniversaire, j'ai toujours cette petite déception un peu enfantine au coeur. Même si je le sais, je m'attends toujours à une journée extraordinaire. Que le ciel s'ouvre au-dessus de ma tête et que les étoiles me balancent des confettis, que mes amis débarquent à mon travail et me kidnappent pour un après-midi en campagne, que les chats se mettent à parler...
Mais non.
Il faut que je m'y fasse, mon anniversaire est une journée comme les autres. Et il y a cette petite déception qui éclate...
Mais non.
Il faut que je m'y fasse, mon anniversaire est une journée comme les autres. Et il y a cette petite déception qui éclate...
samedi 31 mai 2008
mercredi 21 mai 2008
Il a dit:
On organise une course entre les chats. Si l'agent orange gagne, je ferai la vaisselle. Si c'est mini-chose, ce sera toi.
J'ai accepté et nous avons passé les dossards aux chats avant de les installer à la ligne de départ.
Au coup de sifflet, l'agent orange était trop occupé à se faire beau pour songer à partir et mini-chose a eu tellement peur qu'elle a dédaigné le parcours proposé pour filer sous le lit.
Résultat: La vaisselle traine toujours...
On organise une course entre les chats. Si l'agent orange gagne, je ferai la vaisselle. Si c'est mini-chose, ce sera toi.
J'ai accepté et nous avons passé les dossards aux chats avant de les installer à la ligne de départ.
Au coup de sifflet, l'agent orange était trop occupé à se faire beau pour songer à partir et mini-chose a eu tellement peur qu'elle a dédaigné le parcours proposé pour filer sous le lit.
Résultat: La vaisselle traine toujours...
lundi 19 mai 2008
A n'a pas pu venir pour raisons familiales.
Il faisait plus froid que prévu, nous grelottions presque à l'ombre.
Nous n'avons trouvé qu'un frisbee rouge marqué de la feuille d'érable pour accompagner une réplique de ballon de football un peu trop mou pour être pris au sérieux.
Et il y avait ces cousines sorties de nulle part, un peu trop Françaises et un peu trop chiantes.
Mais...
C'était le premier pique-nique officiel de l'année. Et pour les fous rire, pour D qui jonglait avec les baguettes, pour le chocolat mangé en entrée, pour les quelques rayons de soleil qui ont osé nous effleurer et pour Il qui a promis a nos voisins du champagne si le minuscule ballon de football qu'Il lançait dans tous les sens atteignait leur nappe.
Pour tout ça, c'était terriblement réussi.
Il faisait plus froid que prévu, nous grelottions presque à l'ombre.
Nous n'avons trouvé qu'un frisbee rouge marqué de la feuille d'érable pour accompagner une réplique de ballon de football un peu trop mou pour être pris au sérieux.
Et il y avait ces cousines sorties de nulle part, un peu trop Françaises et un peu trop chiantes.
Mais...
C'était le premier pique-nique officiel de l'année. Et pour les fous rire, pour D qui jonglait avec les baguettes, pour le chocolat mangé en entrée, pour les quelques rayons de soleil qui ont osé nous effleurer et pour Il qui a promis a nos voisins du champagne si le minuscule ballon de football qu'Il lançait dans tous les sens atteignait leur nappe.
Pour tout ça, c'était terriblement réussi.
samedi 17 mai 2008
mardi 13 mai 2008
- Veux-tu encore des framboises?
Quelle question !
- Oui, je veux !!!
Il m'a regardé et m'a dit le plus sérieusement du monde qu'il était plus poli de dire "Oui, j'aimerais ça."
J'ai répliqué:
- Oui, bien sûr, et quand le prêtre va dire Mademoiselle voulez-vous prendre Il pour époux, je devrai aussi lui dire Oui, j'aimerais ça?
Quelle question !
- Oui, je veux !!!
Il m'a regardé et m'a dit le plus sérieusement du monde qu'il était plus poli de dire "Oui, j'aimerais ça."
J'ai répliqué:
- Oui, bien sûr, et quand le prêtre va dire Mademoiselle voulez-vous prendre Il pour époux, je devrai aussi lui dire Oui, j'aimerais ça?
lundi 12 mai 2008
Des choses qui n'arrivent qu'à moi...
J'ai dit au revoir à ma collègue, lui demandant de refermer la porte du bureau derrière elle pour me défiler des suppléances. J'avais quinze minutes avant de quitter pour mon rendez-vous avec N. J'ai ramassé les travaux, rempli quelques rapports et puis j'ai ramassé les choses et tourné la poignée... Dans le vide.
Ma collègue avait eu l'idée ingénieuse de fermer le loquet. Celui qui ne s'ouvre pas de l'intérieur.
Avant de paniquer et de courir pleurer sous mon bureau, j'ai appelé celle qui j'appelle à chaque fois que je m'engueule avec le photocopieur.
- Je suis embarrée dans mon bureau.
- Ah oui? Tu veux que je t'apporte un petit déjeuner demain?
Finalement, c'est la directrice qui est venue m'ouvrir la porte avec son double. Un grand moment de solitude...
J'ai dit au revoir à ma collègue, lui demandant de refermer la porte du bureau derrière elle pour me défiler des suppléances. J'avais quinze minutes avant de quitter pour mon rendez-vous avec N. J'ai ramassé les travaux, rempli quelques rapports et puis j'ai ramassé les choses et tourné la poignée... Dans le vide.
Ma collègue avait eu l'idée ingénieuse de fermer le loquet. Celui qui ne s'ouvre pas de l'intérieur.
Avant de paniquer et de courir pleurer sous mon bureau, j'ai appelé celle qui j'appelle à chaque fois que je m'engueule avec le photocopieur.
- Je suis embarrée dans mon bureau.
- Ah oui? Tu veux que je t'apporte un petit déjeuner demain?
Finalement, c'est la directrice qui est venue m'ouvrir la porte avec son double. Un grand moment de solitude...
samedi 10 mai 2008
Improvisation libre.
Durée: Aussi longtemps que Il le voudra.
Catégorie: Exercice trilingue, Français, Anglais et Allemand.
Thème: Présentation officielle au futur ex-collègue.
Tout a bien été jusqu'au dessert. J'étais tout sourire, mimant très bien la parfaite compréhension de tout ce qui se disait autour de la table, rigolant aux blagues dans les trois langues.
C'est la crème brûlée qui a fait craquer le masque. Ou plutôt, l'absence de crème brûlée. Lorsque la serveuse m'a dit qu'elle était désolée, mais que la réfrigération posait problème et que ce dessert-tant-attendu, cette promesse-qui-m'avait-fait-tenir-tout-le-repas, n'était pas disponible.
Alors je lui ai dit de se mettre où je pense son café au lait, j'ai sauté sur la table pour hurler que je le savais bien, qu'à Laval il était impossible d'avoir un minimum de qualité de vie, et j'ai mis mes mains sur mes oreilles le temps de foncer jusqu'à la porte en chantant la compagnie créole.
Enfin, je l'aurais fait si Il n'avait pas senti venir le danger et ne m'avait pas proposé une crème brûlée dans mon restaurant favori à la fin de la soirée. Cet homme a un sixième sens.
Durée: Aussi longtemps que Il le voudra.
Catégorie: Exercice trilingue, Français, Anglais et Allemand.
Thème: Présentation officielle au futur ex-collègue.
Tout a bien été jusqu'au dessert. J'étais tout sourire, mimant très bien la parfaite compréhension de tout ce qui se disait autour de la table, rigolant aux blagues dans les trois langues.
C'est la crème brûlée qui a fait craquer le masque. Ou plutôt, l'absence de crème brûlée. Lorsque la serveuse m'a dit qu'elle était désolée, mais que la réfrigération posait problème et que ce dessert-tant-attendu, cette promesse-qui-m'avait-fait-tenir-tout-le-repas, n'était pas disponible.
Alors je lui ai dit de se mettre où je pense son café au lait, j'ai sauté sur la table pour hurler que je le savais bien, qu'à Laval il était impossible d'avoir un minimum de qualité de vie, et j'ai mis mes mains sur mes oreilles le temps de foncer jusqu'à la porte en chantant la compagnie créole.
Enfin, je l'aurais fait si Il n'avait pas senti venir le danger et ne m'avait pas proposé une crème brûlée dans mon restaurant favori à la fin de la soirée. Cet homme a un sixième sens.
dimanche 4 mai 2008
A. a dit:
Habillez-vous bien, c'est la propriétaire qui a le contrôle du chauffage et elle a décidé qu'à partir du premier mai ce n'était plus nécessaire.
Nous sommes arrivés une demi-heure plus tard, vêtus de nos pantalons de neige, lui de sa tuque informe et moi de celle rappelant un lapin, foulard et gants de mise.
Bon, le chemin de l'aller a été ponctué de quelques humiliations, mais son regard en ouvrant la porte valait bien cet effort...
Habillez-vous bien, c'est la propriétaire qui a le contrôle du chauffage et elle a décidé qu'à partir du premier mai ce n'était plus nécessaire.
Nous sommes arrivés une demi-heure plus tard, vêtus de nos pantalons de neige, lui de sa tuque informe et moi de celle rappelant un lapin, foulard et gants de mise.
Bon, le chemin de l'aller a été ponctué de quelques humiliations, mais son regard en ouvrant la porte valait bien cet effort...
jeudi 1 mai 2008
dimanche 27 avril 2008
Une heure de badminton plus tard, je me suis écroulée sur le plancher du gymnase.
J'ai dit:
- Je suis une intello, moi, pas une sportive.
- Mens sana in corpore sano.
(J'aime tellement qu'il me parle en latin...)
- Oui et bien je m'en fous du corps, moi...
Il n'a pas répondu, mais les volants ont continué de pleuvoir...
J'ai dit:
- Je suis une intello, moi, pas une sportive.
- Mens sana in corpore sano.
(J'aime tellement qu'il me parle en latin...)
- Oui et bien je m'en fous du corps, moi...
Il n'a pas répondu, mais les volants ont continué de pleuvoir...
mercredi 23 avril 2008
Je ne l'ai pas tout de suite aimée.
Il faut dire qu'avec un nom comme K., peu de gens l'auraient aimé tout de suite.
Mais il y avait dix-sept ans que je n'avais pas franchi la porte du service de maternité et j'avais oublié, j'ai l'esprit oublieur..., qu'on est facilement épris de ces petites choses qui ne portaient qu'un nom avant d'apparaitre, fripées et émerveillées.
Je ne l'ai pas tout de suite aimée.
Ça m'a pris... un gros quart de seconde.
Il faut dire qu'avec un nom comme K., peu de gens l'auraient aimé tout de suite.
Mais il y avait dix-sept ans que je n'avais pas franchi la porte du service de maternité et j'avais oublié, j'ai l'esprit oublieur..., qu'on est facilement épris de ces petites choses qui ne portaient qu'un nom avant d'apparaitre, fripées et émerveillées.
Je ne l'ai pas tout de suite aimée.
Ça m'a pris... un gros quart de seconde.
dimanche 20 avril 2008
Il a dit:
C'est un caprice.
J'ai répliqué que ce n'était pas ça du tout, mais plutôt une rencontre, une belle rencontre, une rencontre folle, de celles qui donnent envie de tout foutre en l'air et d'accepter cette déraison, de l'amener à la maison.
Sur les marches de notre escalier, il m'a regardé caresser ce nouvel amour sans broncher.
- Tu te rends compte qu'on ne pourra jamais aller passer nos vacances en Afrique?
J'ai un cœur d'artichaut.
C'est un caprice.
J'ai répliqué que ce n'était pas ça du tout, mais plutôt une rencontre, une belle rencontre, une rencontre folle, de celles qui donnent envie de tout foutre en l'air et d'accepter cette déraison, de l'amener à la maison.
Sur les marches de notre escalier, il m'a regardé caresser ce nouvel amour sans broncher.
- Tu te rends compte qu'on ne pourra jamais aller passer nos vacances en Afrique?
J'ai un cœur d'artichaut.
jeudi 27 mars 2008
On s'est fait une montagne de nos silences et puis tour à tour on a mis la musique à fond pour que l'autre comprenne bien que l'on ne voulait rien savoir.
Ça y était. On creusait les tranchées.
J'ai gagné.
Il a pris ses choses et il est parti.
Pour je ne sais où avec un billet de retour je ne sais quand.
Bizarre, j'ai l'impression d'avoir perdu...
Ça y était. On creusait les tranchées.
J'ai gagné.
Il a pris ses choses et il est parti.
Pour je ne sais où avec un billet de retour je ne sais quand.
Bizarre, j'ai l'impression d'avoir perdu...
lundi 24 mars 2008
Malgré le soleil, menteur, qui essaie de me faire croire qu'il fait chaud de l'autre côté de la fenêtre. Je sais, moi, que si je mets le gros orteil de l'autre côté de la porte il bleuira et puis il tombera. Pouf. Mort gelé pour cause d'intolérable désir de prendre l'air.
Alors je le garde au chaud.
Et je ne sortirai pas avant que les premiers bourgeons éclosent.
Alors je le garde au chaud.
Et je ne sortirai pas avant que les premiers bourgeons éclosent.
mercredi 19 mars 2008
Il y a des flocons qui sont tombés sur toi, Sarajevo, ça donne une certaine prestance à ton charme déjà certain, ça me rappelle à toi...
Tu ne le sais pas, mais je t'aime.
De mon continent.
De mes yeux qui ne t'ont jamais vu.
Ne reste sur mes mains que la poussière de tes ruines.
Et le silence de la neige qui tombe.
Tu ne le sais pas, mais je t'aime.
De mon continent.
De mes yeux qui ne t'ont jamais vu.
Ne reste sur mes mains que la poussière de tes ruines.
Et le silence de la neige qui tombe.
Il y a un nombre incalculables de moments dans une journée où je me dis " Je pourrais..."
"Je pourrais..."
- Foutre le camp avec une valise, quelques livres, un crayon...
- Dire " Je m'en fous un peu de vos conneries"
- Sauter sur un bureau et hurler
- Oublier de mettre le cadran
- Penser " Je pourrais..." et le faire.
Mais non. Pas tout de suite, pas sur ce ton, pas dans cette formulation...
"Je pourrais..."
- Foutre le camp avec une valise, quelques livres, un crayon...
- Dire " Je m'en fous un peu de vos conneries"
- Sauter sur un bureau et hurler
- Oublier de mettre le cadran
- Penser " Je pourrais..." et le faire.
Mais non. Pas tout de suite, pas sur ce ton, pas dans cette formulation...
samedi 15 mars 2008
Parcourir le chemin entre les oreillers pour retrouver ce petit bout de sens de l'humour oublié durant la nuit.
Revenir prendre le petit déjeuner à table en acceptant qu'Il lise le cahier des sports en premier et qu'Il laisse juste assez de place pour poser une assiette et une tasse de thé.
Terminer de manger de retourner dans le lit pour voir s'il ne resterait pas un bout de bonne volonté coincé sous les draps.
Revenir prendre le petit déjeuner à table en acceptant qu'Il lise le cahier des sports en premier et qu'Il laisse juste assez de place pour poser une assiette et une tasse de thé.
Terminer de manger de retourner dans le lit pour voir s'il ne resterait pas un bout de bonne volonté coincé sous les draps.
lundi 3 mars 2008
" Dans le ciel passe un météore...
Le jour se lève et compte les morts"
Sous l'écran, mes doigts s'emballent afin que des mots s'affichent, les uns à la suite des autres, sur une fausse page blanche en cristaux liquides. Il faudrait la faire imprimer pour qu'elle existe, mais les mots, eux, sont bien là. Poser, déposer les uns à la suite des autres.
En une suite de pages.
32 hier.
11 aujourd'hui.
Et demain?
Le jour se lève et compte les morts"
Sous l'écran, mes doigts s'emballent afin que des mots s'affichent, les uns à la suite des autres, sur une fausse page blanche en cristaux liquides. Il faudrait la faire imprimer pour qu'elle existe, mais les mots, eux, sont bien là. Poser, déposer les uns à la suite des autres.
En une suite de pages.
32 hier.
11 aujourd'hui.
Et demain?
lundi 25 février 2008
dimanche 24 février 2008
Mettre de l'ordre dans sa vie comme dans une bibliothèque, choisir un rangement par collection, par grandeur, par ordre alphabétique ou pas couleur.
Ranger les trésors derrière pour que personne ne le sache, placer les livres-pas-tellement-orgueilleux un peu derrière ceux qui ont des égos. Respecter l'ordre. Placer les anciens amants derrière les boites multicolores, ranger les souvenirs par ordre d'intensité, d'odeur ou de couleur.
Ne pas sombrer.
Ranger les trésors derrière pour que personne ne le sache, placer les livres-pas-tellement-orgueilleux un peu derrière ceux qui ont des égos. Respecter l'ordre. Placer les anciens amants derrière les boites multicolores, ranger les souvenirs par ordre d'intensité, d'odeur ou de couleur.
Ne pas sombrer.
samedi 16 février 2008
Je manquais de temps pour l'anniversaire à D.
J'ai ouvert un dictionnaire, griffonné quelques définitions sur des bouts de papier que j'ai ensuite découpés. En revenant du boulot, je me suis arrêtée pour acheter un bout de carton bleu et puis, dans le métro, entre les roses des élèves et la grosse dame d'à côté, j'ai fait du bricolage.
Quelques mots épars que je savais qu'il aimerait découvrir, quelques ampoules dessinée entre les ondulations.
Un texte parce qu'il faut bien.
Et voilà.
Je suis passée en vitesse à son appartement, j'ai glissé la carte sur l'oreiller et j'ai filé.
Le lendemain, son éclat de rire dans un courriel.
Merci, il a dit.
Goémonier. n.m.
Récolteur de goémon.
J'ai ouvert un dictionnaire, griffonné quelques définitions sur des bouts de papier que j'ai ensuite découpés. En revenant du boulot, je me suis arrêtée pour acheter un bout de carton bleu et puis, dans le métro, entre les roses des élèves et la grosse dame d'à côté, j'ai fait du bricolage.
Quelques mots épars que je savais qu'il aimerait découvrir, quelques ampoules dessinée entre les ondulations.
Un texte parce qu'il faut bien.
Et voilà.
Je suis passée en vitesse à son appartement, j'ai glissé la carte sur l'oreiller et j'ai filé.
Le lendemain, son éclat de rire dans un courriel.
Merci, il a dit.
Goémonier. n.m.
Récolteur de goémon.
vendredi 15 février 2008
Apprivoiser la solitude.
Ces moments de veille où la soirée s'étire et où l'appétit grignote l'intérieur de mon ventre.
Préparer l'attente en se composant des choses à faire, des collation de survie.
Attendre.
Et puis entendre le grincement des escaliers.
Voir les oreilles du chat se dresser.
Sentir dans le corps le petit frisson quotidien.
Et l'embrasser.
Pour la bienvenue, pour lui faire sentir la faim et pour le plaisir.
Simplement.
Ces moments de veille où la soirée s'étire et où l'appétit grignote l'intérieur de mon ventre.
Préparer l'attente en se composant des choses à faire, des collation de survie.
Attendre.
Et puis entendre le grincement des escaliers.
Voir les oreilles du chat se dresser.
Sentir dans le corps le petit frisson quotidien.
Et l'embrasser.
Pour la bienvenue, pour lui faire sentir la faim et pour le plaisir.
Simplement.
dimanche 10 février 2008
samedi 2 février 2008
Faire de la poésie avec une réflexion de cinq pages sur un thème barbant et imposé.
Ne pas paniquer.
Glisser ici et là des termes comme élucubration et tempête.
Laisser des blancs où il ne faut pas.
Recourir à des citations de mots cousins pour faire miroir.
Faire trop de paragraphes pour pas assez de mots.
Espérer.
Ne pas paniquer.
Glisser ici et là des termes comme élucubration et tempête.
Laisser des blancs où il ne faut pas.
Recourir à des citations de mots cousins pour faire miroir.
Faire trop de paragraphes pour pas assez de mots.
Espérer.
vendredi 1 février 2008
J'ai dit:
Je suis trop petite. On pourrait leur dire que j'ai attrapé la Tourista imaginaire parce que A. est au Cambodge et qu'elle m'envoie des mauvaises ondes et que c'est très contagieux? Ou bien que je suis tellement une fée du logis parfaite que je suis occupée à faire sécher les draps avec mon souffle? Ou encore que je suis allergique à l'air de l'est de Montréal et que je ne peux me rendre, malgré toute ma bonne volonté ?
Il a été intraitable.
Je suis trop petite. On pourrait leur dire que j'ai attrapé la Tourista imaginaire parce que A. est au Cambodge et qu'elle m'envoie des mauvaises ondes et que c'est très contagieux? Ou bien que je suis tellement une fée du logis parfaite que je suis occupée à faire sécher les draps avec mon souffle? Ou encore que je suis allergique à l'air de l'est de Montréal et que je ne peux me rendre, malgré toute ma bonne volonté ?
Il a été intraitable.
mardi 22 janvier 2008
Je leur ai dit:
Je n'avais pas confiance en vous. Je ne vous en croyais pas capable et j'ai même pensé annuler l'activité avant même de commencer. Mais je me suis trompée. Vous avez été parfaits. Et c'est pour ça que je continue, chaque jour, à me casser la tête pour mettre de la poésie dans votre vie.
Merci.
Je n'avais pas confiance en vous. Je ne vous en croyais pas capable et j'ai même pensé annuler l'activité avant même de commencer. Mais je me suis trompée. Vous avez été parfaits. Et c'est pour ça que je continue, chaque jour, à me casser la tête pour mettre de la poésie dans votre vie.
Merci.
dimanche 20 janvier 2008
samedi 19 janvier 2008
mercredi 16 janvier 2008
J'ai brisé la photocopieuse.
Je voulais quelques copies pour la récupération, rien de bien compliqué, seulement un paquet de feuilles un peu difformes, recto-verso, broché-pour emporter. Et les quatre premières ont été parfaits mais...
Beep.
La machine m'a appelée. Sur l'écran il y avait un petit dessin pour indiquer comment la réparer. J'ai regardé le dessin. La machine. Le dessin. La machine.
Et je me suis enfuie. Vite, vite. Sans le dire à personne. Sans suivre la procédure qui implique de téléphoner à la responsable et de lui expliquer le problème. J'ai mis l'oreille à la porte pour m'assurer qu'il ne venait personne dans le corridor et puis zou! j'ai filé jusqu'à mon bureau.
Je suis lâche.
Je voulais quelques copies pour la récupération, rien de bien compliqué, seulement un paquet de feuilles un peu difformes, recto-verso, broché-pour emporter. Et les quatre premières ont été parfaits mais...
Beep.
La machine m'a appelée. Sur l'écran il y avait un petit dessin pour indiquer comment la réparer. J'ai regardé le dessin. La machine. Le dessin. La machine.
Et je me suis enfuie. Vite, vite. Sans le dire à personne. Sans suivre la procédure qui implique de téléphoner à la responsable et de lui expliquer le problème. J'ai mis l'oreille à la porte pour m'assurer qu'il ne venait personne dans le corridor et puis zou! j'ai filé jusqu'à mon bureau.
Je suis lâche.
mardi 15 janvier 2008
Une demi-heure avant le chant du réveil, c'est le chat qui sent l'appel et échauffe ses cordes vocales.
J'ouvre un oeil, la tête collée contre le dos de. J'attends. Encore un miaulement. Ce n'est pas un échauffement, c'est un exercice d'endurance. Je serre un peu ma main sur son ventre. Est-il réveillé? J'attends en laissant mes oreilles s'endurcir. Peut-être a-t-il mis des bouchons avant de dormir? Je laisse ma main remonter le long de son torse et glisser jusqu'à l'oreille. Le tympan est libre.
- J'ai compris.
Je relâche la pression de mon corps, il se lève, s'arme de la bouteille d'eau. La course sera longue à travers l'appartement. D'ailleurs je crois que le chat miaule juste pour cela. Le voir courir presque nu, encore endormi, en criant qu'il va le noyer, encore trop pâteux pour avoir un tir précis.
Enfouie sous les couvertures, je pense que la vie est belle.
J'ouvre un oeil, la tête collée contre le dos de. J'attends. Encore un miaulement. Ce n'est pas un échauffement, c'est un exercice d'endurance. Je serre un peu ma main sur son ventre. Est-il réveillé? J'attends en laissant mes oreilles s'endurcir. Peut-être a-t-il mis des bouchons avant de dormir? Je laisse ma main remonter le long de son torse et glisser jusqu'à l'oreille. Le tympan est libre.
- J'ai compris.
Je relâche la pression de mon corps, il se lève, s'arme de la bouteille d'eau. La course sera longue à travers l'appartement. D'ailleurs je crois que le chat miaule juste pour cela. Le voir courir presque nu, encore endormi, en criant qu'il va le noyer, encore trop pâteux pour avoir un tir précis.
Enfouie sous les couvertures, je pense que la vie est belle.
lundi 14 janvier 2008
Il y a eu un long silence puis il l'a murmuré.
Sans bouger la moindre parcelle de mon corps, je l'ai giflé. Pour tout ce temps où j'avais, quelque part au fond de la tête ou du coeur, peu importe, espéré. Pour ces mois où la distance avait amenuisé l'envie. Pour ce retour qui avait fait presque basculer le navire. Parce que le dire à ce moment là c'était à la fois trop tard et trop dangereux.
J'ai fait semblant de ne pas comprendre, je suis retournée de mon côté du divan et j'ai recommencé à avoir une vie normale.
Sans bouger la moindre parcelle de mon corps, je l'ai giflé. Pour tout ce temps où j'avais, quelque part au fond de la tête ou du coeur, peu importe, espéré. Pour ces mois où la distance avait amenuisé l'envie. Pour ce retour qui avait fait presque basculer le navire. Parce que le dire à ce moment là c'était à la fois trop tard et trop dangereux.
J'ai fait semblant de ne pas comprendre, je suis retournée de mon côté du divan et j'ai recommencé à avoir une vie normale.
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