samedi 23 mai 2009
mercredi 20 mai 2009
La marguerite de plastique est rapidement venue s'attacher au fond de la casserole, engluant du même coup les brocolis.
Pendant qu'il s'en rendait compte et essayait de limiter les dégâts en me criant de faire bouger l'air autour du détecteur de fumée, le steak a un peu trop cuit sur la plaque de gauche et les pommes qu'il faisait cuire sur la plaque de droite se sont mis à vouloir imiter la marguerite...
Bref, il a hurlé, il y avait de la fumée partout et j'ai dû faire des efforts surhumains pour ne pas éclater de rire.
Après tout, c'est moi qu'il traite de mauvaise cuisinière...
mardi 19 mai 2009
Elle est parfaite. Un peu reculée, avec les cadres de portes et de fenêtres vert pomme, un escalier en colimaçon, une bibliothèque encastrée...
J'étais prête à tout pour elle. Devenir sage. Demander un prêt de presque un demi million, prendre des cours de maçonnerie, de plomberie, d'électricité.
À mon réveil ce matin, elle était vendue.
mardi 12 mai 2009
Enfin, ma planque le temps que ce rhume disparaisse...
mardi 5 mai 2009
lundi 4 mai 2009
dimanche 26 avril 2009
jeudi 23 avril 2009
lundi 20 avril 2009
samedi 18 avril 2009
Je me suis rappelée lui avoir presque lancé son oreiller alors qu'il ouvrait le futon. Je me suis aussi souvenue de la phrase qu'il m'avait déjà dite:
- Si je dors sur le futon un jour, ce sera la fin.
J'ai pris mon orgueil à deux mains et je suis allée le rejoindre.
mardi 14 avril 2009
Cette année, à la St-Jean personne ne sera sur mon balcon. Sauf peut-être les chats...
D. sera en train de faire ses bagages, V. quelque part au-dessus de l'Atlantique, A. et L. à Londres, J. à Amsterdam et moi et Il en Belgique à les attendre tous pour le jour J.
Combien de dodos encore?
dimanche 12 avril 2009
Notre façade a duré environ... vingt minutes. Le temps qu'il frappe un poteau de plein fouet, que mes talons s'enfoncent dans la boue et qu'on retrouve nos acolytes. Ensuite? On a applaudi, on a fait des rôties et on a oublié de se prendre au sérieux...
samedi 11 avril 2009
mardi 7 avril 2009
J'ai pensé: qui va me faire valser dans la cuisine pendant que le souper cuira? Qui m'embrassera quand je vais pleurer en voyant les petits porteurs de drapeau? Qui me sourira et m'enlèvera les écouteurs de sur la tête pour me ramener au monde réel?
J'ai dit:
- Tu penses que je suis capable de faire cuire des pommes et des lardons?
dimanche 5 avril 2009
- Quelle température de merde pour un dimanche, il fait froid, il vente, il n'y a même pas de soleil, je veux rentrer, c'était quoi cette idée d'aller faire les courses à pied, c'est l'hiver, c'est encore le maudit hiver qui...
Il a dit:
- Tu ne veux pas être un peu positive, dis?
- C'est une merveilleuse température pour passer son dimanche à l'intérieur! C'est mieux?
Il n'a pas répondu...
lundi 30 mars 2009
dimanche 29 mars 2009
Jeudi soir, nous faisons un souper de pauvres. Pâtes, pouding au pain et vin-le-moins-cher-possible-mais-quand-même-de-la-saq-parce-qu'après-tout-nous-ne-sommes-que-des-nouveaux-pauvres-et-qu'il-nous-faut-le-temps-de-s'habituer-à-notre-statut.
Ils ont tous été emballés par l'idée. En effet, c'est beaucoup plus sympathique de racler les fonds de nos tiroirs en groupe...
mardi 24 mars 2009
lundi 16 mars 2009
vendredi 6 mars 2009
dimanche 1 février 2009
dimanche 18 janvier 2009
jeudi 8 janvier 2009
Un peu d'ailleurs dans mon quotidien.
Un peu de bonheur lorsque les murs me paraitront trop petit pour mes envies.
mercredi 7 janvier 2009
dimanche 4 janvier 2009
Entre les deux, il y a eu des parcs, des baisers volés, des promenades en voiture, trois rivières, une seule chambre d'hôtel, beaucoup de boisson, des morsures, de la gelato, des promesses non tenues et aussi des fols espoirs, des froids, plusieurs mois de silence, des hivers éloignés, des téléphones, des salles de cinéma, des mauvais films, un siège chauffant.
Et quand d'autres personnes sont venues, parce qu'il fallait bien vivre sa vie, et bien les mots sont devenus plus difficiles et ont tranquillement oublier de maintenir une conversation.
mercredi 17 décembre 2008
lundi 8 décembre 2008
lundi 24 novembre 2008
Un sourire qui se veut vrai, mais qui reste à la limite de l'arrogance et du mystère.
Je me rappelle tes lèvres.
On ne s'embrassait pas beaucoup, tu goutais le savon et je préférais tes mains sur ma peau nue.
Combien de temps déjà que j'ai changé de numéro de téléphone sans t'avertir?
samedi 22 novembre 2008
dimanche 16 novembre 2008
Un regard en coin qui semblait dire: Il était temps. Plus que 7 mois et 12 jours avant le jour J, les cocos.
Ce fut un remue-ménage terrifiant. Il enlevait ses livres que je remplaçait par les miens et vice-versa. Nos bureaux dansaient le long des murs le temps de se trouver une place appropriée et, bien loin cachée sous mes sourires et mes niaiseries, la peur que la cohabitation, la véritable cohabitation de nos espaces bureaux, soit fatale.
Mais vingt-quatre heures plus tard, aucune bombe de larguée. C'est bon signe, non?
dimanche 9 novembre 2008
samedi 8 novembre 2008
mercredi 8 octobre 2008
L'hésitation, la toute petite, lorsque mon corps vient se loger contre le tien.
L'entends-tu?
Cette musique qui accompagne mes pas et qui n'est pas la tienne? Je ne sais pas, parfois tes yeux et tes oreilles me semblent absents quand je te hurle qu'il faudrait que tu me tendes la main, maintenant.
Impérativement.
lundi 6 octobre 2008
dimanche 5 octobre 2008
Les bulles? quelles bulles?
-Celles derrière l'oreille...
Celles que je ne vois jamais, mais qui s'y sont posées un matin de février, un matin froid je me rappelle. Je n'ai presque rien senti. Juste de l'encre ancrée sous la peau.
- C'est le champagne dans ma tête
Et tellement plein d'autres choses que je ne saurais dire...
samedi 4 octobre 2008
lundi 29 septembre 2008
dimanche 28 septembre 2008
Elle rayonne, parle de torrero et de flamenco entendu dans des caves sinistres avec des inconnus rencontrés au hasard.
Entre les bouchées, des effluves de tapas, des souvenirs échappés puis repris dans nos oreilles. Et un dimanche qui coule et oublie que demain, demain, c'est lundi.
Lundi à Montréal, loin, si loin de Barcelone et en même temps si près...
samedi 27 septembre 2008
Ton odeur...
Ce qu'il me reste de toi avec les quelques souvenirs empilés de ton lit à la couette si douillette, de tes chemises oranges, des fausses portes sur les murs de ton corridor, du jazz que tu me faisais écouter pour me faire rire ou pleurer, selon tes humeurs.
De notre dernière balade en voiture, celle pendant laquelle on s'est lancé plusieurs méchancetés, où tu m'as dit aurevoir sans que j'aie la force de retenir la porte ou encore de te dire adieu.
Et ton odeur...
Qu'il m'est déjà arrivé de suivre dans une foule, de chercher dans des rayons et des rayons de parfum. Mais tu ne te cachais pas là.
Je voulais te le dire parce que ton odeur, après l'avoir gardée près de moi quelques jours, je l'ai offerte à quelqu'un d'autre. Peut-être pour ne plus avoir ce creux au fond du ventre, peut-être parce qu'en soi elle est merveilleuse.
Ton odeur ne t'appartient plus. Ou presque...
jeudi 11 septembre 2008
Presque un geste machinal, sauf que dans ma brume du matin je n'ai pas seulement appuyé sur le petit bouton magique du délai, j'ai éteint la machine.
Il faut remercier la vessie de l'homme qui l'a empêché de se rendormir.
Il a collé son corps contre le mien et, même si j'ai inconsciemment tout fait pour ne pas l'entendre, il a dit:
- Dis donc, tes élèves, ils t'attendent pour quelle heure?
Merde.
lundi 8 septembre 2008
17h, Mont-Royal, tu me sautes au cou, je t'offre une fleur, nous nous assoyons en indiens et faisons des ahuuuum pendant 45 minutes?
C'était 4-2 Federer.
J'ai répondu:
Fais gaffe, je suis lourde.
5-2 Federer.
Il a ajouté:
Tu as atteint le cent livres?
Deux balles de manche.
J'ai rigolé devant mon écran. Les hommes ne connaissent décidément rien aux filles.
Un set à zéro.
mercredi 20 août 2008
lundi 14 juillet 2008
mercredi 18 juin 2008
Mais non.
Il faut que je m'y fasse, mon anniversaire est une journée comme les autres. Et il y a cette petite déception qui éclate...
samedi 31 mai 2008
mercredi 21 mai 2008
On organise une course entre les chats. Si l'agent orange gagne, je ferai la vaisselle. Si c'est mini-chose, ce sera toi.
J'ai accepté et nous avons passé les dossards aux chats avant de les installer à la ligne de départ.
Au coup de sifflet, l'agent orange était trop occupé à se faire beau pour songer à partir et mini-chose a eu tellement peur qu'elle a dédaigné le parcours proposé pour filer sous le lit.
Résultat: La vaisselle traine toujours...
lundi 19 mai 2008
Il faisait plus froid que prévu, nous grelottions presque à l'ombre.
Nous n'avons trouvé qu'un frisbee rouge marqué de la feuille d'érable pour accompagner une réplique de ballon de football un peu trop mou pour être pris au sérieux.
Et il y avait ces cousines sorties de nulle part, un peu trop Françaises et un peu trop chiantes.
Mais...
C'était le premier pique-nique officiel de l'année. Et pour les fous rire, pour D qui jonglait avec les baguettes, pour le chocolat mangé en entrée, pour les quelques rayons de soleil qui ont osé nous effleurer et pour Il qui a promis a nos voisins du champagne si le minuscule ballon de football qu'Il lançait dans tous les sens atteignait leur nappe.
Pour tout ça, c'était terriblement réussi.
samedi 17 mai 2008
mardi 13 mai 2008
Quelle question !
- Oui, je veux !!!
Il m'a regardé et m'a dit le plus sérieusement du monde qu'il était plus poli de dire "Oui, j'aimerais ça."
J'ai répliqué:
- Oui, bien sûr, et quand le prêtre va dire Mademoiselle voulez-vous prendre Il pour époux, je devrai aussi lui dire Oui, j'aimerais ça?
lundi 12 mai 2008
J'ai dit au revoir à ma collègue, lui demandant de refermer la porte du bureau derrière elle pour me défiler des suppléances. J'avais quinze minutes avant de quitter pour mon rendez-vous avec N. J'ai ramassé les travaux, rempli quelques rapports et puis j'ai ramassé les choses et tourné la poignée... Dans le vide.
Ma collègue avait eu l'idée ingénieuse de fermer le loquet. Celui qui ne s'ouvre pas de l'intérieur.
Avant de paniquer et de courir pleurer sous mon bureau, j'ai appelé celle qui j'appelle à chaque fois que je m'engueule avec le photocopieur.
- Je suis embarrée dans mon bureau.
- Ah oui? Tu veux que je t'apporte un petit déjeuner demain?
Finalement, c'est la directrice qui est venue m'ouvrir la porte avec son double. Un grand moment de solitude...
samedi 10 mai 2008
Durée: Aussi longtemps que Il le voudra.
Catégorie: Exercice trilingue, Français, Anglais et Allemand.
Thème: Présentation officielle au futur ex-collègue.
Tout a bien été jusqu'au dessert. J'étais tout sourire, mimant très bien la parfaite compréhension de tout ce qui se disait autour de la table, rigolant aux blagues dans les trois langues.
C'est la crème brûlée qui a fait craquer le masque. Ou plutôt, l'absence de crème brûlée. Lorsque la serveuse m'a dit qu'elle était désolée, mais que la réfrigération posait problème et que ce dessert-tant-attendu, cette promesse-qui-m'avait-fait-tenir-tout-le-repas, n'était pas disponible.
Alors je lui ai dit de se mettre où je pense son café au lait, j'ai sauté sur la table pour hurler que je le savais bien, qu'à Laval il était impossible d'avoir un minimum de qualité de vie, et j'ai mis mes mains sur mes oreilles le temps de foncer jusqu'à la porte en chantant la compagnie créole.
Enfin, je l'aurais fait si Il n'avait pas senti venir le danger et ne m'avait pas proposé une crème brûlée dans mon restaurant favori à la fin de la soirée. Cet homme a un sixième sens.
dimanche 4 mai 2008
Habillez-vous bien, c'est la propriétaire qui a le contrôle du chauffage et elle a décidé qu'à partir du premier mai ce n'était plus nécessaire.
Nous sommes arrivés une demi-heure plus tard, vêtus de nos pantalons de neige, lui de sa tuque informe et moi de celle rappelant un lapin, foulard et gants de mise.
Bon, le chemin de l'aller a été ponctué de quelques humiliations, mais son regard en ouvrant la porte valait bien cet effort...
jeudi 1 mai 2008
dimanche 27 avril 2008
J'ai dit:
- Je suis une intello, moi, pas une sportive.
- Mens sana in corpore sano.
(J'aime tellement qu'il me parle en latin...)
- Oui et bien je m'en fous du corps, moi...
Il n'a pas répondu, mais les volants ont continué de pleuvoir...
mercredi 23 avril 2008
Il faut dire qu'avec un nom comme K., peu de gens l'auraient aimé tout de suite.
Mais il y avait dix-sept ans que je n'avais pas franchi la porte du service de maternité et j'avais oublié, j'ai l'esprit oublieur..., qu'on est facilement épris de ces petites choses qui ne portaient qu'un nom avant d'apparaitre, fripées et émerveillées.
Je ne l'ai pas tout de suite aimée.
Ça m'a pris... un gros quart de seconde.
dimanche 20 avril 2008
C'est un caprice.
J'ai répliqué que ce n'était pas ça du tout, mais plutôt une rencontre, une belle rencontre, une rencontre folle, de celles qui donnent envie de tout foutre en l'air et d'accepter cette déraison, de l'amener à la maison.
Sur les marches de notre escalier, il m'a regardé caresser ce nouvel amour sans broncher.
- Tu te rends compte qu'on ne pourra jamais aller passer nos vacances en Afrique?
J'ai un cœur d'artichaut.
jeudi 27 mars 2008
Ça y était. On creusait les tranchées.
J'ai gagné.
Il a pris ses choses et il est parti.
Pour je ne sais où avec un billet de retour je ne sais quand.
Bizarre, j'ai l'impression d'avoir perdu...
lundi 24 mars 2008
Alors je le garde au chaud.
Et je ne sortirai pas avant que les premiers bourgeons éclosent.
mercredi 19 mars 2008
Tu ne le sais pas, mais je t'aime.
De mon continent.
De mes yeux qui ne t'ont jamais vu.
Ne reste sur mes mains que la poussière de tes ruines.
Et le silence de la neige qui tombe.
"Je pourrais..."
- Foutre le camp avec une valise, quelques livres, un crayon...
- Dire " Je m'en fous un peu de vos conneries"
- Sauter sur un bureau et hurler
- Oublier de mettre le cadran
- Penser " Je pourrais..." et le faire.
Mais non. Pas tout de suite, pas sur ce ton, pas dans cette formulation...
samedi 15 mars 2008
Revenir prendre le petit déjeuner à table en acceptant qu'Il lise le cahier des sports en premier et qu'Il laisse juste assez de place pour poser une assiette et une tasse de thé.
Terminer de manger de retourner dans le lit pour voir s'il ne resterait pas un bout de bonne volonté coincé sous les draps.
lundi 3 mars 2008
Le jour se lève et compte les morts"
Sous l'écran, mes doigts s'emballent afin que des mots s'affichent, les uns à la suite des autres, sur une fausse page blanche en cristaux liquides. Il faudrait la faire imprimer pour qu'elle existe, mais les mots, eux, sont bien là. Poser, déposer les uns à la suite des autres.
En une suite de pages.
32 hier.
11 aujourd'hui.
Et demain?
lundi 25 février 2008
dimanche 24 février 2008
Ranger les trésors derrière pour que personne ne le sache, placer les livres-pas-tellement-orgueilleux un peu derrière ceux qui ont des égos. Respecter l'ordre. Placer les anciens amants derrière les boites multicolores, ranger les souvenirs par ordre d'intensité, d'odeur ou de couleur.
Ne pas sombrer.
samedi 16 février 2008
J'ai ouvert un dictionnaire, griffonné quelques définitions sur des bouts de papier que j'ai ensuite découpés. En revenant du boulot, je me suis arrêtée pour acheter un bout de carton bleu et puis, dans le métro, entre les roses des élèves et la grosse dame d'à côté, j'ai fait du bricolage.
Quelques mots épars que je savais qu'il aimerait découvrir, quelques ampoules dessinée entre les ondulations.
Un texte parce qu'il faut bien.
Et voilà.
Je suis passée en vitesse à son appartement, j'ai glissé la carte sur l'oreiller et j'ai filé.
Le lendemain, son éclat de rire dans un courriel.
Merci, il a dit.
Goémonier. n.m.
Récolteur de goémon.
vendredi 15 février 2008
Ces moments de veille où la soirée s'étire et où l'appétit grignote l'intérieur de mon ventre.
Préparer l'attente en se composant des choses à faire, des collation de survie.
Attendre.
Et puis entendre le grincement des escaliers.
Voir les oreilles du chat se dresser.
Sentir dans le corps le petit frisson quotidien.
Et l'embrasser.
Pour la bienvenue, pour lui faire sentir la faim et pour le plaisir.
Simplement.
dimanche 10 février 2008
samedi 2 février 2008
Ne pas paniquer.
Glisser ici et là des termes comme élucubration et tempête.
Laisser des blancs où il ne faut pas.
Recourir à des citations de mots cousins pour faire miroir.
Faire trop de paragraphes pour pas assez de mots.
Espérer.
vendredi 1 février 2008
Je suis trop petite. On pourrait leur dire que j'ai attrapé la Tourista imaginaire parce que A. est au Cambodge et qu'elle m'envoie des mauvaises ondes et que c'est très contagieux? Ou bien que je suis tellement une fée du logis parfaite que je suis occupée à faire sécher les draps avec mon souffle? Ou encore que je suis allergique à l'air de l'est de Montréal et que je ne peux me rendre, malgré toute ma bonne volonté ?
Il a été intraitable.
mardi 22 janvier 2008
Je n'avais pas confiance en vous. Je ne vous en croyais pas capable et j'ai même pensé annuler l'activité avant même de commencer. Mais je me suis trompée. Vous avez été parfaits. Et c'est pour ça que je continue, chaque jour, à me casser la tête pour mettre de la poésie dans votre vie.
Merci.
dimanche 20 janvier 2008
samedi 19 janvier 2008
mercredi 16 janvier 2008
Je voulais quelques copies pour la récupération, rien de bien compliqué, seulement un paquet de feuilles un peu difformes, recto-verso, broché-pour emporter. Et les quatre premières ont été parfaits mais...
Beep.
La machine m'a appelée. Sur l'écran il y avait un petit dessin pour indiquer comment la réparer. J'ai regardé le dessin. La machine. Le dessin. La machine.
Et je me suis enfuie. Vite, vite. Sans le dire à personne. Sans suivre la procédure qui implique de téléphoner à la responsable et de lui expliquer le problème. J'ai mis l'oreille à la porte pour m'assurer qu'il ne venait personne dans le corridor et puis zou! j'ai filé jusqu'à mon bureau.
Je suis lâche.
mardi 15 janvier 2008
J'ouvre un oeil, la tête collée contre le dos de. J'attends. Encore un miaulement. Ce n'est pas un échauffement, c'est un exercice d'endurance. Je serre un peu ma main sur son ventre. Est-il réveillé? J'attends en laissant mes oreilles s'endurcir. Peut-être a-t-il mis des bouchons avant de dormir? Je laisse ma main remonter le long de son torse et glisser jusqu'à l'oreille. Le tympan est libre.
- J'ai compris.
Je relâche la pression de mon corps, il se lève, s'arme de la bouteille d'eau. La course sera longue à travers l'appartement. D'ailleurs je crois que le chat miaule juste pour cela. Le voir courir presque nu, encore endormi, en criant qu'il va le noyer, encore trop pâteux pour avoir un tir précis.
Enfouie sous les couvertures, je pense que la vie est belle.
lundi 14 janvier 2008
Sans bouger la moindre parcelle de mon corps, je l'ai giflé. Pour tout ce temps où j'avais, quelque part au fond de la tête ou du coeur, peu importe, espéré. Pour ces mois où la distance avait amenuisé l'envie. Pour ce retour qui avait fait presque basculer le navire. Parce que le dire à ce moment là c'était à la fois trop tard et trop dangereux.
J'ai fait semblant de ne pas comprendre, je suis retournée de mon côté du divan et j'ai recommencé à avoir une vie normale.
lundi 17 décembre 2007
samedi 8 décembre 2007
jeudi 6 décembre 2007
samedi 24 novembre 2007
C'est le sentiment de malaise dans tout le corps qui est annonciateur. Comme le lendemain d'une fête terrifiante, le coeur qui ballote doucement, la tête qui chavire aux mouvements rapides.
Un sentiment de malaise causé par aucune fête.
Juste l'envie de tout foutre en l'air.
Des journées où même si le monde est parfait, il enferme. Il referme. Il écrase.
Des journées où j'ai envie de lui crier de s'enfuir le plus loin possible pendant vingt-quatre heures parce que je pourrais avouer des choses horribles qui ne se sont peut-être produites qu'en rêve, lancer des assiettes, faire mes valises ou les siennes.
Aujourd'hui est une journée comme cela. La tête dans la musique, j'attends son retour.
jeudi 22 novembre 2007
samedi 29 septembre 2007
mercredi 26 septembre 2007
mercredi 19 septembre 2007
mardi 18 septembre 2007
Terminées ses attaches de nuit où contre les cauchemars il y a le corps de l'autre qui protège.
Il faut réapprendre à se calmer seule.
À trouver ses propres solutions, le soir venu, pour affronter demain.
Alors que tout parait si simple, voilà que sans l'autre il faut orchestrer le départ. Je n'ai jamais été musicienne.
vendredi 14 septembre 2007
dimanche 9 septembre 2007
samedi 25 août 2007
vendredi 17 août 2007
Aller acheter du vin, rouge de préférence et avec une jolie étiquette.
Remettre l'épicerie à plus tard.
Mettre ses plus jolis sous-vêtements.
Ajuster sa plus belle petite robe.
Remettre l'épicerie à plus tard.
Appeler copain pour vérifier l'heure à laquelle il termine.
Vider la bouteille de vin toute seule.
jeudi 16 août 2007
mercredi 8 août 2007
Rita faisait un drôle de bruit depuis quelques jours.
J'ai commencé par faire semblant de rien, puis j'ai pratiqué l'ignorance intentionnelle avant de simplement mettre la musique dans le tapis.
Mais je n'y pouvais rien, l'anxiété grimpait...
Alors j'ai essayé de faire pitié et de convaincre A. d'amener la malade au garage, mais ses horaires impossibles ainsi que sa forte propension à me pousser dans le vide lui ont permis de résister. Il m'a assuré que "son" garagiste était un gentilhomme et que je n'avais pas à être inquiète.
J’ai résisté encore deux jours mais…Tic.Tic.Tic.
J'avais l'impression d'être assise sur une bombe.
Alors ce matin j'ai pris mon courage à quatre mains et je me suis pointée, terrorisée, au garage du coin.
-Bonjour ma belle !
Il m'a fait bougé ma voiture et m’a amené faire un tour afin de démystifier le bruit. Ce n’est qu’une fois assise sur le siège du passager que je me suis aperçu que le tic régulier provenait de la boite à gants. Quelques disques qui s’entrechoquent…
Le garagiste a en effet été très galant. Il m’a expliqué ce que je devais vérifier avant de m’inquiéter et il n’a pas fait allusion à la boite à gants.
Rouge pivoine, je l’ai remercié et, dignement, j’ai repris la route.
*rire* Honte…
samedi 4 août 2007
"Tu n'en trouveras pas deux comme lui. Regarde, juste hier, J. qui t'appelle à deux heures du matin parce qu'il s'endort sur la route et qu'il veut que tu le tiennes éveillé et puis Monsieur M à neuf heures du matin qui t'entraine prendre un déjeuner. Et lui? Tout sourire, il te dit à plus tard et il sera encore là quand tu reviendras. Prends en soin."