J'ai acheté un bloc de post-it muticolore.
Jes vais en mettre partout.
Le long du corridor avec le nom des jours de la semaine pour pouvoir les arracher, les biffer, les rayer, les donner à manger au chat.
Sur le réfrigérateur, pour se souvenir de ne pas oublier de...
Sous l'oreiller, pour y écrire des rêves à faire et à devenir, y noter les idées folles qui me passent par la tête la nuit et que j'ai oublié au matin.
Dans l'agenda, pour cacher les dessins qui cachent les responsabilités.
Sur mon ventre.
jeudi 18 janvier 2007
mardi 16 janvier 2007
Dans le noir, nous avons dit:
Le couple, c'est hors de question.
Faisons un duo.
Je serai violoncelliste et toi joueur de piano. Nous créerons des harmonies sans bruits lorsque les murs auront des oreilles et nous ferons tintamarre en privée.
Au matin, je lui ai murmuré à l'oreille:
Va rejoindre ta clarinettiste...
Le couple, c'est hors de question.
Faisons un duo.
Je serai violoncelliste et toi joueur de piano. Nous créerons des harmonies sans bruits lorsque les murs auront des oreilles et nous ferons tintamarre en privée.
Au matin, je lui ai murmuré à l'oreille:
Va rejoindre ta clarinettiste...
lundi 15 janvier 2007
Z.
Nous avons parlé de mon déménagement prochain, de son changement de carrière, de sa fuite possible du vieux continent, d'une éventuelle visite, de la proximité.
Il a dit:
Tu n'aimes pas être près de moi?
J'ai dit:
Je ne sais pas, il y a trop longtemps.
Il y a eu un silence qui s'est étiré. Il voulait me faire sentir que ma phrase avait été un reproche alors que c'était la sienne qui n'était que pure provocation
Il a dit:
Tu as raison, il y a trop longtemps, je ne sais plus non plus.
Comme si l'empreinte de nos souvenirs n'était pas indélébile sur le corps de l'autre.
Nous n'avons presque plus rien dit, laissant les mille suppositions dans les airs. Dans mes bras à moi, un autre homme.
Il a dit:
Tu n'aimes pas être près de moi?
J'ai dit:
Je ne sais pas, il y a trop longtemps.
Il y a eu un silence qui s'est étiré. Il voulait me faire sentir que ma phrase avait été un reproche alors que c'était la sienne qui n'était que pure provocation
Il a dit:
Tu as raison, il y a trop longtemps, je ne sais plus non plus.
Comme si l'empreinte de nos souvenirs n'était pas indélébile sur le corps de l'autre.
Nous n'avons presque plus rien dit, laissant les mille suppositions dans les airs. Dans mes bras à moi, un autre homme.
dimanche 14 janvier 2007
vendredi 12 janvier 2007
Dans l'escalier de la biliothèque, je me bute aux lèvres d'un homme aveugle qui murmurent mille choses délicieuses. Dans mon sac, qu'un ventre vide que l'on ne nourrira pas puisqu'il faut faire passer l'obligatoire avant le plaisir. Pourquoi les portes tournantes s'ouvrent-elles seulement dans le sens de l'horloge?
jeudi 11 janvier 2007
Histoire du quotidien
Ça y est. Je me suis de nouveau battue avec l'art culinaire.
Deux fois en deux jours, j'ai mangé la poussière.
Hier soir j'ai faire cuire une quiche (préfaite la quiche, je n'ai pas le niveau nécessaire pour m'y essayer). Elle semblait parfaite. Un miracle que je ne l'aie pas fait brûler comme j'ai l'habitude de faire avec tout ce que je prépare. Ça allait être un délice.
J'ai mis les mitaines, ouvert le four, pris la quiche et...
Je l'ai renversée.
Une belle quiche étalée à l'envers dans le fond d'un four noir et sale. Après avoir tout nettoyé, j'ai mangé de la salade.
Ce matin, en retard comme d'habitude, j'ai eu l'idée de me faire des oeufs à la coque pour mon diner. Entre la douche, la préparation du sac et l'impression des notes de cours j'ai donc mis deux oeufs dans le l'eau bouillie et j'ai attendu patiemment, longtemps. Il faut dire que je suis persuadée que l'appartement est sous le coup d'un mauvais sort, les oeufs à la coque sortent toujours le jeune pas cuit. Donc, j'ai attendu. Suffisament longtemps pour que quand je les sorte, la coque soit roussi. J'avais envie de me casser la tête sur le comptoir. Comment avais-je pu faire brûler des oeufs à la coque?
J'ai quand même décidé de les ouvrir, au cas. Miracle. Ils étaient parfaits. Deux oeufs à la coque parfaits! Je jubilais quand j'ai retiré la petite planche de derrière la grande et que je me suis retournée pour saisir le couteau. Une seconde de trop ce mouvement. Parce que la grande planche a eu le temps de perdre l'équilibre et de s'effondrer sur le bloc à ustensiles qui lui s'est effondré sur... mes oeufs.
Des oeufs à la coque partout. Dans l'évier, sur le comptoir, sur le sol. Des oeufs explosés.
Je le jure, j'ai presque pleuré.
Et ce soir, qu'est ce que je mange? N'importe quoi, tant que ce n'est pas moi qui le prépare!
Deux fois en deux jours, j'ai mangé la poussière.
Hier soir j'ai faire cuire une quiche (préfaite la quiche, je n'ai pas le niveau nécessaire pour m'y essayer). Elle semblait parfaite. Un miracle que je ne l'aie pas fait brûler comme j'ai l'habitude de faire avec tout ce que je prépare. Ça allait être un délice.
J'ai mis les mitaines, ouvert le four, pris la quiche et...
Je l'ai renversée.
Une belle quiche étalée à l'envers dans le fond d'un four noir et sale. Après avoir tout nettoyé, j'ai mangé de la salade.
Ce matin, en retard comme d'habitude, j'ai eu l'idée de me faire des oeufs à la coque pour mon diner. Entre la douche, la préparation du sac et l'impression des notes de cours j'ai donc mis deux oeufs dans le l'eau bouillie et j'ai attendu patiemment, longtemps. Il faut dire que je suis persuadée que l'appartement est sous le coup d'un mauvais sort, les oeufs à la coque sortent toujours le jeune pas cuit. Donc, j'ai attendu. Suffisament longtemps pour que quand je les sorte, la coque soit roussi. J'avais envie de me casser la tête sur le comptoir. Comment avais-je pu faire brûler des oeufs à la coque?
J'ai quand même décidé de les ouvrir, au cas. Miracle. Ils étaient parfaits. Deux oeufs à la coque parfaits! Je jubilais quand j'ai retiré la petite planche de derrière la grande et que je me suis retournée pour saisir le couteau. Une seconde de trop ce mouvement. Parce que la grande planche a eu le temps de perdre l'équilibre et de s'effondrer sur le bloc à ustensiles qui lui s'est effondré sur... mes oeufs.
Des oeufs à la coque partout. Dans l'évier, sur le comptoir, sur le sol. Des oeufs explosés.
Je le jure, j'ai presque pleuré.
Et ce soir, qu'est ce que je mange? N'importe quoi, tant que ce n'est pas moi qui le prépare!
mercredi 10 janvier 2007
mardi 9 janvier 2007
Nous avons dit: Les mots sont terrifiants.
Alors plutôt que de parler, nous nous sommes décrits à l'aide de nos mains et de nos corps entiers tout ce qui se passait dans notre ventre. Il y a eu une étreinte sans pardon, des rires avoués, des bousculades pour un rien.
Nous avons dit: Demain n'existe pas.
Alors plutôt que de dormir, nous avons étiré aujourd'hui sous les couettes en autant d'heures que nous le voulions. Il y a eu des confidences muettes et d'autres criées, il y a eu des cartes à jouer et des cartes de tarots vivement retournées.
Nous avons dit: Veux-tu?
Alors plutôt que de parler, nous nous sommes décrits à l'aide de nos mains et de nos corps entiers tout ce qui se passait dans notre ventre. Il y a eu une étreinte sans pardon, des rires avoués, des bousculades pour un rien.
Nous avons dit: Demain n'existe pas.
Alors plutôt que de dormir, nous avons étiré aujourd'hui sous les couettes en autant d'heures que nous le voulions. Il y a eu des confidences muettes et d'autres criées, il y a eu des cartes à jouer et des cartes de tarots vivement retournées.
Nous avons dit: Veux-tu?
lundi 8 janvier 2007
vendredi 5 janvier 2007
Le chat ne reconnait pas son nom.
Je fais avec lui la même chose qu'avec tous les gens de mon entourage. Je donne des surnoms, je trouve des moyens physiques d'attirer l'attention, je pointe, mais le nom...
Rarement.
J'ai peur des noms.
Alors quand le chat a découvert qu'il pouvait grimper sur le haut du réfrigérateur et ensuite sur le haut des armoires, il n'a pas compris tout de suite quand je me suis mise à crier:
Parenthèse, Parenthèse! Non! Descends de la tout de suite sale bestiole!
Il m'a regardé, s'est étiré et s'est installé bien confortablement entre la soupière de ma grand-mère et les coupes de ma tantine.
Ce tigre est un chat rebelle.
Je fais avec lui la même chose qu'avec tous les gens de mon entourage. Je donne des surnoms, je trouve des moyens physiques d'attirer l'attention, je pointe, mais le nom...
Rarement.
J'ai peur des noms.
Alors quand le chat a découvert qu'il pouvait grimper sur le haut du réfrigérateur et ensuite sur le haut des armoires, il n'a pas compris tout de suite quand je me suis mise à crier:
Parenthèse, Parenthèse! Non! Descends de la tout de suite sale bestiole!
Il m'a regardé, s'est étiré et s'est installé bien confortablement entre la soupière de ma grand-mère et les coupes de ma tantine.
Ce tigre est un chat rebelle.
jeudi 4 janvier 2007
Ça faisait plusieurs fois qu'il le demandait.
Nous deux, ça rime à quoi? Quel est notre but?
Moi, je haussais les épaules, je changeais de sujet. Pourquoi faudrait-il un but à une amitié?
On se téléphonait plusieurs fois par semaine, moi de jour et lui de nuit simplement pour me faire enrager. Je lui laissais la poésie des autres sur son répondeur, il me laissait de la musique sur le mien. Parfois, nos voix se croisaient.
Qu'est ce que tu fais ce soir?
On pourrait aller prendre une bière.
Face à face, il y avait souvent des silences, des regards, des mensonges. Je ne lui disais pas tout parce qu'il a le jugement facile et il secouait la tête en silence quand mes questions devenaient trop personnelles.
Je me souviens, il y a 5 ans, quand nous nous sommes rencontrés, il m'avait dit que nous finirions par nous marier. Ça ne voulait rien dire, mais c'était un spectre de trop, peut-être. Quand il me disait encore
Nous deux, ça rime à quoi? C'est quoi notre but?
Moi, j'avais ce mariage dans la tête et je me disais que c'était ridicule puisque nous n'avions jamais que dormi lorsque nous étions allongés côte à côte et qu'il sent beaucoup trop le savon pour que je m'accroche à lui.
Dernièrement je me suis mise à fréquenter son bar préféré. Parfois il venait, parfois pas. Quand j'arrivais après lui, j'allais le rejoindre à son bout de bar le temps d'une bière, de se raconter la semaine. Quand j'arrivais avant lui, il y avait indéniablement quelqu'un à côté de moi quand il mettait les pieds sur la piste de danse. Il secouait la tête, me demandait avec quelle phrase je m'étais fait approchée.
Décembre, il a laissé un message.
Rapelle-moi.
Allo?
Je t'ai appelé pour te dire que je ne veux plus jamais te voir ni te parler ni savoir ce que tu deviens.
Habituellement, c'est moi qui fait ces grandes sorties et qui revient au bout de six mois. Je n'ai rien dit, j'ai tranquillement déposé le téléphone sur son socle. D'Accord.
Cette nuit, dans un moment de panique terrifiante, mes doigts ont composé son numéro que je sais toujours par coeur. J'ai raccroché avant la première sonnerie.
Nous deux, ça rime à quoi? Quel est notre but?
Moi, je haussais les épaules, je changeais de sujet. Pourquoi faudrait-il un but à une amitié?
On se téléphonait plusieurs fois par semaine, moi de jour et lui de nuit simplement pour me faire enrager. Je lui laissais la poésie des autres sur son répondeur, il me laissait de la musique sur le mien. Parfois, nos voix se croisaient.
Qu'est ce que tu fais ce soir?
On pourrait aller prendre une bière.
Face à face, il y avait souvent des silences, des regards, des mensonges. Je ne lui disais pas tout parce qu'il a le jugement facile et il secouait la tête en silence quand mes questions devenaient trop personnelles.
Je me souviens, il y a 5 ans, quand nous nous sommes rencontrés, il m'avait dit que nous finirions par nous marier. Ça ne voulait rien dire, mais c'était un spectre de trop, peut-être. Quand il me disait encore
Nous deux, ça rime à quoi? C'est quoi notre but?
Moi, j'avais ce mariage dans la tête et je me disais que c'était ridicule puisque nous n'avions jamais que dormi lorsque nous étions allongés côte à côte et qu'il sent beaucoup trop le savon pour que je m'accroche à lui.
Dernièrement je me suis mise à fréquenter son bar préféré. Parfois il venait, parfois pas. Quand j'arrivais après lui, j'allais le rejoindre à son bout de bar le temps d'une bière, de se raconter la semaine. Quand j'arrivais avant lui, il y avait indéniablement quelqu'un à côté de moi quand il mettait les pieds sur la piste de danse. Il secouait la tête, me demandait avec quelle phrase je m'étais fait approchée.
Décembre, il a laissé un message.
Rapelle-moi.
Allo?
Je t'ai appelé pour te dire que je ne veux plus jamais te voir ni te parler ni savoir ce que tu deviens.
Habituellement, c'est moi qui fait ces grandes sorties et qui revient au bout de six mois. Je n'ai rien dit, j'ai tranquillement déposé le téléphone sur son socle. D'Accord.
Cette nuit, dans un moment de panique terrifiante, mes doigts ont composé son numéro que je sais toujours par coeur. J'ai raccroché avant la première sonnerie.
mardi 2 janvier 2007
Résolution
Le mot "Résolution" fait partie de ceux que je tente d'éloigner de ma bouche. Il est joli au son, mais horriblement difficile à contenir. Si j'en prends une, dix autres me viennent à l'esprit et, au final, je n'arrive à en tenir aucune. Depuis quelques années j'ai cessé de vouloir mettre des barrières à l'année à venir et, le trente et un au soir, je ne murmure plus qu'un seul mot en pensant au futur. Un souhait lancé dans les airs en espérant qu'il s'accroche à la réalité.
Quand j'étais petite j'avais une peur bleue de mon oncle Gaston. Chaque fois que je passais près de lui, il se tournait les coins de la moustache et menaçait de me changer en crapaud. Je longeais les murs quand j'entendais sa grosse voix éclater dans l'espace et j'espérais qu'il ne mette pas ses menaces à exécutions. Parce qu'un crapaud, je trouvais ça très laid.
Aujourd'hui, j'ai valsé avec mon oncle Gaston. Sans avoir peur de sa grosse voix et sans qu'il ne me menace de me transformer en crapaud. Peut-être qu'après tout j'ai grandi...
mercredi 27 décembre 2006
samedi 23 décembre 2006
Parfois, il fait noir et la musique joue à tue-tête.
Parfois, j'ai envie d'être ailleurs, dans mon coin de paradis, sous d'autres nuages, dans d'autres bras.
Parfois, le temps coule si lentement qu'il s'entend...
"J'voudrais être large comme le désert...
J'voudrais couler, j'voudrais, j'voudrais couler, j'voudrais couler comme une rivière..."
Et puis comme ça, sans avertir, Bang! le Bonheur.
Parfois, j'ai envie d'être ailleurs, dans mon coin de paradis, sous d'autres nuages, dans d'autres bras.
Parfois, le temps coule si lentement qu'il s'entend...
"J'voudrais être large comme le désert...
J'voudrais couler, j'voudrais, j'voudrais couler, j'voudrais couler comme une rivière..."
Et puis comme ça, sans avertir, Bang! le Bonheur.
mardi 19 décembre 2006
dimanche 17 décembre 2006
samedi 16 décembre 2006
Service spécial sur la ligne orange, vers 18 heures, un bordel total, des autobus plein de gens et tout à coup, un siège juste devant moi qui se libère. Je viens pour m'y asseoir quand un vieil (Mais alors là, très vieil) homme monte dans l'autobus. Je lui désigne le banc, mais il secoue la tête.
- Vous savez Mademoiselle, à mon âge quand je m'assois je ne sais jamais si je vais réussir à me relever.
J'ai rit. J'ai rit terriblement fort et terriblement longtemps. Soudainement, je m'en foutais d'être trempée, d'être en retard, d'être fatiguée. Basta.
- Il y en a des choses entre les courants d'air dans ma tête...
Je lui ai sourit et pendant vingt minutes nous avons fait chemin côte à côte, moi assise et lui debout. Pour les autres, je devais avoir l'air d'être terriblement égoiste et mal élevée. Mais tant pis.
Quand il est sorti, nous avons échangés un autre sourire.
Je le jure, il avait des ailes dans le dos...
- Vous savez Mademoiselle, à mon âge quand je m'assois je ne sais jamais si je vais réussir à me relever.
J'ai rit. J'ai rit terriblement fort et terriblement longtemps. Soudainement, je m'en foutais d'être trempée, d'être en retard, d'être fatiguée. Basta.
- Il y en a des choses entre les courants d'air dans ma tête...
Je lui ai sourit et pendant vingt minutes nous avons fait chemin côte à côte, moi assise et lui debout. Pour les autres, je devais avoir l'air d'être terriblement égoiste et mal élevée. Mais tant pis.
Quand il est sorti, nous avons échangés un autre sourire.
Je le jure, il avait des ailes dans le dos...
Vers une heure en plein centre-ville, un orage. Des éclairs pleins le ciel, des gens qui se cachent sous les porches, des rafales de pluie. Et un homme à côté de moi qui me dit:
Ce serait si beau si c'était de la neige...
Et pouf. J'étais amoureuse. Au même moment, la même pensée. Oui, tout aurait été congestionné, on aurait pesté contre la tempête, les automobilistes auraient pleuré de rage, mais ça aurait été si beau, un 15 décembre, une tempête de neige sur Montréal...
Ce serait si beau si c'était de la neige...
Et pouf. J'étais amoureuse. Au même moment, la même pensée. Oui, tout aurait été congestionné, on aurait pesté contre la tempête, les automobilistes auraient pleuré de rage, mais ça aurait été si beau, un 15 décembre, une tempête de neige sur Montréal...
mercredi 13 décembre 2006
Sur la rue, de plus en plus de lumières qui scintillent. De ma poche, je sors tous les sous noirs que j'y amasse au fil des crayons achetés et je les laisse s'échapper l'un après l'autre de mes doigts transis. Un voeu ici, un autre là.
Ce n'est pas un chemin pour le retour, c'est de l'espoir pour demain...
Ce n'est pas un chemin pour le retour, c'est de l'espoir pour demain...
dimanche 10 décembre 2006
Ma mère et moi avons deux façons très différentes d'écouter les histoires. Ma mère pose des questions, sans cesse. Elle craint toujours de ne pas avoir tout saisi, demande de répéter. Moi, je me perds dans les mots, certains me manquent et je m'en fous. J'écoute et parfois il manque des bouts à l'histoire qu'on me raconte, mais je trouve que ça donne du charme.
Aujourd'hui, ma soeur à l'aéroport. Qui nous raconte, qui nous raconte... Et ma mère qui pose des questions et moi qui hoche de la tête. Ah oui? Intéressant...
Aujourd'hui, ma soeur à l'aéroport. Qui nous raconte, qui nous raconte... Et ma mère qui pose des questions et moi qui hoche de la tête. Ah oui? Intéressant...
dimanche 3 décembre 2006
" ... trajectoires divergentes... le doute, la tristesse et la vie et nous deux perdus dans le cosmos..."
Hochelaga par un dimanche matin. Des rues déjà visitées par d'autres saisons, dans d'autres bras. Comme si le présent ne pouvait faire autrement que de se tisser avec le passé. Ne reste-t-il pas de coin de ville qui n'est pas empli de bouts de relation?
"... je dors sur les ruines du futur..."
Chut, la neige...
Hochelaga par un dimanche matin. Des rues déjà visitées par d'autres saisons, dans d'autres bras. Comme si le présent ne pouvait faire autrement que de se tisser avec le passé. Ne reste-t-il pas de coin de ville qui n'est pas empli de bouts de relation?
"... je dors sur les ruines du futur..."
Chut, la neige...
jeudi 30 novembre 2006
Il m'a fallu quarante minutes pour partir de chez moi et atterir en plein Dublin, mardi soir. Il a suffit de descendre quelques marches et de pousser une porte pour gober les six milles et quelques kilomètres qui me sépare de cette ville presque mythique dans mon imaginaire. De la Guiness, des trèfles à quatre feuilles, des voix anglaises, un chanteur en Kilt. Si ce n'avait été du téléviseur en coin qui montrait la partie de hockey, je me serais crue ailleurs...
dimanche 26 novembre 2006
Un blocage. Des mots plein la tête et pourtant rien qui ne sort. Des gens dans mon salon, des voix dans ma tête. Des pinceaux qui font des bavures alors que mes mains tremblent. Craqueter. Faire des craquements répétitifs.
Je craquetais dans ma tête avec l'intime conviction que je devais faire quelque chose. Après tout c'est dimanche. Je ne peux pas trainer mes fissures jusqu'au lundi.
J'ai mis une casquette sur ma tête et des gants dans mes mains. Je suis sortie courir.
Sur la rue Berri, il y a des gens qui ont installé leurs lumières de Noël.
C'est joli.
Je craquetais dans ma tête avec l'intime conviction que je devais faire quelque chose. Après tout c'est dimanche. Je ne peux pas trainer mes fissures jusqu'au lundi.
J'ai mis une casquette sur ma tête et des gants dans mes mains. Je suis sortie courir.
Sur la rue Berri, il y a des gens qui ont installé leurs lumières de Noël.
C'est joli.
mercredi 22 novembre 2006
Quelques fois par semaine, quand l'envie m'en prend ou quand le vent le désire, je décroche le combiné, compose un numéro, attend un message de répondeur. Quand à la fin du message bizarre le petit son strident se fait entendre, je prends une grande respiration et je lis. Cette semaine, je lui ai lu du Jonathan Harnois, ce type que je ne connaissais même pas il y a une semaine et qui me chavire de ses mots qui glissent, qui bercent, qui claquent.
"Ce qu'Andelle est, c'est impossible à rejoindre. Les mots se suicident: ils ne se sentent pas dignes de l'évoquer. Ce qu'Andelle est, c'est impossible à rejoindre. Il faut la vivre quand elle ouvre les yeux le matin, déjà toute disposée à aimer, à aimer comme une femme, à aimer comme l'urgence, ou comme l'aveu, ou aimer comme un fantasme. Aimer sans arme, avec des mots et des chaleurs, avec des yeux sans âge."
"Ce qu'Andelle est, c'est impossible à rejoindre. Les mots se suicident: ils ne se sentent pas dignes de l'évoquer. Ce qu'Andelle est, c'est impossible à rejoindre. Il faut la vivre quand elle ouvre les yeux le matin, déjà toute disposée à aimer, à aimer comme une femme, à aimer comme l'urgence, ou comme l'aveu, ou aimer comme un fantasme. Aimer sans arme, avec des mots et des chaleurs, avec des yeux sans âge."
mardi 21 novembre 2006
Ce soir, on m'invite au théâtre.
Le On qui m'invite a acheté les billets sans me prévenir, simplement parce que je lui ai déjà parlé, lors de notre première rencontre qui est tout de même récente, de mon amour de la République Tchèque et que, justement, une pièce tchèque est jouée présentement au théâtre Prospéro.
Ce soir, le célibat goûte le chocolat.
Le On qui m'invite a acheté les billets sans me prévenir, simplement parce que je lui ai déjà parlé, lors de notre première rencontre qui est tout de même récente, de mon amour de la République Tchèque et que, justement, une pièce tchèque est jouée présentement au théâtre Prospéro.
Ce soir, le célibat goûte le chocolat.
vendredi 17 novembre 2006
jeudi 16 novembre 2006
Odeurs
Jeudi matin. En sortant du pavillon principal de l'université, sérieusement en retard et les yeux encore collé, le café oublié sur le comptoir de l'appartement situé beaucoup trop loin pour qu'un retour soit possible, une surprise.
Une journée d'automne parfaite. Un ciel juste assez gris pour qu'il ne mouille pas, une odeur céalée, étrange, de feu de camp entre les immeubles de la ville.
Une journée d'automne parfaite. Un ciel juste assez gris pour qu'il ne mouille pas, une odeur céalée, étrange, de feu de camp entre les immeubles de la ville.
mardi 7 novembre 2006
Bonheur
Je me suis acheté un chapeau rose. Il est très rose et particulièrement doux. Quand je marche, je vois en permanence une bande rose dans le haut de mon chant de vision.
Ça me rend follement heureuse.
Ça me rend follement heureuse.
samedi 4 novembre 2006
Hier
J'ai fait du patinage artistique pendant huit ans. J'ai raccroché mes patins parce que je n'arrivais plus à atteindre les exigences de mes professeurs en ayant du plaisir. Parce que patiner était devenu une corvée, parce qu'il m'arrivait de pleurer le soir en rentrant devant mes pieds qui grandissaient et refusaient d'avoir la puissance nécessaire pour supporter mon corps en expansion dans des doubles et triples envolées et que, parfois, je me cachais des les vestiaires pour écouler mon temps de pratique.
Les trois années qui ont suivi, j'ai parfois pris mon sac en cachette, glissé mes pieds, même si trop grands, dans mes vieux patins et tenté quelques figures sur le lac gelé d'un terrain vague pas trop loin de chez moi. Jusqu'à ce que mes pieds n'entrent plus dans les bottines blanches.
Je suis allée patiner, hier. Je ressors de ces rencontres avec la glace toujours un peu heureuse, un peu mélancolique.
Je n'y peux rien, je suis incapable de ne pas penser aux longues années où mes patins pouvaient me permettre de conquérir un monde terrifiant d'arabesques, de pirouettes et de sauts. Maintenant, sur des patins loués trop mous ou trop durs, mes pieds ne se souviennent plus des mouvements à faire et j'ai l'impression qu'ils se jouent un peu de moi.
J'ai quand même eu beaucoup de plaisir. Juste de glisser, gants rayés rose et noir aux mains, foulard au cou, sur une surface blanche, ça me rend pleine d'un bonheur de petite fille. N. m'a fait rire, il a dédramatisé mes piètres exploits et il m'a même convaincue d'expérimenter la chute ( volontaire et sans réel danger) sans craindre de blesser ce dos qui depuis l'accident me donne mille et une frousse.
Je suis ressortie de la patinoire un peu plus légère, un peu moins frustrée de ma condition actuelle, en me promettant que cette fois, je ne passerais pas deux ans avant de remettre des lames sous mes pieds parce qu'après tout, le plaisir peut être tout simplement de jouer, sans être centré sur la perfomance comme on me l'a longtemps enseigné.
Les trois années qui ont suivi, j'ai parfois pris mon sac en cachette, glissé mes pieds, même si trop grands, dans mes vieux patins et tenté quelques figures sur le lac gelé d'un terrain vague pas trop loin de chez moi. Jusqu'à ce que mes pieds n'entrent plus dans les bottines blanches.
Je suis allée patiner, hier. Je ressors de ces rencontres avec la glace toujours un peu heureuse, un peu mélancolique.
Je n'y peux rien, je suis incapable de ne pas penser aux longues années où mes patins pouvaient me permettre de conquérir un monde terrifiant d'arabesques, de pirouettes et de sauts. Maintenant, sur des patins loués trop mous ou trop durs, mes pieds ne se souviennent plus des mouvements à faire et j'ai l'impression qu'ils se jouent un peu de moi.
J'ai quand même eu beaucoup de plaisir. Juste de glisser, gants rayés rose et noir aux mains, foulard au cou, sur une surface blanche, ça me rend pleine d'un bonheur de petite fille. N. m'a fait rire, il a dédramatisé mes piètres exploits et il m'a même convaincue d'expérimenter la chute ( volontaire et sans réel danger) sans craindre de blesser ce dos qui depuis l'accident me donne mille et une frousse.
Je suis ressortie de la patinoire un peu plus légère, un peu moins frustrée de ma condition actuelle, en me promettant que cette fois, je ne passerais pas deux ans avant de remettre des lames sous mes pieds parce qu'après tout, le plaisir peut être tout simplement de jouer, sans être centré sur la perfomance comme on me l'a longtemps enseigné.
jeudi 2 novembre 2006
Jeudi
21h25. Je mets les pieds sur le trottoir, en sortant du travail. L'air est bon, la lune est jolie. Je passe à côté de ce petit bar, Honey Martin, et je me dis que j'aimerais habiter au-dessus pour venir y passer les jeudis soirs.
22h00. Je sors du métro, presque déjà chez moi. Je respire toujours aussi bien, je me dis que l'appartement sera silencieux, que Paranthèse sautera partout pour m'accueillir, que j'ai faim, finalement.
22h01. L'appartement est plein de lumière. V. et D. y sont, d'humeur joyeuse et fêtarde. Je suis accueillie par un chat un peu fou et par une bouteille de vin rouge à peine entamée. Un verre?
23h15. L'instant est passé. D. est retourné chez lui, V. s'est endormie et Parathèse s'est niché dans le creux de mon bras. Le moment a été court, mais parfait. On a rit beaucoup, on est revenu sur nos théories du bonheur esquissées mardi soir et on en est venu à la conclusion que là, maintenant, c'est du bonheur pur.
22h00. Je sors du métro, presque déjà chez moi. Je respire toujours aussi bien, je me dis que l'appartement sera silencieux, que Paranthèse sautera partout pour m'accueillir, que j'ai faim, finalement.
22h01. L'appartement est plein de lumière. V. et D. y sont, d'humeur joyeuse et fêtarde. Je suis accueillie par un chat un peu fou et par une bouteille de vin rouge à peine entamée. Un verre?
23h15. L'instant est passé. D. est retourné chez lui, V. s'est endormie et Parathèse s'est niché dans le creux de mon bras. Le moment a été court, mais parfait. On a rit beaucoup, on est revenu sur nos théories du bonheur esquissées mardi soir et on en est venu à la conclusion que là, maintenant, c'est du bonheur pur.
mardi 31 octobre 2006
Mardi
J'ai croisé un type aujourd'hui dans le métro qui lisait Je l'aimais d'Anna Gavalda. Je l'ai trouvé mignon de loin, mais quand j'ai reconnu, j'ai eu la folle envie de m'arrêter et de lui parler.
" Bonjour, je sais qu'on n'est pas censé parler aux gens dans le métro, mais je voulais juste te dire que j'ai trouvé ce livre excellent et que... enfin, j'espère qu'il te plaira. Qu'il te plait déjà. On pourrait prendre un aller simple pour le Mexique?"
Je suis passée tout droit, les lèvres scellées. Les mardis sont sages.
" Bonjour, je sais qu'on n'est pas censé parler aux gens dans le métro, mais je voulais juste te dire que j'ai trouvé ce livre excellent et que... enfin, j'espère qu'il te plaira. Qu'il te plait déjà. On pourrait prendre un aller simple pour le Mexique?"
Je suis passée tout droit, les lèvres scellées. Les mardis sont sages.
samedi 28 octobre 2006
Taxi
J'ai passé une bonne partie de la journée hier à me préparer mentalement à cette réunion ultra importante pour le travail, prévue à 15h30. J'avais préparé mes notes, choisi des vêtements appropriés (lire "me donnant de la crédibilité malgré mon absence de titre") et planifié une heure de départ.
J'ai oublié mes notes. Cinq minutes avant l'heure de départ prévu, mon nouveau mini-chat-presque-adorable a fait ses griffes sur mes bas collants ce qui m'a forcé à en trouver une autre paire avec un semblant d'allure. Je suis donc partie très juste sur mon horaire. Rendue au milieu de nulle part, le métro est tombé en panne et il a fallu cinq minutes avant qu'on entende un de ces si charmants messages; le service reprendra dans un temps indéterminé. Je suis donc sortie du wagon en courant sur mes talons ( ça aussi, ça ajoute à la crébilité) pour trouver un guichet et un taxi (parce que n'étant pas une habituée de taxi, je ne savais pas que je pouvais payer par carte dans le dit taxi...). Je n'avais aucune idée de où j'étais. La ligne orange, ça va, je me situe. La ligne verte, encore. Mais la ligne bleue? Et aucun taxi à l'horizon (J'ai aussi pensé en appeler un, mais j'étais certaine que j'allais en croiser un bientôt) pendant une bonne dizaine de minutes. Quand j'ai vu la petite annonce sur le toit d'une voiture, j'ai sauté dans les airs et je l'ai helé très comme-il-faut( Comment appliquer 7 saisons de théorie de Sex and the city). Ouf. Sauf que j'avais oublié le plus important. L'adresse.
" C'est...hum... près de Ste-Justine. Vous savez, l'hôpital pour enfants? Oui... Et hum... en face du HEC? Enfin, un peu avant... ou un peu après..."
Il a dit que ça prendrait dix minutes. On a tourné en rond dans un quartier plutôt chic (Westmount? Outremont? J'y connais rien moi...) et on a fini par atterir sur Côte-Ste-Catherine. Ouf. J'avais beau essayer de me calmer, je ne pensais qu'à la table de conférence et tous ces gens autour qui se demandaient où la petite "intervenante" pouvait bien être être passée pour faire attendre tous ces Dr. et Pr.
"-Avant ou après Ste-Justine?
-Aucune idée, moi je pensais que cette rue était sens unique.. (Quand j'ai dit perdue...) après je pense. Ou avant? Non, sûrement ap... là! C'est là!!!!!!!"
Le chauffeur a dû me prendre pour une folle. Il m'a servi une petite phrase bien-faite-toute-faite du genre: Rien ne sert de courir... et je lui ai laissé un type faramineux avant de m'élancer sur le trottoir pour rejoindre la bâtisse, tremblante sur mes talons (qu'est ce qui m'avait pris aussi) et la tête plutôt ébouriffée. La secrétaire a fait un petit sourire quand je lui ai dit que je venais pour la réunion et elle m'a indiqué le chemin de la salle de conférence. En remontant les marches j'ai replacé quelques mèches et vérifié l'état de mes bas collants. Correct. Quand j'ai poussé la porte, huit têtes ce sont tournées vers moi.
" Oh, bonjour Sophie, on n'a pas encore commencé..."
J'ai oublié mes notes. Cinq minutes avant l'heure de départ prévu, mon nouveau mini-chat-presque-adorable a fait ses griffes sur mes bas collants ce qui m'a forcé à en trouver une autre paire avec un semblant d'allure. Je suis donc partie très juste sur mon horaire. Rendue au milieu de nulle part, le métro est tombé en panne et il a fallu cinq minutes avant qu'on entende un de ces si charmants messages; le service reprendra dans un temps indéterminé. Je suis donc sortie du wagon en courant sur mes talons ( ça aussi, ça ajoute à la crébilité) pour trouver un guichet et un taxi (parce que n'étant pas une habituée de taxi, je ne savais pas que je pouvais payer par carte dans le dit taxi...). Je n'avais aucune idée de où j'étais. La ligne orange, ça va, je me situe. La ligne verte, encore. Mais la ligne bleue? Et aucun taxi à l'horizon (J'ai aussi pensé en appeler un, mais j'étais certaine que j'allais en croiser un bientôt) pendant une bonne dizaine de minutes. Quand j'ai vu la petite annonce sur le toit d'une voiture, j'ai sauté dans les airs et je l'ai helé très comme-il-faut( Comment appliquer 7 saisons de théorie de Sex and the city). Ouf. Sauf que j'avais oublié le plus important. L'adresse.
" C'est...hum... près de Ste-Justine. Vous savez, l'hôpital pour enfants? Oui... Et hum... en face du HEC? Enfin, un peu avant... ou un peu après..."
Il a dit que ça prendrait dix minutes. On a tourné en rond dans un quartier plutôt chic (Westmount? Outremont? J'y connais rien moi...) et on a fini par atterir sur Côte-Ste-Catherine. Ouf. J'avais beau essayer de me calmer, je ne pensais qu'à la table de conférence et tous ces gens autour qui se demandaient où la petite "intervenante" pouvait bien être être passée pour faire attendre tous ces Dr. et Pr.
"-Avant ou après Ste-Justine?
-Aucune idée, moi je pensais que cette rue était sens unique.. (Quand j'ai dit perdue...) après je pense. Ou avant? Non, sûrement ap... là! C'est là!!!!!!!"
Le chauffeur a dû me prendre pour une folle. Il m'a servi une petite phrase bien-faite-toute-faite du genre: Rien ne sert de courir... et je lui ai laissé un type faramineux avant de m'élancer sur le trottoir pour rejoindre la bâtisse, tremblante sur mes talons (qu'est ce qui m'avait pris aussi) et la tête plutôt ébouriffée. La secrétaire a fait un petit sourire quand je lui ai dit que je venais pour la réunion et elle m'a indiqué le chemin de la salle de conférence. En remontant les marches j'ai replacé quelques mèches et vérifié l'état de mes bas collants. Correct. Quand j'ai poussé la porte, huit têtes ce sont tournées vers moi.
" Oh, bonjour Sophie, on n'a pas encore commencé..."
jeudi 19 octobre 2006
Jeudi
Mort. Ménage. Branle-bas-de-combat.
J'ai dit à mon massothérapeute lundi que la dernière semaine avait été assez difficile. Assez? Terrifiante. Et pas que pour la sonorité.
Mais nous sommes jeudi. Et tout semble revenir. Ouf.
J. a maintenant une place très définie de meilleur ami dans ma tête. Je vais aller dès la semaine prochaine me chercher une petite boule de poil. Je quitte pour le week-end me perdre dans le bois.
J'ai dit à mon massothérapeute lundi que la dernière semaine avait été assez difficile. Assez? Terrifiante. Et pas que pour la sonorité.
Mais nous sommes jeudi. Et tout semble revenir. Ouf.
J. a maintenant une place très définie de meilleur ami dans ma tête. Je vais aller dès la semaine prochaine me chercher une petite boule de poil. Je quitte pour le week-end me perdre dans le bois.
samedi 14 octobre 2006
Samedi
Je lui ai menti.
Je lui ai dit, ne t'en fais pas, c'est la routine, il n'y aura rien de grave et puis de toute façon, tu ne peux pas me faire ça, partir.
J'ai même utilisé l'argument massue. Ton rôle est d'attendre que quelqu'un d'autre vienne prendre la place du passager dans le lit. En attendant, temps gris ou gros soleil, tu restes.
Ça c'est passé en quelques minutes. Il y a eu la crise panique quand elle a vu la cage, le petit museau, bordel si rose ce même matin, devenu bleu juste le temps de se rendre à la clinique, et la grosse voix du spécialiste. Il n'y a rien à faire. Et elle était si sereine, si tranquille, quand il l'a rasé pour mieux voir la veine. Si pleine de vie quand sa tête est tombée, les yeux ouverts. On aurait dit qu'elle dormait.
Je lui ai menti parce que je suis revenue sans elle.
Mais juste avant, juste avant, je lui ai dit que je l'aimais tout plein, comme si elle pouvait me comprendre, parce qu'elle me comprend. Et que pour la place du passager, qu'elle y serait toujours.
Le chat de la sorcière n'est plus. La sorcière tourne en rond.
Je lui ai dit, ne t'en fais pas, c'est la routine, il n'y aura rien de grave et puis de toute façon, tu ne peux pas me faire ça, partir.
J'ai même utilisé l'argument massue. Ton rôle est d'attendre que quelqu'un d'autre vienne prendre la place du passager dans le lit. En attendant, temps gris ou gros soleil, tu restes.
Ça c'est passé en quelques minutes. Il y a eu la crise panique quand elle a vu la cage, le petit museau, bordel si rose ce même matin, devenu bleu juste le temps de se rendre à la clinique, et la grosse voix du spécialiste. Il n'y a rien à faire. Et elle était si sereine, si tranquille, quand il l'a rasé pour mieux voir la veine. Si pleine de vie quand sa tête est tombée, les yeux ouverts. On aurait dit qu'elle dormait.
Je lui ai menti parce que je suis revenue sans elle.
Mais juste avant, juste avant, je lui ai dit que je l'aimais tout plein, comme si elle pouvait me comprendre, parce qu'elle me comprend. Et que pour la place du passager, qu'elle y serait toujours.
Le chat de la sorcière n'est plus. La sorcière tourne en rond.
lundi 2 octobre 2006
Lundi
L'être humain est-il physiquement et mentalement capable de rester toujours sur la limite ?
Il me faut des cours de funambule.
Il me faut des cours de funambule.
dimanche 1 octobre 2006
J.
J'ai peur de basculer.
Si j'ai peur de basculer, est ce que c'est déjà inévitable?
Si je bascule, je fais quoi?
Si j'ai peur de basculer, est ce que c'est déjà inévitable?
Si je bascule, je fais quoi?
mercredi 27 septembre 2006
Mercredi soir ou Récapitulation
J'ai revu P. samedi. Une année complète que nous avions passé à s'éviter soigneusement, lui pour ne pas tomber dans l'amour fou, moi pour ne pas le blesser. On m'avait dit qu'il n'y serait pas. On lui avait dit que je n'y serais pas. J'ai revu P. samedi. On ne s'était pas écrit depuis notre dernière chicane il y a quelques semaines. On s'est parlé. On s'est cherché tour à tour, on a fuit à tour de rôle. Il y avait cette flamme dans ses yeux qui me chavire, mais il y avait aussi beaucoup de vin dans mon sang. Juste assez pour que je lui offre mes lèvres. L'Instant d'une soirée, j'ai dit. Demain, on oublie.
A. lui a dit que je n'étais pas parfaite. Que j'étais même parfois très chiante. Il lui a dit qu'il le savait mais que... c'était comme ça. C'est plus fort que lui.
Il ne m'a pas embrassé. Il a hésité un peu trop longtemps et quand il est revenu, j'avais la tête dans les nuages et le coeur étendu sur le sol. Je lui ai écrit lundi pour lui assurer que j'avais tout fait avec ma tête, que l'alcool n'était pas responsable de l'offre du baiser. Il m'a répondu avec la plus belle lettre d'amour que je n'ai jamais reçu. La deuxième en fait, la deuxième plus belle lettre d'amour qu'il m'offre, la première remontant à cinq ans. On a longtemps rit de son obsession, lui et moi. Mais je crois que ça ne passera pas. Et malgré tout cet amour que j'ai pour lui, tout cet amour qui ne sera jamais assez comparé au sien, cet amour d'un autre siècle, cet amour d'écrivain tourmenté, ce ne sera jamais assez.
Il a dit à A. que c'était la pire soirée de sa vie. Elle lui a dit qu'il faudrait qu'il finisse par comprendre. Que je ne l'aimerai jamais. Il a dit que lorsqu'il ne me voyait pas pendant quelques mois, qu'il n'avait pas de mes nouvelles pendant quelques semaine, il parvenait à oublier un peu.
Je vais essayer de disparaitre.
A. lui a dit que je n'étais pas parfaite. Que j'étais même parfois très chiante. Il lui a dit qu'il le savait mais que... c'était comme ça. C'est plus fort que lui.
Il ne m'a pas embrassé. Il a hésité un peu trop longtemps et quand il est revenu, j'avais la tête dans les nuages et le coeur étendu sur le sol. Je lui ai écrit lundi pour lui assurer que j'avais tout fait avec ma tête, que l'alcool n'était pas responsable de l'offre du baiser. Il m'a répondu avec la plus belle lettre d'amour que je n'ai jamais reçu. La deuxième en fait, la deuxième plus belle lettre d'amour qu'il m'offre, la première remontant à cinq ans. On a longtemps rit de son obsession, lui et moi. Mais je crois que ça ne passera pas. Et malgré tout cet amour que j'ai pour lui, tout cet amour qui ne sera jamais assez comparé au sien, cet amour d'un autre siècle, cet amour d'écrivain tourmenté, ce ne sera jamais assez.
Il a dit à A. que c'était la pire soirée de sa vie. Elle lui a dit qu'il faudrait qu'il finisse par comprendre. Que je ne l'aimerai jamais. Il a dit que lorsqu'il ne me voyait pas pendant quelques mois, qu'il n'avait pas de mes nouvelles pendant quelques semaine, il parvenait à oublier un peu.
Je vais essayer de disparaitre.
mardi 19 septembre 2006
vendredi 15 septembre 2006
Jeudi mi soir mi nuit
Il va peut-être y avoir exposition.
Panique à bord.
Je dois préparer mon portfolio, choisir ce que j'aimerais présenter, décider de prix et...
Je n'ai rien dit à personne. Même A. ne sait pas que j'ai franchit ce mince pas entre je le ferai et je fais.
T. ne me parle plus. Ses silences sont comme autant de ficelles jetées à la mer. Trois jours que je n'ai pas vu J.
Panique à bord.
Je dois préparer mon portfolio, choisir ce que j'aimerais présenter, décider de prix et...
Je n'ai rien dit à personne. Même A. ne sait pas que j'ai franchit ce mince pas entre je le ferai et je fais.
T. ne me parle plus. Ses silences sont comme autant de ficelles jetées à la mer. Trois jours que je n'ai pas vu J.
dimanche 10 septembre 2006
Pachelbel et ses canons à pleine tête ou Dimanche soir
Seul le vent parle. Il dit qu'il est inutile de s'accrocher lorsque le moment passe. Que demain pourrait être meilleur comme il pourrait être pire, mais qu'il sera. Inéluctable.
Ma soeur est partie depuis longtemps. Je voudrais l'entendre rire contre mon oreille. L'oreille de mon frère est égoiste. Elle fait du je, me, moi et je ne sais pas la saisir. Je lui ai raconté des mensonges rose bonbon préparés tout exprès pour elle, mais elle s'indiffère. Elle me lasse. Mes mots restent. Ici.
Et sur le plancher de mon salon, le château de cartes s'effondre en silence.
Ma soeur est partie depuis longtemps. Je voudrais l'entendre rire contre mon oreille. L'oreille de mon frère est égoiste. Elle fait du je, me, moi et je ne sais pas la saisir. Je lui ai raconté des mensonges rose bonbon préparés tout exprès pour elle, mais elle s'indiffère. Elle me lasse. Mes mots restent. Ici.
Et sur le plancher de mon salon, le château de cartes s'effondre en silence.
jeudi 7 septembre 2006
Jeudi nuit
" J'ai des fins de scénarios
coincées dans mes artères
et je ne vois plus très, très haut
depuis que j'ai commencé à me taire
J'ai le coeur dans la tête
J'ai le coeur dans la tête
J'ai le coeur dans la tête
J'ai le coeur dans la tête
J'ai des vices cachés
j'ai des vices cachés
j'ai des vices cachés
et des pièces détachées..."
Moffatt plein la tête. La gorge silencieuse qui se mord l'intérieur. Tout est si fragile. Le moindre mot pourrait tout renverser. Je pourrais en mourir. Équilibre précaire. Et pourtant, si.
Si.
Je rêve de matins endormis, de corps emmêlés, de projets aléatoires, de bouchées infernales. Je rêve d'un salon en briques, d'une salle de bain en bambous, d'une petite fille aussi mignonne que celle.
Je ne dirai rien.
Promis.
coincées dans mes artères
et je ne vois plus très, très haut
depuis que j'ai commencé à me taire
J'ai le coeur dans la tête
J'ai le coeur dans la tête
J'ai le coeur dans la tête
J'ai le coeur dans la tête
J'ai des vices cachés
j'ai des vices cachés
j'ai des vices cachés
et des pièces détachées..."
Moffatt plein la tête. La gorge silencieuse qui se mord l'intérieur. Tout est si fragile. Le moindre mot pourrait tout renverser. Je pourrais en mourir. Équilibre précaire. Et pourtant, si.
Si.
Je rêve de matins endormis, de corps emmêlés, de projets aléatoires, de bouchées infernales. Je rêve d'un salon en briques, d'une salle de bain en bambous, d'une petite fille aussi mignonne que celle.
Je ne dirai rien.
Promis.
lundi 4 septembre 2006
Lundi matin
Je t'ai encore raconté hier. Quand je te raconte, il y a une foule de petits détails qui se font un feu d'artifices dans ma tête. Je me souviens de ton odeur sur l'oreiller et de la sensation si particulière de ta bouche sur mon oreille. Je me rapelle Camille, la partie de billard, la route si longue vers nulle part, nos rires nocturnes, mes fuites, ta fenêtre, nos livres, ton rire. Il y avait longtemps que je ne t'avais pas raconté, mais dès que j'ai prononcé ton nom, tout m'est revenu. Te souviens-tu du quai lorsque je suis partie? Tu portais une chemise rayée verte et violet, tu étais superbe. Il y a eu ce baiser si chaste et puis celui si passionné et porteur du seul mot possible. Adieu. Et toi, il t'arrive de me raconter?
samedi 2 septembre 2006
Vendredi nuit
"Papapappappappappappappappadapada"
J'ai été au Musée. Je me suis mordue pour voir si je savais vivre. On a rit. On s'est posé plein de questions. Mon épaule s'encastre parfaitement dans la sienne. Pourquoi se contenter d'une journée presque parfaite? Scène de film alors que je l'aperçois, elle, au coin de la rue et que j'entraine J. dans l'autre direction. Mes dents imprimées dans mon avant-bras. Je vais acheter une tuque très laide à L. pour son anniversaire. Souvent, les films qui jouent sur l'écran alors que je joue dans la salle n'ont aucune importance. Je n'ai pas saigné.
"Oh Montréal
T'es tellement froide
Un ours polaire dans l'autobus
J'm'inspire du pire
Pour m'enrichir
Et je t'aime tellement que j'hallucine
pappappappapadapada"
J'ai été au Musée. Je me suis mordue pour voir si je savais vivre. On a rit. On s'est posé plein de questions. Mon épaule s'encastre parfaitement dans la sienne. Pourquoi se contenter d'une journée presque parfaite? Scène de film alors que je l'aperçois, elle, au coin de la rue et que j'entraine J. dans l'autre direction. Mes dents imprimées dans mon avant-bras. Je vais acheter une tuque très laide à L. pour son anniversaire. Souvent, les films qui jouent sur l'écran alors que je joue dans la salle n'ont aucune importance. Je n'ai pas saigné.
"Oh Montréal
T'es tellement froide
Un ours polaire dans l'autobus
J'm'inspire du pire
Pour m'enrichir
Et je t'aime tellement que j'hallucine
pappappappapadapada"
dimanche 27 août 2006
Samedi soir ou ... La Perfection
Un samedi étrange.
L'après-midi passée à courir donner de l'aide à deux Français fraichement débarquée dans l'appartement de ta soeur qui s'est poussée sur le chemin de Compostelle.
La soirée avec deux options. Soit G. te fait des moules, soit J. t'amène au resto.
Après quelques tentatives (infructueuses) de rejoindre J., tu appelles G. qui te raconte qu'près avoir passée la journée à jouer au frisbee, il est fatigué et s'en allait justement faire une sieste. Bon, il y a des excuses meilleures, non? Tu lui dis que tu te sens abandonnée mais que tu devrais survivre. Tu essaies de nouveau de rejoindre J. Sans réponse. Merde.
18h12 Tu es convaincu que ta soirée sera un échec.
18h24 appel de J. Tu reprends espoir.
18h25 J. t'annonce qu'il est à moitié mort puisqu'il s'est couché à midi, qu'il va faire une sieste et te rapelle plus tard.
18h45 Tu te poses de sérieuses questions sur ton intérêt personnel. Tu sors papier et crayon et tu laisses aller ton imaginaire.
20h14 J. te rappelle pour te dire qu'il va dormir toute la soirée. Tu crayonnes toujours.
20h20 Tu te dis que tu pourrais toujours passer la soirée avec un inconnu.
20h32 Tu renonces à l'idée. Aucune envie de devoir alimenter une conversation sans substance durant une période indéterminée. Tu crayonnes encore.
21h12 Tu sors ( Jupe jeans ultracourte sur jupe légère violette assez longue. Camisole blanche. Chandail vert. Foulards (2) rouges. De teintes différentes.) dans le but de te louer un film.
21h34 Tu traumatises la fille du comptoir avec ton accoutrement. Tu lui sers ton plus beau sourire.
21h35 Tu danses dans la rue en revenant.
22h00 Tu mets le film, crayon à la main.
00h14 Tu as des ampoules sur le pouce et l'index. Les deux dessins devant toi te font sourire. Les femmes ont des cornes.
00h29 Tu te dis que ta soirée approchais finalement de la perfection. Il y a longtemps que tu n'as pas pris le temps de te retrouver seule sur un divan avec tes crayons. Suffisait d'un samedi soir...
L'après-midi passée à courir donner de l'aide à deux Français fraichement débarquée dans l'appartement de ta soeur qui s'est poussée sur le chemin de Compostelle.
La soirée avec deux options. Soit G. te fait des moules, soit J. t'amène au resto.
Après quelques tentatives (infructueuses) de rejoindre J., tu appelles G. qui te raconte qu'près avoir passée la journée à jouer au frisbee, il est fatigué et s'en allait justement faire une sieste. Bon, il y a des excuses meilleures, non? Tu lui dis que tu te sens abandonnée mais que tu devrais survivre. Tu essaies de nouveau de rejoindre J. Sans réponse. Merde.
18h12 Tu es convaincu que ta soirée sera un échec.
18h24 appel de J. Tu reprends espoir.
18h25 J. t'annonce qu'il est à moitié mort puisqu'il s'est couché à midi, qu'il va faire une sieste et te rapelle plus tard.
18h45 Tu te poses de sérieuses questions sur ton intérêt personnel. Tu sors papier et crayon et tu laisses aller ton imaginaire.
20h14 J. te rappelle pour te dire qu'il va dormir toute la soirée. Tu crayonnes toujours.
20h20 Tu te dis que tu pourrais toujours passer la soirée avec un inconnu.
20h32 Tu renonces à l'idée. Aucune envie de devoir alimenter une conversation sans substance durant une période indéterminée. Tu crayonnes encore.
21h12 Tu sors ( Jupe jeans ultracourte sur jupe légère violette assez longue. Camisole blanche. Chandail vert. Foulards (2) rouges. De teintes différentes.) dans le but de te louer un film.
21h34 Tu traumatises la fille du comptoir avec ton accoutrement. Tu lui sers ton plus beau sourire.
21h35 Tu danses dans la rue en revenant.
22h00 Tu mets le film, crayon à la main.
00h14 Tu as des ampoules sur le pouce et l'index. Les deux dessins devant toi te font sourire. Les femmes ont des cornes.
00h29 Tu te dis que ta soirée approchais finalement de la perfection. Il y a longtemps que tu n'as pas pris le temps de te retrouver seule sur un divan avec tes crayons. Suffisait d'un samedi soir...
mardi 22 août 2006
Lundi nuit
Insomnie facile. Sommeil entrecoupé qui se meuble, se pare de rêves un peu fou qui me laissent en sueur, au bord de l'Abime.
J'ai le corps qui lutte.
J'ai le corps qui lutte.
vendredi 18 août 2006
Jeudi soir
Un chat couché dans le couloir.
La soirée fut belle, comme les autres. J. est toujours aussi drôle, a toujours autant mauvais caractère et me fait toujours me sentir aussi bien. Il arrive des soirs comme celui-ci ou je me demande pourquoi on reste ainsi. Mais je sais bien que s'il fallait que ça devienne sérieux, notre jeu ne durerait pas. Les "mon coeur" et les "sweetie" me tomberaient bien vite sur les nerfs, ses envolées un peu fermées d'esprit me rendraient folle, et... Enfin. La soirée fut magnifique. Et je me considère vraiment très chanceuse de l'avoir comme ami, cet étrange personnage...
Beaucoup de gens disent vouloir vivre à fond leur vie, peu ont le courage de le faire...
La soirée fut belle, comme les autres. J. est toujours aussi drôle, a toujours autant mauvais caractère et me fait toujours me sentir aussi bien. Il arrive des soirs comme celui-ci ou je me demande pourquoi on reste ainsi. Mais je sais bien que s'il fallait que ça devienne sérieux, notre jeu ne durerait pas. Les "mon coeur" et les "sweetie" me tomberaient bien vite sur les nerfs, ses envolées un peu fermées d'esprit me rendraient folle, et... Enfin. La soirée fut magnifique. Et je me considère vraiment très chanceuse de l'avoir comme ami, cet étrange personnage...
Beaucoup de gens disent vouloir vivre à fond leur vie, peu ont le courage de le faire...
dimanche 13 août 2006
mercredi 9 août 2006
Mercredi soir
Du soleil plein la tête. Du sommeil plein les doigts. Des souvenirs qui gigotent dans ma tête, qui joue à cache-cache, qui se virent la tête à l'envers. Une tête qui se cacherait sous une table de cuisine.
lundi 7 août 2006
Samedi soir ou Idées de type B
Le copain de ta meilleure copine est parti faire communion avec la nature pour le week-end, elle s'est déclarée veuve de camping et a décidé qu'il fallait faire la fête. Tu amènes ton sac chez elle avec tous tes trucs, elle habite plus près du centre-ville, tu dormiras là.
Le souper est bien arrosé, vous échangez des potins, fumez des clopes et vous vous préparez ensemble dans la salle de bain comme il y a quelques années, quand vous sortiez ensemble à toutes les fins de semaine.
Quand vous arrivez dans le bar, vous riez en commandant les traditionnels trois shooters et, devant l'air scandalisé du type d'à côté à qui tu as offert d'utiliser son coup pour étaler le sel, tu lèves le coude avant de te sauver profiter de la terasse pour fumer de nouveau quelques clopes.
Au bout de quelques temps (deux ou trois cigarettes, tu ne les as pas respiré alors tu ne les as pas comptées) vous redescendez pour permettre à vos corps de s'exprimer sur une musique qui claque dans la pièce presque vide au départ et qui se remplie peu à peu. Vous étiez seules sur la piste et vous vous retrouvez un peu coincées entre les gens qui bougent.
Tu vas prendre une bouffée d'air au bar et, au type qui te regarde depuis un moment, tu demandes pourquoi il ne danse pas. La réponse vient en anglais.
Il se nomme Steve (Ou Steeve, tu n'as pas demandé et il n'a pas précisé) et au bout d'une heure tu as seulement compris qu'il est américain, qu'il est venu avec 4 potes, qu'il est très drôle, qu'il a des allures un peu punk, un peu rebelles, et qu'il embrasse bien. Tu penses que les shoots ont fait effet et tu te laisses couler dans la soirée.
Vers deux heures, quand les mecs offrent d'aller finir la soirée à leur hôtel, tu penses un court instant que c'est vraiment une idée de type B, mais devant A. qui les trouve aussi très sympathiques et qui t'assure qu'il n'y a pas de problèmes pour son couple, qu'elle restera sage et que tout ira bien, tu sautes.
Vous êtes sept et le taxi ne peut en embarquer que six. Tu ressors donc avec Steve et au moment ou la porte se referme sur A., tu penses que ça aussi, c'est une idée de type B. Mais le deuxième taxi arrive, tu y embarques et en quelques minutes tu retrouves ta copine dans une suite très "bordel de gars". Tu trouves que c'est finalement très drôle.
Alors que A. discute en anglais avec tout le monde, toi, ayant dépassée le stade de boisson ou tu comprends l'anglais pour atterir dans celui ou ça ressemble à du charabia, tu succombes aux yeux du New Yorkais et tu disparais avec lui dans une chambre le temps que ton esprit se taise et que ton corps s'apaise. Il a une copine chez lui, mais il est à Montréal. Tu dis avoir un copain aussi, mais il n'est pas là. L'Américain se révèle être un bon coup.
Vers cinq heures, tu t'endors sur le divan.
À dix heures, tu ouvres les yeux. Des draps blancs, des murs blancs, ou es-tu? Des ronflements. Tu n'es pas seule. En te retournant tu aperçois Steve a moitié nu par dessus le couvre-lit. Tu te tâtes, tu as encore ton haut et ta jupe. Ouf. Tu entends la voix d'A. provenant du salon au moment même ou tu prends conscience du martèlement dans ta tête.
Tu apparais dans l'embrasure, elle se redresse, toujours décemment vêtue. Tu lui indiques ton désir de partir, elle salue Ron avec qui elle était en grande conversation, te glisse deux Advils dans la main et sort avec toi.
En arrivant dans le hall, prenant conscience de ton habillement un peu osé pour un dimanche matin et du regard des touristes en attente d'une chambre ou d'un départ, tu te sens comme dans un film. De type B.
Vous revenez chez elle en discutant. Elle te raconte qu'elle s'est fait plein d'amis, qu'elle a parlé toute la nuit et qu'elle a d'ailleurs appris pourquoi ces cinq New Yorkais étaient de passage à Montréal. Tu hausse un sourcil, curieuse. C'est à ce moment que tu apprends que c'était l'enterrement de vie de garçon de Steve, qui se marie la semaine prochaine. Cheap. Tu jures que tu n'en savais rien. A. te dit qu'elle le sait bien, que c'est à lui de se sentir mal, pas à toi. N'empêche.
Quand A. glisse la clé dans la serrure, elle fait un drôle d'air. En ouvrant la porte, tu comprends. L. est sur le balcon, revenu plutôt de son périple rustique. Oups. Tu prends ton sac et tu t'en vas, préférant ne pas être là quand elle va lui expliquer le déroulement de la soirée. Elle a beau avoir seulement discuté toute la nuit, c'est difficile à croire. Surtout que tu trouves que la phrase " Ne panique pas, ça a l'air pire que c'est..", augure mal.
En sortant de l'immeuble, tu te dis que tout ça était vraiment une série d'idées de type B. Tu as une pensée pour une fiancée qui ne sait pas du tout ce qui s'est passé et tu te dis que tu as été le clou de la soirée d'un enterrement de vie de garçon malgré toi.
Le souper est bien arrosé, vous échangez des potins, fumez des clopes et vous vous préparez ensemble dans la salle de bain comme il y a quelques années, quand vous sortiez ensemble à toutes les fins de semaine.
Quand vous arrivez dans le bar, vous riez en commandant les traditionnels trois shooters et, devant l'air scandalisé du type d'à côté à qui tu as offert d'utiliser son coup pour étaler le sel, tu lèves le coude avant de te sauver profiter de la terasse pour fumer de nouveau quelques clopes.
Au bout de quelques temps (deux ou trois cigarettes, tu ne les as pas respiré alors tu ne les as pas comptées) vous redescendez pour permettre à vos corps de s'exprimer sur une musique qui claque dans la pièce presque vide au départ et qui se remplie peu à peu. Vous étiez seules sur la piste et vous vous retrouvez un peu coincées entre les gens qui bougent.
Tu vas prendre une bouffée d'air au bar et, au type qui te regarde depuis un moment, tu demandes pourquoi il ne danse pas. La réponse vient en anglais.
Il se nomme Steve (Ou Steeve, tu n'as pas demandé et il n'a pas précisé) et au bout d'une heure tu as seulement compris qu'il est américain, qu'il est venu avec 4 potes, qu'il est très drôle, qu'il a des allures un peu punk, un peu rebelles, et qu'il embrasse bien. Tu penses que les shoots ont fait effet et tu te laisses couler dans la soirée.
Vers deux heures, quand les mecs offrent d'aller finir la soirée à leur hôtel, tu penses un court instant que c'est vraiment une idée de type B, mais devant A. qui les trouve aussi très sympathiques et qui t'assure qu'il n'y a pas de problèmes pour son couple, qu'elle restera sage et que tout ira bien, tu sautes.
Vous êtes sept et le taxi ne peut en embarquer que six. Tu ressors donc avec Steve et au moment ou la porte se referme sur A., tu penses que ça aussi, c'est une idée de type B. Mais le deuxième taxi arrive, tu y embarques et en quelques minutes tu retrouves ta copine dans une suite très "bordel de gars". Tu trouves que c'est finalement très drôle.
Alors que A. discute en anglais avec tout le monde, toi, ayant dépassée le stade de boisson ou tu comprends l'anglais pour atterir dans celui ou ça ressemble à du charabia, tu succombes aux yeux du New Yorkais et tu disparais avec lui dans une chambre le temps que ton esprit se taise et que ton corps s'apaise. Il a une copine chez lui, mais il est à Montréal. Tu dis avoir un copain aussi, mais il n'est pas là. L'Américain se révèle être un bon coup.
Vers cinq heures, tu t'endors sur le divan.
À dix heures, tu ouvres les yeux. Des draps blancs, des murs blancs, ou es-tu? Des ronflements. Tu n'es pas seule. En te retournant tu aperçois Steve a moitié nu par dessus le couvre-lit. Tu te tâtes, tu as encore ton haut et ta jupe. Ouf. Tu entends la voix d'A. provenant du salon au moment même ou tu prends conscience du martèlement dans ta tête.
Tu apparais dans l'embrasure, elle se redresse, toujours décemment vêtue. Tu lui indiques ton désir de partir, elle salue Ron avec qui elle était en grande conversation, te glisse deux Advils dans la main et sort avec toi.
En arrivant dans le hall, prenant conscience de ton habillement un peu osé pour un dimanche matin et du regard des touristes en attente d'une chambre ou d'un départ, tu te sens comme dans un film. De type B.
Vous revenez chez elle en discutant. Elle te raconte qu'elle s'est fait plein d'amis, qu'elle a parlé toute la nuit et qu'elle a d'ailleurs appris pourquoi ces cinq New Yorkais étaient de passage à Montréal. Tu hausse un sourcil, curieuse. C'est à ce moment que tu apprends que c'était l'enterrement de vie de garçon de Steve, qui se marie la semaine prochaine. Cheap. Tu jures que tu n'en savais rien. A. te dit qu'elle le sait bien, que c'est à lui de se sentir mal, pas à toi. N'empêche.
Quand A. glisse la clé dans la serrure, elle fait un drôle d'air. En ouvrant la porte, tu comprends. L. est sur le balcon, revenu plutôt de son périple rustique. Oups. Tu prends ton sac et tu t'en vas, préférant ne pas être là quand elle va lui expliquer le déroulement de la soirée. Elle a beau avoir seulement discuté toute la nuit, c'est difficile à croire. Surtout que tu trouves que la phrase " Ne panique pas, ça a l'air pire que c'est..", augure mal.
En sortant de l'immeuble, tu te dis que tout ça était vraiment une série d'idées de type B. Tu as une pensée pour une fiancée qui ne sait pas du tout ce qui s'est passé et tu te dis que tu as été le clou de la soirée d'un enterrement de vie de garçon malgré toi.
samedi 5 août 2006
Vendredi soir
Août est toujours introuvable.
J'ai un plaisir fou à l'imaginer dans les passants que je rencontre. D'Ailleurs au souper le maitre d'hotel aurait fait un Août parfait. Mais je ne lui ai pas dit, j'ai gardé pour moi ce secret en le regardant du coin de l'oeil.
Je suis allée voir mademoiselle P. aujourd'hui. Elle était de fort bonne humeur puisque courtisée par un (horrible) chanteur. À 95 ans, il faut bien savourer la vie...
J'ai un plaisir fou à l'imaginer dans les passants que je rencontre. D'Ailleurs au souper le maitre d'hotel aurait fait un Août parfait. Mais je ne lui ai pas dit, j'ai gardé pour moi ce secret en le regardant du coin de l'oeil.
Je suis allée voir mademoiselle P. aujourd'hui. Elle était de fort bonne humeur puisque courtisée par un (horrible) chanteur. À 95 ans, il faut bien savourer la vie...
mardi 1 août 2006
- It's not your first therapy, is that right?
Ce sont ses yeux qui engendrent la première brise. Des yeux d'un vert intense, presque de la même teinte que le mur derrière, à l'exception que les iris semblent attirer et retenir la lumière.
-En effet.
Et puis son petit sourire, à la limite de l'arrogance. Le petit écriteau sur la porte indiquait Dr. Paterson et elle se demande quel prénom pour bien lui aller.
- Have you been to another therapist in New York?
- Vous faites une enquête sérieuse?
- Of course, not.
- Et puis c'est une information que l'on pourrait qualifier de confidentielle, non?
Un prénom anglais sans doute puisque son accent est le plus british qu'elle ait entendu depuis qu'elle est à New York. Peter? Non... William?
-Certainly.
- Mais pour être franche, j'ai dû en consulter autant que vous avez eu de patients.
Son air ahuri ravive le vent au creux de son ventre. En plus, elle a menti. Elle a sûrement rencontré plus de psychologues que lui de patients.
- Je blaguais.
Sourire. Elle n'a soudain plus aucune envie de se confier.
- Je suis désolée, vraiment, mais...
En se penchant pour ramasser son sac sur le sol elle jette un regard vers le diplôme accroché sur le mur en coin. Aidan. Parfait. Mieux que Paul ou Henry.
- Je crois qu'il va falloir mettre fin à la séance, j'ai soudainement une folle envie de vous embrasser et ça risque de nuire à la thérapie. Alors je vais sortir...
Elle se tourne vers la porte et se détourne, comme poussée par une drôle d'envie.
- ... Et je vais aller m'asseoir sur le banc bleu qui se trouve en face de votre bureau, dans le parc. Celui que l'on aperçoit de votre fenêtre. Donc, je vais m'y asseoir, prendre mon bouquin favori et en lire quelques pages. Je vous dis ça comme ça, juste au cas ou.
Comme elle va franchir la porte, sa voix la retient.
-Do you make this kind of proposition to all your therapist?
Elle lui fait un immense sourire, plongeant ses yeux dans les siens.
- Oh mais, rassurez-vous, vous êtes le premier que j'ai envie d'embrasser aujourd'hui.
Ce sont ses yeux qui engendrent la première brise. Des yeux d'un vert intense, presque de la même teinte que le mur derrière, à l'exception que les iris semblent attirer et retenir la lumière.
-En effet.
Et puis son petit sourire, à la limite de l'arrogance. Le petit écriteau sur la porte indiquait Dr. Paterson et elle se demande quel prénom pour bien lui aller.
- Have you been to another therapist in New York?
- Vous faites une enquête sérieuse?
- Of course, not.
- Et puis c'est une information que l'on pourrait qualifier de confidentielle, non?
Un prénom anglais sans doute puisque son accent est le plus british qu'elle ait entendu depuis qu'elle est à New York. Peter? Non... William?
-Certainly.
- Mais pour être franche, j'ai dû en consulter autant que vous avez eu de patients.
Son air ahuri ravive le vent au creux de son ventre. En plus, elle a menti. Elle a sûrement rencontré plus de psychologues que lui de patients.
- Je blaguais.
Sourire. Elle n'a soudain plus aucune envie de se confier.
- Je suis désolée, vraiment, mais...
En se penchant pour ramasser son sac sur le sol elle jette un regard vers le diplôme accroché sur le mur en coin. Aidan. Parfait. Mieux que Paul ou Henry.
- Je crois qu'il va falloir mettre fin à la séance, j'ai soudainement une folle envie de vous embrasser et ça risque de nuire à la thérapie. Alors je vais sortir...
Elle se tourne vers la porte et se détourne, comme poussée par une drôle d'envie.
- ... Et je vais aller m'asseoir sur le banc bleu qui se trouve en face de votre bureau, dans le parc. Celui que l'on aperçoit de votre fenêtre. Donc, je vais m'y asseoir, prendre mon bouquin favori et en lire quelques pages. Je vous dis ça comme ça, juste au cas ou.
Comme elle va franchir la porte, sa voix la retient.
-Do you make this kind of proposition to all your therapist?
Elle lui fait un immense sourire, plongeant ses yeux dans les siens.
- Oh mais, rassurez-vous, vous êtes le premier que j'ai envie d'embrasser aujourd'hui.
lundi 31 juillet 2006
Lundi
Lundi matin.Très matin.
Tu te dis que la danse d'hier n'était peut-être pas nécessairement une bonne idée, que tu aurais peut-être eu avantage a te garder quelques heures de sommeil de plus en réserve. La journée sera longue, Montréal est couverte de nuages. Tant pis. Il faut toujours assumer les conséquences.
Dernier jour du mois de juillet. Août sera heureux et célibataire.
Tu te dis que la danse d'hier n'était peut-être pas nécessairement une bonne idée, que tu aurais peut-être eu avantage a te garder quelques heures de sommeil de plus en réserve. La journée sera longue, Montréal est couverte de nuages. Tant pis. Il faut toujours assumer les conséquences.
Dernier jour du mois de juillet. Août sera heureux et célibataire.
mercredi 26 juillet 2006
Mercredi soir
Dans mes oreilles...
"...Le vent est si tendre sur midi
tu es septembre sur Paris
je pense à toi, ça fait du bien
toi dans ta ville et moi transibérienne
qui t'aime et qui t'adore
et qui se hait d'aimer si fort
l'amour est comme je le redoutais...
Imparfait
le monde est imparfait
imparfait..."
Du Ariane Moffat à pleine tête alors que mes doigts s'amusent, gigotent sur du papier noir, sur des cadres de glace. Des désirs, des essais, aurai-je jamais le courage de.
"...Le vent est si tendre sur midi
tu es septembre sur Paris
je pense à toi, ça fait du bien
toi dans ta ville et moi transibérienne
qui t'aime et qui t'adore
et qui se hait d'aimer si fort
l'amour est comme je le redoutais...
Imparfait
le monde est imparfait
imparfait..."
Du Ariane Moffat à pleine tête alors que mes doigts s'amusent, gigotent sur du papier noir, sur des cadres de glace. Des désirs, des essais, aurai-je jamais le courage de.
Mardi nuit
Une idée folle.
Celle de mettre toutes ces relations dans un photomaton.
En faire un scrapbook pour coller les morceaux.
Et rire.
Celle de mettre toutes ces relations dans un photomaton.
En faire un scrapbook pour coller les morceaux.
Et rire.
dimanche 23 juillet 2006
samedi 22 juillet 2006
Samedi.
Envie folle de tout foutre en l'air. Pour une fois que je me bats, que je tente de rester, que je résiste à ce vent qui court dans mes veines...
Incapable de le rejoindre. C'est son anniversaire et ses deux téléphones sonnent dans le vide. Comme hier soir alors qu'il m'avait demandé de le rejoindre au centre-ville. Une folle envie de tout foutre en l'air.
Envie folle de tout foutre en l'air. Pour une fois que je me bats, que je tente de rester, que je résiste à ce vent qui court dans mes veines...
Incapable de le rejoindre. C'est son anniversaire et ses deux téléphones sonnent dans le vide. Comme hier soir alors qu'il m'avait demandé de le rejoindre au centre-ville. Une folle envie de tout foutre en l'air.
vendredi 21 juillet 2006
Jeudi
Il y a l'envie de fuir toujours aussi présente. Peut-être plus même tellement. Tellement plein de choses. Je ne sais plus si le coeur dirige ou la raison. Le centre ou la peur.
Je me suis changée les idées avec d'autres. Son répondeur est resté vide de ma voix.
Temps superbe sur Montréal. Orage. Je suis trempée.
Je me suis changée les idées avec d'autres. Son répondeur est resté vide de ma voix.
Temps superbe sur Montréal. Orage. Je suis trempée.
mardi 18 juillet 2006
lundi 17 juillet 2006
dimanche 9 juillet 2006
9 juillet.
Réapparition. Je suis sur Paris, au milieu des cheminées que j'aime tant, folle amoureuse de Prgue que j'ai du quitter il y a deux jours.
La maison est loin.
Je m'ennuie de ...
Mon chat. Mon lit. Mes livres. Mon ordinateur. Un réfrigérateur plein à craquer. De la limonade. Des framboises sur mon balcon. Mon balcon. Mes amis. Ma mère au bout du fil. Lui que je n'ai pas eu le temps de mordre et de gouter de tout mon saoul avant de partir.
Réapparition. Je suis sur Paris, au milieu des cheminées que j'aime tant, folle amoureuse de Prgue que j'ai du quitter il y a deux jours.
La maison est loin.
Je m'ennuie de ...
Mon chat. Mon lit. Mes livres. Mon ordinateur. Un réfrigérateur plein à craquer. De la limonade. Des framboises sur mon balcon. Mon balcon. Mes amis. Ma mère au bout du fil. Lui que je n'ai pas eu le temps de mordre et de gouter de tout mon saoul avant de partir.
jeudi 1 juin 2006
dimanche 28 mai 2006
S pour Silence
J'aime les silences. J'aime les silences sympathiques, ceux qui se prolongent dans les secondes sans devenir lourds, ceux qui caressent.
J'aime les gens avec qui le silence est facile et plein d'images qui gravitent, qui effleurent qui explosent. J'aime les gens avec qui le silence parle sans se forcer.
Samedi.
Qu'est ce qu'un samedi parfait?
Celui-ci.
J'aime les gens avec qui le silence est facile et plein d'images qui gravitent, qui effleurent qui explosent. J'aime les gens avec qui le silence parle sans se forcer.
Samedi.
Qu'est ce qu'un samedi parfait?
Celui-ci.
dimanche 21 mai 2006
Dimanche.
J. disait hier qu'il voulait manger un rayon de soleil.
Dimanche matin. 7h37. Je n'arrive plus à dormir. Tourne. Tourne. Tourne. Mon chat se tanne de mes galères. Saute en bas du lit. Miaule contre la porte. Ma chambre est une boite, aucune fenêtre. Dans ma tête, je peux imaginer parfaitement le ciel gris. Je me dis que je lui ouvre la porte, que je vais prendre un grand verre de limonade pour satisfaire ma gorge et que je me recouche, me rendors. J'ouvre la porte, le chat court dans le couloir. Je passe la tête dans la porte. Soleil.
J'ai bu mon grand verre de limonade sur mon balcon. Robe de chambre très laide et édition du dimanche de la Presse sur les genoux. À 7h39 ce matin, il faisait soleil.
Après avoir lu mes sections préférées du jour, je suis rentrée et me suis rendormie instantannément. Pouf.
À mon deuxième réveil, il fait gris mais cela a très peu d'importance. À quelque part dans mon corps, j'ai emmaganisé quelques rayons...
Dimanche matin. 7h37. Je n'arrive plus à dormir. Tourne. Tourne. Tourne. Mon chat se tanne de mes galères. Saute en bas du lit. Miaule contre la porte. Ma chambre est une boite, aucune fenêtre. Dans ma tête, je peux imaginer parfaitement le ciel gris. Je me dis que je lui ouvre la porte, que je vais prendre un grand verre de limonade pour satisfaire ma gorge et que je me recouche, me rendors. J'ouvre la porte, le chat court dans le couloir. Je passe la tête dans la porte. Soleil.
J'ai bu mon grand verre de limonade sur mon balcon. Robe de chambre très laide et édition du dimanche de la Presse sur les genoux. À 7h39 ce matin, il faisait soleil.
Après avoir lu mes sections préférées du jour, je suis rentrée et me suis rendormie instantannément. Pouf.
À mon deuxième réveil, il fait gris mais cela a très peu d'importance. À quelque part dans mon corps, j'ai emmaganisé quelques rayons...
vendredi 19 mai 2006
mardi 16 mai 2006
Mardi
Les mardis sont-ils naturellement contre-productifs?
Ou seulement les miens?
J'ai quand même fait quelques appels importants. Moi qui déteste parler à des gens que je suis incapable d'imaginer, surtout les femmes. Si la voix est masculine, profonde, aucun problème. Une voix féminine me glace. Figée.
Écouté:
La face cachée de la lune.
La trame sonore d'Amélie Poulain
Martha Wainwright.
Ariane Moffat, toujours
Travail sur la fuite alors que je rêve de rester, simplement, calée.
Retour de Y. Un message parce que ça copine le fait souffrir, il a envie de mes bras. Je n'ai pas été très tendre.
Envie de mordre.
Elle entre dans la chambre et ouvre son armoire à lui. Ses chemises préférées sont encore sur les cintres et, depuis qu'elle en a déchirée une pour en faire un abat-jour, il ne part plus sans elles. Il est toujours là. Elle sourit.
Départ demain pour Québec. Un peu nerveuse, un peu angoissée, un peu ravie d'aller donner ces ateliers. Mais il n'y a aucun rempart connu à Québec.
Retour vendredi.
Ou seulement les miens?
J'ai quand même fait quelques appels importants. Moi qui déteste parler à des gens que je suis incapable d'imaginer, surtout les femmes. Si la voix est masculine, profonde, aucun problème. Une voix féminine me glace. Figée.
Écouté:
La face cachée de la lune.
La trame sonore d'Amélie Poulain
Martha Wainwright.
Ariane Moffat, toujours
Travail sur la fuite alors que je rêve de rester, simplement, calée.
Retour de Y. Un message parce que ça copine le fait souffrir, il a envie de mes bras. Je n'ai pas été très tendre.
Envie de mordre.
Elle entre dans la chambre et ouvre son armoire à lui. Ses chemises préférées sont encore sur les cintres et, depuis qu'elle en a déchirée une pour en faire un abat-jour, il ne part plus sans elles. Il est toujours là. Elle sourit.
Départ demain pour Québec. Un peu nerveuse, un peu angoissée, un peu ravie d'aller donner ces ateliers. Mais il n'y a aucun rempart connu à Québec.
Retour vendredi.
dimanche 14 mai 2006
vendredi 12 mai 2006
Jeudi
Un être humain ne peut vivre continuellement en état de crise, il ne le supporterait ni mentalement, ni physiquement.
-Tu fais ta valise...
-Bravo, superbe sens de l'observation.
-Ou vas-tu?
-Je ne sais pas. L'horizon me tente, je crois.
-Tu ris de moi?
-Non.
-Je...
- Je sais. Mille choses moi aussi. Que je n'ai pas dites ou que je n'ai pas faites. Des jours et des nuits perdus à se mentir alors qu'on aurait pu simplement se mordre et oublier. Mais quand je me suis levée ce matin il y avait ça, l'horizon, au bout de la rue. Et je me suis dis que c'était parfait comme moment de départ.
-Tu es folle.
-Tu fais ta valise...
-Bravo, superbe sens de l'observation.
-Ou vas-tu?
-Je ne sais pas. L'horizon me tente, je crois.
-Tu ris de moi?
-Non.
-Je...
- Je sais. Mille choses moi aussi. Que je n'ai pas dites ou que je n'ai pas faites. Des jours et des nuits perdus à se mentir alors qu'on aurait pu simplement se mordre et oublier. Mais quand je me suis levée ce matin il y avait ça, l'horizon, au bout de la rue. Et je me suis dis que c'était parfait comme moment de départ.
-Tu es folle.
mercredi 10 mai 2006
mardi 9 mai 2006
Dimanche soir.
N. est revenu dormir.
Nous avions l'intention d'écouter un film, il est arrivé en retard, a cogné dans la vitrine du club vidéo en faisant son plus beau sourire et la jeune demoiselle sous le charme nous a ouvert la porte.
Le film choisi s'est avéré nul.
Mais ses bras à lui ont été aussi confortables qu'escompté pour un dimanche presque parfait.
Quand il est parti aux aurores lundi, je me suis contentée de lever le bras pour le saluer, me suis retournée et me suis rendormie.
N. est revenu dormir.
Nous avions l'intention d'écouter un film, il est arrivé en retard, a cogné dans la vitrine du club vidéo en faisant son plus beau sourire et la jeune demoiselle sous le charme nous a ouvert la porte.
Le film choisi s'est avéré nul.
Mais ses bras à lui ont été aussi confortables qu'escompté pour un dimanche presque parfait.
Quand il est parti aux aurores lundi, je me suis contentée de lever le bras pour le saluer, me suis retournée et me suis rendormie.
samedi 6 mai 2006
Friday night
Il suffirait de presque rien...
Me voici avec cette foutue chanson dans la tête depuis maintenant 24 heures. Tout ça à cause d'un bouquin adorable en forme de trapèze et avec des pages roses.
Mon toit s'est déguisé en passeoire, j'ai écris une mise en demeure, le propriétaire a tout arrahcé, je vois maintenant les étoiles. Charmant, vraiment.
Me voici avec cette foutue chanson dans la tête depuis maintenant 24 heures. Tout ça à cause d'un bouquin adorable en forme de trapèze et avec des pages roses.
Mon toit s'est déguisé en passeoire, j'ai écris une mise en demeure, le propriétaire a tout arrahcé, je vois maintenant les étoiles. Charmant, vraiment.
mardi 2 mai 2006
Remparts
Hier.
Une voix au téléphone.
"Tu me reconnais..?"
Et moi qui panique, qui a su tout de suite à qui appartenait cette voix disparue depuis... 8 mois.
La conversation téléphonique a duré deux heures.
Il a finalement sauté dans son auto pour venir se balancer avec moi au parc.
Une folle nuit qui m'a ramené en arrière comme si rien ne s'était passé, comme si cette fin brusque et stupide n'était jamais arrivée.
Et me voilà qui recommence à me créer des remparts avec des hommes...
Le pire, c'est que ça me fait du bien.
Une voix au téléphone.
"Tu me reconnais..?"
Et moi qui panique, qui a su tout de suite à qui appartenait cette voix disparue depuis... 8 mois.
La conversation téléphonique a duré deux heures.
Il a finalement sauté dans son auto pour venir se balancer avec moi au parc.
Une folle nuit qui m'a ramené en arrière comme si rien ne s'était passé, comme si cette fin brusque et stupide n'était jamais arrivée.
Et me voilà qui recommence à me créer des remparts avec des hommes...
Le pire, c'est que ça me fait du bien.
lundi 1 mai 2006
N.
N. est venu dormir hier. Je vantais dernièrement sa capacité à simplement me prendre dans ses bras sans jamais rien tenter... Et j'ai passé à nuit à faire semblant de dormir et de ne pas réagir à ses caresses même si j'en avais envie parce que...
J'ai envie de préserver ce ça un peu bizarre qu'on a ensemble. Cette façon de se voir une fois au trois mois, de se blottir l'un contre l'autre et que ça soit simple.
Et puis j'ai rarement envie de revoir un mec qui me baise, que ce soit bien fait ou pas...
Ce que je suis compliquée...
J'ai envie de préserver ce ça un peu bizarre qu'on a ensemble. Cette façon de se voir une fois au trois mois, de se blottir l'un contre l'autre et que ça soit simple.
Et puis j'ai rarement envie de revoir un mec qui me baise, que ce soit bien fait ou pas...
Ce que je suis compliquée...
samedi 29 avril 2006
Désert
Décompte: 40 jours.
Ça sonne traversée du désert...
" ...lui raconte comment l'autre aurait tout laissé tomber pour aller la chercher au bout du monde, peu importe la largeur du désert à traverser. Elle sourit dans ses larmes parce que..."
Ça sonne traversée du désert...
" ...lui raconte comment l'autre aurait tout laissé tomber pour aller la chercher au bout du monde, peu importe la largeur du désert à traverser. Elle sourit dans ses larmes parce que..."
Lourdeur
"Vendredi. Se rendre jusqu'au bureau de Rachel, situé quatre rues plus loin. Quatre rues c'est autant d'instants ou le vent peut être trop fort et l'emporter. Morte de peur.
Avant de sortir, elle vide le vase à Bamboo, ramasse chaque petite roche pour les mettre dans ses poches. Être la plus lourde possible. Ce n'est pas assez. Elle enfile toutes les couches de vêtements possibles, les bourre de dictionnaires.
Rendue à la deuxième rue, elle pense que ça y est, elle est complètement folle."
Avant de sortir, elle vide le vase à Bamboo, ramasse chaque petite roche pour les mettre dans ses poches. Être la plus lourde possible. Ce n'est pas assez. Elle enfile toutes les couches de vêtements possibles, les bourre de dictionnaires.
Rendue à la deuxième rue, elle pense que ça y est, elle est complètement folle."
vendredi 28 avril 2006
La fête ( À ne lire que si...)
La fête était parfaite. Il n'est pas trop tard et je ne suis pas trop saoule.
Par contre, j'ai ma confirmation. Je suis un aimant à futur I.
Partie avec V., très tôt, question de ne pas prendre le line-up de cette fête de fin de session au Campus. Arrivée pile pour la bonne musique. Danse, danse, danse, défoulement entre temps. Parfait. Quand je commence à étouffer à cause des gens, je monte au deuxième, question de craquer quelques allumettes. Arrive un mec ( Oh lala, plutôt mignon...) qui me demande pourquoi je suis triste. Le temps que je lui avoue qu'en fait j'ai seulement très chaud, il m'a payé un verre et m'a embrassé (diablement bien).
Je suis rentrée seule, pas trop tard, ni trop saoule, mais c'était exactement ce que j'avais besoin. Du défoulement et un mec qui me permet de croire en mon charme un peu fou...
Par contre, j'ai ma confirmation. Je suis un aimant à futur I.
Partie avec V., très tôt, question de ne pas prendre le line-up de cette fête de fin de session au Campus. Arrivée pile pour la bonne musique. Danse, danse, danse, défoulement entre temps. Parfait. Quand je commence à étouffer à cause des gens, je monte au deuxième, question de craquer quelques allumettes. Arrive un mec ( Oh lala, plutôt mignon...) qui me demande pourquoi je suis triste. Le temps que je lui avoue qu'en fait j'ai seulement très chaud, il m'a payé un verre et m'a embrassé (diablement bien).
Je suis rentrée seule, pas trop tard, ni trop saoule, mais c'était exactement ce que j'avais besoin. Du défoulement et un mec qui me permet de croire en mon charme un peu fou...
mercredi 26 avril 2006
IIIXIIVI
Il fait plein soleil sur le lac à l'envers
Je te tends, t'offre ma main...
Viens, on ira se balader entre les arbres, on plongera tel des poissons, on s'embrassera selon les vagues et puis il y aura la nuit et les étoiles... Filantes.
Mais laisse ces crayons! Prends ma main pour dessiner...
Mes doigts seront ton arc-en-ciel, selon tes désirs ou selon mes humeurs et nous les baladerons sur nos peaux transies...
Tu me dis que je déblatère et, moi, je te réponds que la journée est superbe...
Viens donc...
Je te tends, t'offre ma main...
Viens, on ira se balader entre les arbres, on plongera tel des poissons, on s'embrassera selon les vagues et puis il y aura la nuit et les étoiles... Filantes.
Mais laisse ces crayons! Prends ma main pour dessiner...
Mes doigts seront ton arc-en-ciel, selon tes désirs ou selon mes humeurs et nous les baladerons sur nos peaux transies...
Tu me dis que je déblatère et, moi, je te réponds que la journée est superbe...
Viens donc...
dimanche 23 avril 2006
"Je voudrais des gens. Des adultes dans des armoires à ouvrir quand bon me semble, des enfants à cacher sous mes oreillers. Je voudrais des gens Silence. Je ne les veux pas tous, à plusieurs ils me font peur. Mais je te voudrais toi, sous ma table de cuisine, et elle, sur mon balcon. Comme ça, juste pour le plaisir."
D. comme Doutes
Jeudi soir, D. m'a fait à souper pour célébrer ma fin de session. Il m'a refait (Dans un contexte qui se voulait purement amical cette fois) sa succulente recette de pâtes au vin, celle-là même qu'il m'avait fait il y a un peu plus d'un an, pour tenter de me charmer.
On a beaucoup rit de se retrouver comme ça. Moi et mes desserts affolants, lui et ses pâtes... On a bu trop de vin, on s'est parlé beaucoup. Et soudain, j'ai peur de le charmer encore un peu trop...
Est-ce que je suis folle de croire que notre relation s'est muée en une amitié pure et parfaite?
C'est du moins ce que A. semble croire...
On a beaucoup rit de se retrouver comme ça. Moi et mes desserts affolants, lui et ses pâtes... On a bu trop de vin, on s'est parlé beaucoup. Et soudain, j'ai peur de le charmer encore un peu trop...
Est-ce que je suis folle de croire que notre relation s'est muée en une amitié pure et parfaite?
C'est du moins ce que A. semble croire...
lundi 17 avril 2006
Morsures
"Tes morsures me manquent comme tes mots. Je me suis mordue ce matin. Jusqu'au sang. Mais je n'ai rien senti. Que le froid de l'air sur ma chair ouverte. J'ai mis un pansement sur la blessure mais je n'ai trouvé aucun baume assez large pour couvrir le vide dans mon ventre."
Je travaille le manque, c'est clair.
Mais je ne sais pas de qui je pars.
Je travaille le manque, c'est clair.
Mais je ne sais pas de qui je pars.
vendredi 14 avril 2006
mardi 11 avril 2006
lundi 10 avril 2006
Finalement... (Ou comme quoi on peut être surprise)
Ma coloc m'a fait remarqué hier soir à quel point ma fin de semaine fut finalement une réussite.
Elle fut un peu montagne russe, mais j'avoue que, mis bout à bout, les moments de bonheur forment une plus longue chaine que les moments noirs.
Après le Cheval Blanc et la fuite de Monsieur M, je suis allée rejoindre D. et son cousin M au Yermad, sur Maisonneuve. Petit bar perdu que je ne connaissais pas du tout. J'ai été charmée par le mélange de boiseries et de briques, de tuyau au plafond et de l'ambiance décidément sympathique et surtout par... l'apparition de Patrick.
Patrick qui donnait des ateliers d'improvisation à mon école secondaire. Ateliers auxquels j'ai participé et dans lesquels j'ai fait une folle de moi même.
Patrick qui était le patient de ma mère en hygiène dentaire.
Patrick qui a fait des liens entre nous deux, qui a même réussis par un moyen X à connaitre mon frère.
Et Patrick que je crois souvent dans ma vie, à de droles de moments.
Perdus au milieu de l'Estrie, dans un cinéma, dans un bar. Vendredi.
Bref, la soirée fut réussie. Cadavre exquis avec deux autres passionnés de littérature ( D. et son cousin) et retour en autobus de nuit particulièrement divertissant.
Samedi, je suis allée au Marché Jean-Talon avec D. Il a acheté une plante, que j'ai baptisé Clara, et des framboises, qu'il n'a pas eu le temps de disperser sur mon balcon avant que mon ventre ne les avale.
Samedi soir, mon idée d'aller mourir chez A. fut l'idée du siècle. Dans le but de me changer les idées, nous sommes partis avec son copain faire les fous au centre-ville avec des nez de clowns et des bouquets de fausses fleurs dans les mains. La gare centrale de nuit fut un choix excellent. Très drole. Le retour en métro en jouant avec des émotions et leur intensité m'a donné le fou rir jusqu'à tard dans la nuit. En y repensant d'ailleurs, je ris encore.
Et dimanche...
J'ai donné son cadeau à D. Une course au trésor dans la ville couronnée par la remise d'un certificat cadeau pour une réflexologie intégrale et pleins de gateaux (Puisque je suis incapable d'en choisir un.) Il a été ravie, j'ai beaucoup ri. En fin d'après-midi, alors que je m'apprêtais à revenir mourir comme je le fais chaque dimanche soir, il m'a entrainé dans une fuite vers nowhere, avec Bertha, la voiture, et des chapeaux de cowboy, pour le plaisir. Nous avons atteri avec une bière sur le bord d'un lac gelé. Deux couchers de soleil. Magnifiques.
Nous avons hurlés Louise Attaque en revenant. Je suis passée acheté du café.
" - Vous avez besoin de sac?
(Et D. de répondre) - Non! Nous sommes des cowboys. C'est bien connu que les cowboys ne prennent jamais de sac!"
Alors voilà... Finalement, mon Plaisir fut grand.
Et j'ai presque déjà oublié le courriel de M.
Elle fut un peu montagne russe, mais j'avoue que, mis bout à bout, les moments de bonheur forment une plus longue chaine que les moments noirs.
Après le Cheval Blanc et la fuite de Monsieur M, je suis allée rejoindre D. et son cousin M au Yermad, sur Maisonneuve. Petit bar perdu que je ne connaissais pas du tout. J'ai été charmée par le mélange de boiseries et de briques, de tuyau au plafond et de l'ambiance décidément sympathique et surtout par... l'apparition de Patrick.
Patrick qui donnait des ateliers d'improvisation à mon école secondaire. Ateliers auxquels j'ai participé et dans lesquels j'ai fait une folle de moi même.
Patrick qui était le patient de ma mère en hygiène dentaire.
Patrick qui a fait des liens entre nous deux, qui a même réussis par un moyen X à connaitre mon frère.
Et Patrick que je crois souvent dans ma vie, à de droles de moments.
Perdus au milieu de l'Estrie, dans un cinéma, dans un bar. Vendredi.
Bref, la soirée fut réussie. Cadavre exquis avec deux autres passionnés de littérature ( D. et son cousin) et retour en autobus de nuit particulièrement divertissant.
Samedi, je suis allée au Marché Jean-Talon avec D. Il a acheté une plante, que j'ai baptisé Clara, et des framboises, qu'il n'a pas eu le temps de disperser sur mon balcon avant que mon ventre ne les avale.
Samedi soir, mon idée d'aller mourir chez A. fut l'idée du siècle. Dans le but de me changer les idées, nous sommes partis avec son copain faire les fous au centre-ville avec des nez de clowns et des bouquets de fausses fleurs dans les mains. La gare centrale de nuit fut un choix excellent. Très drole. Le retour en métro en jouant avec des émotions et leur intensité m'a donné le fou rir jusqu'à tard dans la nuit. En y repensant d'ailleurs, je ris encore.
Et dimanche...
J'ai donné son cadeau à D. Une course au trésor dans la ville couronnée par la remise d'un certificat cadeau pour une réflexologie intégrale et pleins de gateaux (Puisque je suis incapable d'en choisir un.) Il a été ravie, j'ai beaucoup ri. En fin d'après-midi, alors que je m'apprêtais à revenir mourir comme je le fais chaque dimanche soir, il m'a entrainé dans une fuite vers nowhere, avec Bertha, la voiture, et des chapeaux de cowboy, pour le plaisir. Nous avons atteri avec une bière sur le bord d'un lac gelé. Deux couchers de soleil. Magnifiques.
Nous avons hurlés Louise Attaque en revenant. Je suis passée acheté du café.
" - Vous avez besoin de sac?
(Et D. de répondre) - Non! Nous sommes des cowboys. C'est bien connu que les cowboys ne prennent jamais de sac!"
Alors voilà... Finalement, mon Plaisir fut grand.
Et j'ai presque déjà oublié le courriel de M.
samedi 8 avril 2006
Zanthrope
Ça y est. Je suis de nouveau toute croche, toute retournée, toute défaite.
Et la faute à qui?
À moi.
Qui a écrit un charmant courriel à M. (Important ici de faire la différence entre M, français, et Monsieur M, mort) pour lui faire part du baptême de mes oreillers.
Il m'a répondu.
M'a écrit que sa journée était presque parfaite, vu la superbe température, le sommeil rattrapé, le frigo plein. Et qu'il ne manquait qu'un baiser de sa Spirale. Moi, en l'occurence.
Qu'il m'embrassait.
Je le déteste.
C'est faux.
Je me déteste d'être faible, de lui avoir écrit, d'avoir souhaité une réponse et d'être toute à l'envers maintenant que je l'ai.
Et la faute à qui?
À moi.
Qui a écrit un charmant courriel à M. (Important ici de faire la différence entre M, français, et Monsieur M, mort) pour lui faire part du baptême de mes oreillers.
Il m'a répondu.
M'a écrit que sa journée était presque parfaite, vu la superbe température, le sommeil rattrapé, le frigo plein. Et qu'il ne manquait qu'un baiser de sa Spirale. Moi, en l'occurence.
Qu'il m'embrassait.
Je le déteste.
C'est faux.
Je me déteste d'être faible, de lui avoir écrit, d'avoir souhaité une réponse et d'être toute à l'envers maintenant que je l'ai.
Monsieur M.
Au début je l'ai appelé ainsi parce que nous nous voyions toujours les mardis ou les mercredis soirs. C'est resté.
Hier soir j'ai mis fin à ma relation avec Monsieur M. Et ça fait tout drôle, parce que c'est comme cinq ans de ma vie sur lesquelles je viens de mettre un trait. Pouf. Oh, nous nous sommes déjà boudés plusieurs fois. Même quelques fois durant plusieurs mois. Mais cette fois, j'en ai assez. Assez que ce soit flou, que je sente son désir, qu'il soit arrogant, suffisant, chiant. Qu'il se pousse à l'extrême, qu'il me rapelle mon âge, qu'il me rabaisse parfois, qu'il ne m'écoute pas. Assez qu'il m'invite à dormir, qu'il veuille me controler un peu, que j'aime ça, je crois. A. et V. n'ont jamais vu ce que je lui ai trouvé. Et hier soir je me le suis vraiment demander. Pourquoi? Pourquoi? Et je n'ai trouvé aucune réponse. Alors je me suis levée de notre table du Cheval Blanc, je lui ai souhaité une bonne vie, plein de chance, plein de surprises. Et je suis partie.
Il a téléphoné aujourd'hui.
"- bon, tu me boudes?
- Non. Ce n'est pas du boudage. J'en ai assez. Ça ne m'intéresse plus. Bonne journée."
Hier soir j'ai mis fin à ma relation avec Monsieur M. Et ça fait tout drôle, parce que c'est comme cinq ans de ma vie sur lesquelles je viens de mettre un trait. Pouf. Oh, nous nous sommes déjà boudés plusieurs fois. Même quelques fois durant plusieurs mois. Mais cette fois, j'en ai assez. Assez que ce soit flou, que je sente son désir, qu'il soit arrogant, suffisant, chiant. Qu'il se pousse à l'extrême, qu'il me rapelle mon âge, qu'il me rabaisse parfois, qu'il ne m'écoute pas. Assez qu'il m'invite à dormir, qu'il veuille me controler un peu, que j'aime ça, je crois. A. et V. n'ont jamais vu ce que je lui ai trouvé. Et hier soir je me le suis vraiment demander. Pourquoi? Pourquoi? Et je n'ai trouvé aucune réponse. Alors je me suis levée de notre table du Cheval Blanc, je lui ai souhaité une bonne vie, plein de chance, plein de surprises. Et je suis partie.
Il a téléphoné aujourd'hui.
"- bon, tu me boudes?
- Non. Ce n'est pas du boudage. J'en ai assez. Ça ne m'intéresse plus. Bonne journée."
vendredi 7 avril 2006
Galère
J'ai baptisé mes oreillers.
J'enfouie ma tête dans Galère.
Je serre Matisse contre mon ventre.
Cette nuit j'ai rêvé que je tenais un immense hôtel ou les gens acceptaient de dormir dans des lits superposés avec des lacs au milieu qui servaient de source d'eau potable. On leur faisait faire des jeux, ils payaient des prix de fou et ils aimaient ça. Je me suis fait réveillée par le téléphone alors que j'étais dans la cuisine avec mon grnad-père, entrain de préparer des fraises à la crème fouettée en dessert.
J'enfouie ma tête dans Galère.
Je serre Matisse contre mon ventre.
Cette nuit j'ai rêvé que je tenais un immense hôtel ou les gens acceptaient de dormir dans des lits superposés avec des lacs au milieu qui servaient de source d'eau potable. On leur faisait faire des jeux, ils payaient des prix de fou et ils aimaient ça. Je me suis fait réveillée par le téléphone alors que j'étais dans la cuisine avec mon grnad-père, entrain de préparer des fraises à la crème fouettée en dessert.
jeudi 6 avril 2006
Avril et Fil
C'est la pire fin de session de ma vie.
Lundi, D est arrivé avec sa cafetière à 19heures trente et est reparti à 1 heure du matin, à moitié mort. Moi, je suis restée devant l'écran jusqu'à 4 heures.
Je découvre les bienfaits du café, je suis de toute façon beaucoup plus productive la nuit.
Mardi, l'oral se passe bien, je rentre et je perds ma soirée à écouter " Traffic humain", très bonne mini-série. À la limite de l'effrayant pour la voyageuse en solitaire que je suis. Je repense aux nombreuses fois ou, en Thailande, en France, un peu partout, j'ai accepté des trips avec des gens que je ne connaissais pas, me lancant dans le vide en faisant simplement confiance. Le début du truc se passait à Prague.
Je serai à Prague dans deux mois et quelques dodos...
Mardi dans la nuit, téléphone avec V. Il me fait rire, je lui raconte mes lubies imbéciles, mes envies folles. Il me dit que ma voix est superbe.
Hier. Journée mélangée. Après-midi chez D à boire du café, question de pouvoir travailler le soir et de faire quelques travaux. Il m'apprend les dessous du jeu de la bourse. Je n'avance pas vraiment mes collages mais j'ai beaucoup de plaisir.
En revenant du boulot, message de V. Je le rapelle et je finis par presque m'endormir au téléphone au milieu de la nuit. Merde.
Jeudi. J'ai recommencé à dessiner. Deux femmes enceintes étranges dans mon cours du matin sur les troubles de comportement ( J'ai succombé à un immense café. Très noir.), deux femmes complètement repliées dans mon cours de cet après-midi. COurs qui dure toujours et dont je me suis poussée à la fin de mon dessin. Tant pis.
Oh.
Je me suis réconciliée avec J. Il m'a écrit un message mignon, je lui ai pardonné d'être tombé amoureux d'une fille plus grande que moi.
Monsieur M. n'a pas rappelé depuis que je lui ai signifié qu'il me dérangeait, vendredi ou samedi dernier.
Y semble d'être évanouie dans la nature. J'ai de plus très intentionnellement égaré son numéro de téléphone.
Lundi, D est arrivé avec sa cafetière à 19heures trente et est reparti à 1 heure du matin, à moitié mort. Moi, je suis restée devant l'écran jusqu'à 4 heures.
Je découvre les bienfaits du café, je suis de toute façon beaucoup plus productive la nuit.
Mardi, l'oral se passe bien, je rentre et je perds ma soirée à écouter " Traffic humain", très bonne mini-série. À la limite de l'effrayant pour la voyageuse en solitaire que je suis. Je repense aux nombreuses fois ou, en Thailande, en France, un peu partout, j'ai accepté des trips avec des gens que je ne connaissais pas, me lancant dans le vide en faisant simplement confiance. Le début du truc se passait à Prague.
Je serai à Prague dans deux mois et quelques dodos...
Mardi dans la nuit, téléphone avec V. Il me fait rire, je lui raconte mes lubies imbéciles, mes envies folles. Il me dit que ma voix est superbe.
Hier. Journée mélangée. Après-midi chez D à boire du café, question de pouvoir travailler le soir et de faire quelques travaux. Il m'apprend les dessous du jeu de la bourse. Je n'avance pas vraiment mes collages mais j'ai beaucoup de plaisir.
En revenant du boulot, message de V. Je le rapelle et je finis par presque m'endormir au téléphone au milieu de la nuit. Merde.
Jeudi. J'ai recommencé à dessiner. Deux femmes enceintes étranges dans mon cours du matin sur les troubles de comportement ( J'ai succombé à un immense café. Très noir.), deux femmes complètement repliées dans mon cours de cet après-midi. COurs qui dure toujours et dont je me suis poussée à la fin de mon dessin. Tant pis.
Oh.
Je me suis réconciliée avec J. Il m'a écrit un message mignon, je lui ai pardonné d'être tombé amoureux d'une fille plus grande que moi.
Monsieur M. n'a pas rappelé depuis que je lui ai signifié qu'il me dérangeait, vendredi ou samedi dernier.
Y semble d'être évanouie dans la nature. J'ai de plus très intentionnellement égaré son numéro de téléphone.
lundi 3 avril 2006
Silence
"Je voudrais que quelqu'un me parle en silence"
J'ai lu cette phrase d'Élise Turcotte cette semaine et ça m'a scié les jambes sans trop que je sache pourquoi. J'avais l'impression que cette phrase était faite toute pour moi.
Mais finalement, elle résume ma fin de semaine.
Jeudi, courriel de J qui me parle de sa nouvelle copine et qui me dit qu'à côté d'elle mes morsures sont n'importe quoi.
Rien de grave, c'est même drôle à la limite. Mais je n'avais juste pas envie de le savoir.
Vendredi, soirée ratée avec Y parce que ça copine lui fait une crise de jalousie à distance. Je lui reparle plus tard et il me dit à quel point il l'aime cette fille et que vendredi dernier, ce que nous avons fait ensemble, cest que des bêtises.
Je m'y attendais, mais c'est pas toujours plaisant à entendre ce genre de truc ou tu te sens un peu rejetée, un peu imbécile.
Samedi, envie de me rouler en boule.
Dimanche, j'ai visité mon dessous de table.
J'ai lu cette phrase d'Élise Turcotte cette semaine et ça m'a scié les jambes sans trop que je sache pourquoi. J'avais l'impression que cette phrase était faite toute pour moi.
Mais finalement, elle résume ma fin de semaine.
Jeudi, courriel de J qui me parle de sa nouvelle copine et qui me dit qu'à côté d'elle mes morsures sont n'importe quoi.
Rien de grave, c'est même drôle à la limite. Mais je n'avais juste pas envie de le savoir.
Vendredi, soirée ratée avec Y parce que ça copine lui fait une crise de jalousie à distance. Je lui reparle plus tard et il me dit à quel point il l'aime cette fille et que vendredi dernier, ce que nous avons fait ensemble, cest que des bêtises.
Je m'y attendais, mais c'est pas toujours plaisant à entendre ce genre de truc ou tu te sens un peu rejetée, un peu imbécile.
Samedi, envie de me rouler en boule.
Dimanche, j'ai visité mon dessous de table.
lundi 27 mars 2006
Sax
En parlant de relation terminée qui refont surface...
Le premier saxophoniste est remonté à la surface hier. Le temps de me dire qu'il avait fait l'acquisition d'une nouvelle moto, qu'il était toujours célibataire, que ça serait bien qu'on aille prendre une bière...
J'ai dit oui. Mais je n'en parlerai pas à A. avant d'aller la prendre, cette bière. À coup sûr elle me dirait que c'est ma pire idée de la semaine.
Le premier saxophoniste est remonté à la surface hier. Le temps de me dire qu'il avait fait l'acquisition d'une nouvelle moto, qu'il était toujours célibataire, que ça serait bien qu'on aille prendre une bière...
J'ai dit oui. Mais je n'en parlerai pas à A. avant d'aller la prendre, cette bière. À coup sûr elle me dirait que c'est ma pire idée de la semaine.
Lundi Matin.
Hier S. est débarqué chez moi à l'improviste, parce qu'il était proche, parce qu'il en avait envie. Je me suis donc retrouvée en pyjama avec lui sur mon balcon et ça m'a donné la frousse. Une histoire terminée a toujours été une histoire rayée de la carte dans mon monde à moi. Alors pourquoi depuis peu je m'acharne à créer des amitiés? Ou est-ce plutôt l'amitié qui s'acharne?
Je me suis sauvée de lui et de mes travaux pour aller voir Mademoiselle P. Et j'ai bien fait. Elle m'a donné envie de rire, de pleurer, elle m'a ému, ses grands yeux bleus fixés sur mon visage. Comme si je ne peux jamais rien lui cacher parce qu'elle voit. Au delà. Hier elle m'a parlé de Paul, son nouvel ami. Celui qui lui donne des papillons dans l'estomac. Mademoiselle P. a quatre-vingt-quinze ans. Enfin, quatre-vingt-quatorze dans les fichiers réels, mais elle est tellement persuadée d'avoir quatre-vingt-quinze que je ne voudrais pas lui enlever son plaisir.
Et puis D. a appelé. Ma soeur aussi. Et Monsieur M. Je n'ai pas répondu. C'était dimanche.
Hier S. est débarqué chez moi à l'improviste, parce qu'il était proche, parce qu'il en avait envie. Je me suis donc retrouvée en pyjama avec lui sur mon balcon et ça m'a donné la frousse. Une histoire terminée a toujours été une histoire rayée de la carte dans mon monde à moi. Alors pourquoi depuis peu je m'acharne à créer des amitiés? Ou est-ce plutôt l'amitié qui s'acharne?
Je me suis sauvée de lui et de mes travaux pour aller voir Mademoiselle P. Et j'ai bien fait. Elle m'a donné envie de rire, de pleurer, elle m'a ému, ses grands yeux bleus fixés sur mon visage. Comme si je ne peux jamais rien lui cacher parce qu'elle voit. Au delà. Hier elle m'a parlé de Paul, son nouvel ami. Celui qui lui donne des papillons dans l'estomac. Mademoiselle P. a quatre-vingt-quinze ans. Enfin, quatre-vingt-quatorze dans les fichiers réels, mais elle est tellement persuadée d'avoir quatre-vingt-quinze que je ne voudrais pas lui enlever son plaisir.
Et puis D. a appelé. Ma soeur aussi. Et Monsieur M. Je n'ai pas répondu. C'était dimanche.
dimanche 26 mars 2006
Y. Prise II
Ça y est. Scène I prise II. Ou alors scène I quelque peu modifiée, prise II.
Y. est venu tard hier soir, après que je sois passée chez D. qui faisait encore la fête. J'avais fait gaffe de ne pas trop boire, question de savoir me tenir. Quand il est arrivé nous sommes allés chercher le film, tout allait bien. Nous nous sommes installés sur le divan pour l'écouter, le même divan, mais à distance respectable. Le film était nul. Enfin, peu divertissant et très déprimant. À plusieurs reprises au cours du film nous nous sommes frôlés les épaules (Normal puisqu'étant côtes à côtes) mais rien de plus. À la fin nous avons discuté, ri, puis il a enfilé son manteau, nous nous sommes fait la bise et il est reparti.
Fin.
Comme une parfaite amité. Quand il est rentré chez lui nous nous sommes croisés sur internet. Je lui ai avoué bien sincèrement que j'avais du faire des efforts pour ne pas me caler contre lui durant le film. Il m'a dit que j'aurais pu le faire, que lui aussi avait du se retenir.
Bref.
C'est compliqué. Je déteste les histoires compliquées.
Y. est venu tard hier soir, après que je sois passée chez D. qui faisait encore la fête. J'avais fait gaffe de ne pas trop boire, question de savoir me tenir. Quand il est arrivé nous sommes allés chercher le film, tout allait bien. Nous nous sommes installés sur le divan pour l'écouter, le même divan, mais à distance respectable. Le film était nul. Enfin, peu divertissant et très déprimant. À plusieurs reprises au cours du film nous nous sommes frôlés les épaules (Normal puisqu'étant côtes à côtes) mais rien de plus. À la fin nous avons discuté, ri, puis il a enfilé son manteau, nous nous sommes fait la bise et il est reparti.
Fin.
Comme une parfaite amité. Quand il est rentré chez lui nous nous sommes croisés sur internet. Je lui ai avoué bien sincèrement que j'avais du faire des efforts pour ne pas me caler contre lui durant le film. Il m'a dit que j'aurais pu le faire, que lui aussi avait du se retenir.
Bref.
C'est compliqué. Je déteste les histoires compliquées.
samedi 25 mars 2006
Y.
J'ai rencontré Y. il y a trois semaines. Au départ, j'avais besoin de quelqu'un pour m'accompagner à un souper de couple ou j'allais seule. La veille, je l'ai invité à prendre une bière, il a accepté.
La soirée a été presque parfaite. Il sentait terriblement bon, il était intéressant, la gêne du début a vite été calmée avec les pintes de bières et le baiser de fin de soirée a été... délicieux.
Son seul défaut était d'être français.
Le lendemain il m'a accompagnée au souper, on a bu encore, on a rit beaucoup, il s'est très bien intégré et mes amis ont fait comme d'habitude, comme si de rien n'était. En fin de soirée nous sommes montés sur le toit pour voir la vue. J'avais encore envie de l'embrasser. Il n'a pas voulu, m'a expliqué que son ex-copine était en fait encore un peu sa copine et qu'il était mélangé et... enfin. J'ai dis d'accord. Le retour par le parc Lafontaine a été très bien, l'aurevoir tout autant. Pendant toute la semaine j'ai réfléchie et je me suis dis que j'étais bien avec lui après tout et que pour une fois je pourrais changer mes habitudes. Devenir amie. Au lieu d'une histoire intense et courte, une histoire amicale plus longue...
Lundi cette semaine nous sommes allées grimper le Mont-Royal. Tout a bien été, c'était drôle, c'était amical, il faisait beau... Parfait.
Hier nous nous sommes revus. Avec un couple de mes amis nous sommes allés chez D. qui organisait une soirée porte libre. C'était bien, tranquille. En repartant, nous sommes arrêtés pour louer un vidéo et je l'ai senti se rapprocher de moi. Ça ne ment pas ces détours que l'on fait pour accrocher l'autre personne, pour être près d'elle, la toucher.
Nous sommes repartis sans vidéo, question d'aller examiner le ciel par mon puit de lumière. Et bien sûr, nous nous sommes embrassés denouveau et puis il est parti. Je sais que la copine est dans le décor. Mais la copine est sur un autre continent. Et j'aime être dans les bras de Y. Je ne sais pas ce que je ressens. Je n'en sais rien. Je ne sais pas si c'est à cause de mon histoire avec M. Si mon attirance est causée par un programme de souvenirs. Je n'en sais rien.
Je sais que ce soir, on se revoit.
La soirée a été presque parfaite. Il sentait terriblement bon, il était intéressant, la gêne du début a vite été calmée avec les pintes de bières et le baiser de fin de soirée a été... délicieux.
Son seul défaut était d'être français.
Le lendemain il m'a accompagnée au souper, on a bu encore, on a rit beaucoup, il s'est très bien intégré et mes amis ont fait comme d'habitude, comme si de rien n'était. En fin de soirée nous sommes montés sur le toit pour voir la vue. J'avais encore envie de l'embrasser. Il n'a pas voulu, m'a expliqué que son ex-copine était en fait encore un peu sa copine et qu'il était mélangé et... enfin. J'ai dis d'accord. Le retour par le parc Lafontaine a été très bien, l'aurevoir tout autant. Pendant toute la semaine j'ai réfléchie et je me suis dis que j'étais bien avec lui après tout et que pour une fois je pourrais changer mes habitudes. Devenir amie. Au lieu d'une histoire intense et courte, une histoire amicale plus longue...
Lundi cette semaine nous sommes allées grimper le Mont-Royal. Tout a bien été, c'était drôle, c'était amical, il faisait beau... Parfait.
Hier nous nous sommes revus. Avec un couple de mes amis nous sommes allés chez D. qui organisait une soirée porte libre. C'était bien, tranquille. En repartant, nous sommes arrêtés pour louer un vidéo et je l'ai senti se rapprocher de moi. Ça ne ment pas ces détours que l'on fait pour accrocher l'autre personne, pour être près d'elle, la toucher.
Nous sommes repartis sans vidéo, question d'aller examiner le ciel par mon puit de lumière. Et bien sûr, nous nous sommes embrassés denouveau et puis il est parti. Je sais que la copine est dans le décor. Mais la copine est sur un autre continent. Et j'aime être dans les bras de Y. Je ne sais pas ce que je ressens. Je n'en sais rien. Je ne sais pas si c'est à cause de mon histoire avec M. Si mon attirance est causée par un programme de souvenirs. Je n'en sais rien.
Je sais que ce soir, on se revoit.
mardi 21 mars 2006
M.
M. m'a écrit un courriel. La semaine dernière.
Il m'envoyait un fougueux baiser de France, juste comme ça, parce qu'il était tombé par hasard sur une photo de moi et qu'il en avait eu envie.
Ça m'a foutu l'estomac à l'envers. Ça m'a donné le tourni. Ça m'a donné envie de lui répondre, là, tout de suite, que je lui rendraisbien son fougueux baiser et que je le baiserais bien tout court. Mais je n'ai toujours pas répondu. J'attends. J'attends je ne sais pas trop quoi et plus j'y pense plus je me sens stupide. J'attends pour qu'il croit que je m'en fiche éperduement de son message. Je me suis dit que je pourrais attendre trois semaines et puis lui écrire un truc du genre: Montréal est superbe. Je suis heureuse. Comment va ta fréquentation Orléanaise?
Lui montrer que ses mots n'ont plus d'emprise, que son souvenir est classé dans la catégorie des beaux souvenirs qui ne me font plus rien.
Mais c'est archifaux. Je crois que je pourrais prendre un billet d'avion demain matin s'il le voulait. Et je sais que c'est stupide, que c'est contre tout ce que je suis. Mais ce n'est pas rationnel. C'est une pulsion de mon corps entier.
Pourtant je ne partirai pas. Parce que lui, lui, il est raisonnable. Parce que lui a choisis de vivre avec le possible comme limite. Parce que lui fréquente actuellement une Orléanaise sûrement beaucoup moins cinglée que moi.
Alors je me raisonne. Je mets de la folie dans ma vie ici. Je rends visite à des inconnus sur leur lieu de travail question d'éparpiller des petits mots, je prépare des chasses aux trésors pour D, je meurs plusieurs fois par jour.
Il m'envoyait un fougueux baiser de France, juste comme ça, parce qu'il était tombé par hasard sur une photo de moi et qu'il en avait eu envie.
Ça m'a foutu l'estomac à l'envers. Ça m'a donné le tourni. Ça m'a donné envie de lui répondre, là, tout de suite, que je lui rendraisbien son fougueux baiser et que je le baiserais bien tout court. Mais je n'ai toujours pas répondu. J'attends. J'attends je ne sais pas trop quoi et plus j'y pense plus je me sens stupide. J'attends pour qu'il croit que je m'en fiche éperduement de son message. Je me suis dit que je pourrais attendre trois semaines et puis lui écrire un truc du genre: Montréal est superbe. Je suis heureuse. Comment va ta fréquentation Orléanaise?
Lui montrer que ses mots n'ont plus d'emprise, que son souvenir est classé dans la catégorie des beaux souvenirs qui ne me font plus rien.
Mais c'est archifaux. Je crois que je pourrais prendre un billet d'avion demain matin s'il le voulait. Et je sais que c'est stupide, que c'est contre tout ce que je suis. Mais ce n'est pas rationnel. C'est une pulsion de mon corps entier.
Pourtant je ne partirai pas. Parce que lui, lui, il est raisonnable. Parce que lui a choisis de vivre avec le possible comme limite. Parce que lui fréquente actuellement une Orléanaise sûrement beaucoup moins cinglée que moi.
Alors je me raisonne. Je mets de la folie dans ma vie ici. Je rends visite à des inconnus sur leur lieu de travail question d'éparpiller des petits mots, je prépare des chasses aux trésors pour D, je meurs plusieurs fois par jour.
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