samedi 28 décembre 2013

Quand tu es née, je t'ai murmuré à l'oreille que tu m'apprendrais à être Zen. Tu as bien réussi les premiers mois, adorables dans ton calme, ta paix intérieure, tes horaires simples. Et puis... Tu as développé ton caractère. Tu dis maman, arci, acore, mais tu hurle aussi veux pas, tute et non. Entre les moments de sommeil, il y a maintenant les cris. Tu danses, tu rigoles, tu pleures. Je te trouve fascinante et énervante à la fois.

vendredi 20 juillet 2012

J'ai peur. Que jamais plus je ne me sente bien dans tes bras. Que les petits bruits empirent encore. De ne pas être capable de t'entendre te passer le fil dentaire. D'avoir envie de te tuer la nuit quand tu gigotes. De ne plus avoir envie de tes baisers. De devoir me rendre à l'évidence. Que ce ne soit pas juste les hormones. J'ai peur. Peur. Peur.

lundi 28 mai 2012

Fatigue sournoise qui frappe en fin d'après-midi alors que le temps a déjà filé trop vite et qu'il faudrait songer à partir. Nuits entrecoupées par les petits coups dans mon ventre, les ronflements de l'Autre, les cauchemars de l'une, les pensées qui se bousculent toujours trop vite entre les quatre fenêtres de mon crâne. Et puis le chat, boule de chaleur qui se terre entre mes jambes, là où c'est inconfortable, juste pour me faciliter la tâche. Mes yeux se ferment le jour et restent ouverts de nuit...

dimanche 25 mars 2012

Tu as grandi. Tellement vite et tellement lentement à la fois au début, mais depuis de façon exponentielle. Tu ajoutes des mots à ton vocabulaire chaque jour. Des merci et assis bien pratiques, des ouais aussi qui font hérisser le poil des bras de ton père. Ton regard change aussi, plus mature, plus observateur. Tu es une éponge et j'ai parfois peur de ce que tu prends de moi.
Et pourtant... Pourtant je te tricote une petite soeur. Une Clémentine pleine de soleil qui viendra pour l'été et chamboulera de nouveau ton univers.
Moi qui ai si peur, toujours, de ne pas savoir te gérer.
La folie est trop facile...

lundi 10 octobre 2011

Tu as dit maman, bien sûr, en premier. Comme le font la plupart des enfants, deux petites syllabes qui contiennent tout l'amour du monde.
Mais ton deuxième mot a été encore. Encore contre vents et marées, Encore toujours, comme si déjà de par tes mots tu avais décidé que tu n'en aurais jamais trop, que tu étais toujours prête pour l'aventure.
Encore.

lundi 6 juin 2011

Faire sept heures de route pour voir une exposition qui est déjà terminée. Entamer son samedi matin sous une pluie torrentielle, se réfugier dans un musée où il faut débourser une fortune pour voir une expo qui ne l'intéresse pas et se promettre qu'on ne l'y reprendra plus. Puis...
Découvrir cette salle tout en bois dans laquelle on a l'impression d'être dans un bateau, marcher jusqu'à un marché qui n'existe pas, mais en rire, passer du bon temps entre amis, déguster un thé dans une librairie, entendre la musicalité de la langue...

Revenir. Sept heures de route au retour avec une Z. plus endormie qu'à l'aller et des souvenirs plein la tête.

jeudi 19 mai 2011

La pluie trace le sillon de votre lointaine absence.
De notre côté de l'océan, nous sommes seuls à savoir que 1+1=3.
J'ai envie de sauter de l'autre côté.
Une envie oppressante de serrer I. dans mes bras, de lui dire comme je me sens petite, de débarquer de nouveau dans cet appartement que que T. nous dise qu'ils boivent souvent du champagne, lui et elle, c'est meilleur que du mousseux, vous ne trouvez pas? Nous avons notre propre petit producteur...

Et puis il me semble que la pluie efface toutes mes racines. Qu'est-ce qui me retient ici?