samedi 17 décembre 2016

Dix ans. 

La rondeur, l’implication de ce chiffre me rendait folle d’avance. On a voulu faire une fête, inviter tous les copains à manger une lasagne anniversaire avec nous et puis on a tout annulé. Il y avait un conflit d’horaire, oui, mais surtout cette peur…

Et puis la vie est passée par là et j’ai oublié d’appréhender cette journée. Ce n’est que sur le coup de 16 heures que j’ai pris conscience de l’anniversaire. 

Je t’ai acheté des fleurs (une plante de Noël parce qu’après toutes ces années je ne pouvais décemment pas t’acheter des roses) et tu m’attendais avec une bouteille de champagne. 

On a ri, on a passé une belle soirée.

Et on aurait dû laisser de côté les sujets qui fâchent, mais c’est bien mal nous connaitre. 


On a fini par se dire qu’à force de toujours s’emporter, de ne pas se comprendre, de s’embrouiller pour des broutilles, on ne se rendrait pas à dix ans de plus. Et pour sceller le pacte, on s’est embrassés. 

vendredi 23 septembre 2016

Chacun à notre bout de l'océan, nous nous sommes promis de faire attention cette fois-ci, en souvenir des assiettes brisées, des coups de gueule et des mots lancés sans être pensés.

- Tu seras fatigué d'avoir tout géré pendant plus de deux semaines, tu seras énervé de me voir me répandre dans chaque pièce comme je sais si bien le faire et moi je serai à fleur de peau pour cause de fatigue accumulée, de vol pas confortable, d'heures de sommeil manquantes. Mais nous tenterons d'être de grandes personnes et de rester zen. Ok?

Chacun devant notre écran, nous avons promis et j'ai espéré très fort que tes doigts ne soient pas croisés sous la caméra.

Il y a bien eu la fatigue, les quelques regards énervés et les petits chocs du retour à la vie à deux, mais nous les avons oublié grâce à la chaleur des sourires, des mains qui trainent dans le bas du dos, de l'odeur de l'autre, retrouvée. Et d'heures en heures, nous réapprivoisons la vie à deux. Avant le prochain départ...

mardi 19 avril 2016

Mesurer l'amour que je leur porte au nombre de noeuds qui me tordent l'estomac avant le départ. Encore.

vendredi 11 mars 2016

Ouvrir des bulles pour tout et n'importe quoi.

Parce qu'un jour en visite chez des amis qui ont ouvert le champagne en nous disant que ce n'était pas exceptionnel, qu'ils fréquentaient un petit producteur pas très cher, à trois heures de route, j'ai dit: Moi aussi, un jour, je garderai toujours des bulles dans mon réfrigérateur.

Les ouvrir pour des amis de passage, une bonne nouvelle, une mauvaise journée, une envie soudaine.

Ouvrir des bulles pour tout et n'importe quoi.
Comme ce soir. Ouvrir des bulles pour la vie qui passe, pour les lettres qui arrivent, pour les projets à venir, pour les cris des enfants surexcités, pour les petits pas qu'on fait sur la ligne de nos rêves.

dimanche 6 mars 2016

Quitter le début de soirée et les bulles pour reprendre la route jusqu'au restaurant où j'ai laissé mon téléphone. Seule dans le noir de l'habitacle, rejoindre l'autoroute à travers des petites rues sinueuses, des villages inconnus dont les contours sont brouillés par la pluie. Voir Paris 300 km. Hésiter. Suivre le mouvement de la voiture, laissant Paris derrière pour plutôt foncer à la friterie récupérer le téléphone, revenir vers Lui, Z. et C., tous les copains. Mais être rassurée, quelque part, de me rappeler que la Ville Lumière n'est qu'à un coup de volant, qu'à une envie de fuite, de moi. Atteignable.

dimanche 21 février 2016

Bouffée de ville. 
Marcher pour aller travailler, surprendre les passants en dansant au rythme de la musique dans mes oreilles, boire du mousseux à la fin de la journée, rentrer par les petites rues, sans avoir peur de se perdre... ou enfin, si, un peu, puisque cette ville n'est pas "la mienne". Merci pour ces quelques jours, Bruxelles.

mardi 17 novembre 2015

J'ai envie d'autres bras. Pas de bras nus pour des étreintes fiévreuses, mais des bras habillés de laine, réconfortants, dans lesquels je pourrais abandonner quelques instants mes vents du large et mes doutes. Enveloppe-moi, doucement, sans rien dire.